16 juin 2015

LA CONCEPTION PAR DONS DE GAMETES : COMMENT BIEN L’ASSUMER ?

Une étude IVI démontre l’importance du suivi psychologique des patientes dans les processus de dons de gamètes et les différences entre celles souffrant d’infertilité sociale ou médicale

  • Selon une étude menée par le Dr Diana Guerra, psychologue à la clinique IVI de Barcelone, les femmes qui souffrent d’infertilité « sociale » affrontent plus facilement le processus de don de gamètes et expriment moins d’inquiétude sur les liens génétiques avec leurs bébés.
  • 40 % des couples hétérosexuels montrent, quant à eux, des réticences lorsqu’il s’agit de révéler la vérité sur la conception par don de gamètes. Un chiffre qui est divisé par deux après la visite chez le psychologue.
  • Une étude présentée aujourd’hui à l’occasion du 31º European Society of Human Reproduction and Embryology (ESHRE 2015) qui se tient à Lisbonne (Portugal) du 14 au 17 juin 2015.

Paris, le 16 juin 2015 – Trente ans se sont écoulés depuis la première naissance par procréation médicalement assistée (PMA), et l’on constate, aujourd’hui encore, que les connaissances en Espagne sur ce type de techniques est limité, et d’autant plus en ce qui concerne les processus de don de gamètes. À tel point que la présente étude, intitulée Psychosocial differences between medical infertility and social infertility, présentée par le Docteur Diana Guerra, psychologue à la clinique IVI de Barcelone, montre les différences, selon le type de patientes, au moment de faire face à ce genre de processus. Elle démontre en outre le rôle joué par l’examen psychologique dans la normalisation du traitement de don de gamètes.

Les patientes qui souffrent d’infertilité sociale, autrement dit les femmes seules et les couples de femmes qui ne souffrent pas de problèmes reproductifs, mais qui ont besoin de gamètes masculins pour devenir mères, affrontent plus facilement le processus de don de gamètes que les couples hétérosexuels. Cela s’explique par leur situation sociale, leur condition les obligeant à opter pour un traitement de don de sperme, et parfois d’ovules, afin de pouvoir mener à bien leur désir de reproduction. C’est là l’une des conclusions mises en lumière par le docteur Diana Guerra dans le cadre de la 31e édition du Congrès de la Société européenne de reproduction humaine et d’embryologie (ESHRE), qui se tient à Lisbonne.

« Ces résultats démontrent comment les femmes qui viennent à la clinique sans partenaire masculin ont une plus grande prédisposition à révéler à leurs enfants, leur famille et leurs amis, la vérité sur le mode de conception. Ce type de patientes exprime également moins d’inquiétude et de peur quant aux liens génétiques avec leurs bébés, une réflexion qui renforce nos observations quotidiennes dans le cadre de notre travail clinique. En effet, les femmes qui souffrent d’infertilité sociale n’ont pas besoin d’autant d’aide psychologique que les femmes qui souffrent d’infertilité médicale », commente la psychologue et auteur de la présente étude.

Il s’agit d’une étude qualitative sur un échantillon constitué de plus de 400 participants qui a mis en relief quelques-uns des sentiments ressentis et des décisions prises par les patientes qui sont confrontées à un don de gamètes. De plus, cette analyse a aussi souligné l’importance du conseil psychologique en tant que mécanisme de l’évolution souhaitable de l’état émotionnel des patientes, de leur anxiété et de leur intention de révéler l’origine de la conception de leurs bébés, nés d’un don de gamètes.

Le conseil psychologique, une étape essentielle du processus de don de gamètes
Le manque d’information quant au don de gamètes peut compliquer l’expérience pour les couples qui doivent recourir à ce type de traitement. En effet, il favorise l’apparition de certaines inquiétudes et peurs, particulièrement en matière de santé individuelle, de l’origine et des traits physiques et psychologiques du donneur, la perception que peuvent avoir la famille et les amis du processus, la crainte de la non-ressemblance de l’enfant avec les parents ou la décision de révéler ou non l’origine de la conception ainsi que le moment et la manière de le faire avec son propre enfant, sa famille et ses amis. Le rôle du psychologue pour aider les patientes à se confronter aux processus reproductifs de la meilleure façon possible est essentiel, comme le démontrent les graphiques ci-après :

Alors que 40 % des couples hétérosexuels, objets de l’étude, ne pensaient pas révéler la vérité sur leur conception à leurs enfants, ce chiffre est divisé par deux après la visite chez le psychologue. Dans le cas des mères célibataires, après la visite, la totalité d’entre elles a confirmé son intention de révéler leur véritable origine à leurs enfants, et la grande majorité des couples homosexuels a aussi adopté cette façon de penser.

De même, les patientes ayant reçu une intervention thérapeutique ont fait preuve de moins d’inquiétude quant à l’importance des liens génétiques avec leur bébé, et cela de manière significative. En revanche, celles qui n’avaient pas reçu de soutien psychologique ont manifesté des degrés plus élevés de dépression, de sentiment de culpabilité, de peur et d’anxiété. « Ces résultats montrent l’importance du psychologue dans les traitements de procréation médicalement assistée, en particulier dans les processus de dons de gamètes, et ce, afin d’aider les patientes à peser le pour et le contre d’une telle action. Cela les aide ainsi à donner un caractère normal à leur situation, au lieu de leur donner des conseils ou des recommandations directes » conclut le docteur Guerra.

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