6 juillet 2022

L’âge du père n’a pas d’influence sur la santé de la mère ni du fœtus pendant la grossesse

L’âge du père n’a pas d’influence sur la santé de la mère ni du fœtus pendant la grossesse

  • Deux études présentées par IVI et la ESHRE viennent confirmer que l’âge de l’homme ne semble pas avoir de conséquences sur le bon déroulement de la grossesse ni sur la bonne santé du nouveau-né, contrairement à l’influence que peut exercer un âge avancé de la mère.
  • Pour cette étude, nous avons tenu compte d’indicateurs de santé durant la grossesse et d’indicateurs de périnatalité comme le diabète gestationnel, l’hypertension, le poids du bébé, le type d’accouchement, le périmètre crânien ou l’admission en soins intensifs après la naissance, qu’il s’agisse de grossesses avec ovocytes de la mère ou avec don d’ovocytes.
  • Les résultats obtenus sont porteurs d’un message d’espoir pour les femmes qui souhaitent attendre un enfant avec un partenaire ayant déjà un âge avancé.

VALENCE, LE 6 JUILLET 2022

Dans notre société actuelle, les couples ont des enfants de plus en plus tard. Il existe un grand nombre d’études portant sur l’influence de l’âge de la mère d’un point de vue obstétrique, sur sa grossesse et sur l’aspect périnatalité. En revanche, l’impact de l’âge du père n’a pas vraiment été étudié jusque-là.

Partant de cette constatation, deux études intitulées « Paternal age does not affect obstetric and perinatal outcomes in IVF or ICSI cycles with autologous oocytes » et « Paternal age is significantly related with the type of delivery and the sex of the newborn in IVF or ICSI cycles with donated oocytes »  ont été dirigées par le Dr Ana Navarro, chercheuse de la Fondation IVI, et supervisées par le Dr Nicolás Garrido, directeur de la Fondation IVI. Ces deux études ont été présentées lors du 38e congrès de la Société Européenne de Reproduction Humaine et d’Embryologie (ESHRE), organisé cette année à Milan, et ayant pour objectif de montrer si le sperme d’un adulte d’âge paternel avancé pouvait exercer une influence sur la santé obstétrique de la mère pendant la grossesse, sur le type d’accouchement et sur la santé du nouveau-né et, dans l’affirmative, comment se traduisait cette influence.

« Pour mener à bien ces études, nous avons tenu compte d’indicateurs de santé durant la grossesse et d’indicateurs de périnatalité comme le diabète gestationnel, l’hypertension, le poids du bébé, le type d’accouchement, le périmètre crânien ou l’admission en soins intensifs après la naissance, et avons constaté que l’âge du père n’avait pas d’impact sur les aspects obstétriques et périnataux dans une PMA avec ovocytes de la mère. Sur ce point, et malgré plusieurs études qui estiment que 40 ans est le seuil correspondant à un âge paternel avancé, nous estimons de notre côté, et au vu des résultats obtenus, que cette limite devrait être revue », nous explique le Dr Garrido.

En pratique, l’étude a consisté à analyser l’existence éventuelle d’une perte de qualité du sperme ou un déclin de la fertilité masculine avec l’âge, qui pourrait exercer une influence sur les résultats obstétriques et périnataux. Toutefois, après avoir affiné l’analyse en tenant compte notamment entre autres variables de l’âge de la mère, les résultats obtenus n’ont pas été probants statistiquement parlant en ce qui concerne les PMA avec ovocytes de la mère.

« Cette différence entre homme et femme est purement biologique : chez les hommes, la spermatogénèse est constante, tous les jours et à tout instant et, par conséquent, de nouvelles cellules sont générées. À l’inverse, les follicules sont présents dans les ovaires de la femme dès le début, y compris, lors de son développement dans l’utérus de sa mère et ceci pour toute sa vie. Il est évident que tout ceci a une influence sur les caractéristiques de la fécondation, et sur tout ce qui s’ensuit, car les spermatozoïdes n’auront pas le même âge que les ovocytes au moment de la tentative de fécondation. » indique le Dr Navarro.

L’un des avantages de la recherche sur les grossesses avec don d’ovocytes est qu’elle permet de standardiser le facteur féminin, car les profils sont très similaires (âge, absence d’antécédents de problèmes de santé, etc.). On constate dans ce cas une légère variation en ce qui concerne le nombre d’accouchements par césarienne et le sexe du nouveau-né vivant, résultat qui reste significatif après affinement de l’analyse même si les chercheurs indiquent que ces résultats ne sont pas cliniquement pertinents car l’accouchement par césarienne, par exemple, peut relever d’une décision personnelle ou médicale au cours de l’accouchement.

« Si l’on considère qu’un âge paternel avancé commence à partir de 40 ans, au-delà de cette limite, ce sont les problèmes médicaux liés au vieillissement qui font que la qualité du sperme n’est pas optimale et peut entraîner un risque un peu plus élevé de maladie chez le bébé, même si ces cas restent très rares. D’un point de vue scientifique, la fertilité masculine est encore un domaine peu connu et IVI, conscient de cela, poursuit ses recherches au quotidien pour pouvoir relever les défis qu’elle représente », conclut le Dr Garrido.

IVIRMA au sein de la ESHRE

Depuis plus de trois décennies, IVIRMA s’engage à innover constamment pour réaliser le rêve de milliers de patients qui lui confient leur désir de devenir parents.

Pour preuve, les 50 articles qui seront présentés lors du 38e congrès de l’ESHRE ainsi que les 2 sessions invitées, les 7 débats durant les cours précongrès et les 4 sessions sponsorisées, organisés lors de ces journées et qui ont pour objectif de démontrer le leadership d’IVI dans le domaine de la recherche et du développement, favorisant ainsi la naissance des familles du futur grâce à des solutions de fertilité personnalisées.

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