27 avril 2016

PROCREATION : UN NOUVEL ESPOIR DE FERTILITE POUR LES FEMMES ATTEINTES DU SYNDROME D’ASHERMAN OU D’ATROPHIE ENDOMETRIALE – D’après une Etude IVI publiée dans la revue scientifique Human Reproduction –

· Les résultats d’une nouvelle étude, menée par des spécialistes IVI (Institut Valencien de l’Infertilité), révèlent que l’utilisation de cellules souches autologues provenant de la moelle osseuse peut aider les femmes atteintes du Syndrome d’Asherman ou d’Atrophie Endométriale à procréer.

· Deux bébés sont nés avec succès et deux grossesses sont en cours.

L’étude conduite par les spécialistes internationaux de la fertilité, le Professeur Carlos Simon et le Dr. Xavier Santamaria de la Fondation IVI, a démontré pour la première fois que, en utilisant une greffe autologue des cellules souches de moelle osseuse (CD133 +) on peut améliorer considérablement les troubles de la menstruation et ainsi la baisse de la fertilité, causée par le Syndrome d’Asherman et l’Atrophie Endométriale.

La thérapie consiste en une auto greffe des cellules souches, recueillies à partir du sang périphérique de la patiente, qui sont ensuite ré-injectées par cathétérisme dans les artères de son utérus.

Qu’est-ce que le Syndrome d’Asherman ?

C’est une affection qui se caractérise par la formation d’adhérences (tissu de cicatrisation) dans l’utérus. Il entraine souvent des problèmes comme des fausses couches récurrentes et l’infertilité. Ce syndrome touche 5% de la population féminine en âge de procréer dans le monde entier et il est souvent sous-diagnostiqué. Lorsque cette pathologie sévère est mal diagnostiquée, elle entraine une hystéroscopie dans 1,55% des cas.

Qu’est-ce que l’Atrophie Endometriale ?

Elle est également identifiée comme une affection de l’utérus dans lequel la muqueuse de l’endomètre ne devient pas plus épaisse que 5mm – causant de sérieux problèmes pour concevoir. De nombreux traitements ont déjà été expérimentés, mais aucun ne s’est avéré efficace. Parmi les femmes qui ont recours à des techniques de reproduction assistée, 0,6-0,8% des femmes seraient atteintes.

En quoi consiste l’étude ?

Pour mener à bien cette étude, les scientifiques ont fait appel à des femmes, âgées de 30-45 ans, qui souffraient soit du syndrome d’Asherman soit d’Atrophie endométriale. Avant le début de l’étude, chaque patiente a subi un certain nombre de tests afin de mesurer l’épaisseur de leur endomètre et d’enregistrer leur score d’adhérence intra-utérine. Ces tests ont ensuite été effectués à nouveau trois mois après la thérapie de la greffe autologue de cellules souches, puis de nouveau à six mois.

Résultats : une nouvelle thérapie prometteuse

Les résultats de l’étude ont démontré que la quasi-totalité des patientes testées présentait une cavité utérine améliorée dans les deux mois suivant la thérapie des cellules souches. En plus de cela, l’épaisseur de leur endomètre a augmenté en moyenne de 4,3mm à 6,7mm. Suite à cette étude, deux bébés sont nés avec succès.

Dans l’ensemble, cette 1ère phase de l’étude démontre l’innocuité et l’efficacité de cette thérapie qui ouvre des possibilités prometteuses pour les femmes qui souhaitent avoir des enfants, mais qui souffrent de maladies incurables, telles que le Syndrome d’Asherman et l’Atrophie Endométriale.

« Pour les cas sévères du Syndrome d’Asherman et d’Atrophie Endométriale, les résultats de cette étude sont significatifs, contrairement aux nombreuses thérapies qui ont été testées, sans qu’aucune ne se soit révélée efficace jusqu’à présent », déclare le Pr. Carlos Simon.

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