10 décembre 2020

IVI réduit le taux de grossesses gémellaires jusqu’au 5% grâce aux transferts d’un seul embryon (SET)

transfert d'un seul embryon (SET)
Par le Comité de rédaction Blog IVI

Le transfert d’un seul embryon (SET) lors d’un traitement de procréation médicalement assistée est maintenant une décision socialement, médicalement et économiquement responsable, avec laquelle IVI est fermement engagé depuis longtemps. Mais dans les dernières décennies, les transferts de plusieurs embryons ont été fréquents, avec les conséquences qu’ils portent pour la mère et les bébés.

Depuis les années 1970, c’est un véritable phénomène: la fréquence des naissances de jumeaux a doublé dans les pays développés. Les grossesses multiples sont qualifiées comme risquées pour la mère et le nouveau-né. En France, 61% des grossesses gémellaires sont dues aux traitements de procréation médicalement assistée (PMA). Selon les données publiées par SEF (Société Espagnole de Fertilité), dans les cliniques espagnoles de PMA, le nombre de transferts d’embryons doubles est descendu de 82% en 2012 à 38,1% en 2018.

 

IVI défend le transfert d’un seul embryon (SET)

Ces dernières années, l’Espagne a enregistré une augmentation constante du nombre de grossesses multiples. De fait est directement influencé par la technologie des traitements FIV, ICSI et don d’ovocytes. Malgré les preuves et les campagnes visant à sensibiliser les spécialistes et les patients en faveur du transfert d’embryons uniques (SET), le taux de naissance des jumeaux associé à un traitement PMA est actuellement estimé à environ 20%.

« Conscient de cette situation et en accord avec les connaissances scientifiques, la politique actuelle d’IVI est de choisir le transfert d’embryons uniques dans la mesure du possible. Comme le montrent nos données, le nombre de SET est passé de 22 % en 2009 à 88 % en 2018 dans les cliniques IVI sur l’ensemble du territoire espagnol. Ceci se traduit par une réduction de 75 % de ces grossesses au cours des dernières années. C’est parce que cette stratégie a été mise en œuvre dans presque 100% de nos traitements, que nous avons une meilleure connaissance des mécanismes qui régulent la réceptivité de l’endomètre, des techniques telles que Timelapse, qui permettent de surveiller l’évolution et le développement de l’embryon et d’améliorer le processus de sélection des embryons grâce au diagnostic génétique préimplantatoire, permettant d’éliminer les embryons présentant des anomalies chromosomiques. S’ajoute à cela le travail des professionnels de la santé pour faire en sorte que les patientes comprennent que les grossesses multiples ne sont pas un objectif à atteindre pour gagner leur infertilité, mais une complication à éviter » explique le Dr Agustín Ballesteros, Directeur d’IVI Barcelone, IVI Lérida et IVI Gérone. En fait, dans l’année 2020, IVI a réussi à réduire le taux de grossesses gémellaires jusqu’au 5%, grâce à l’implantation du SET presque dans presque tous les traitements.

 

Pourquoi un transfert d’embryon unique (SET)?

Actuellement, le ratio de naissance jumelée est de 1:80 pour les grossesses spontanées et de 1:4 pour celles issues de traitements PMA. Ce nombre montre clairement la nécessité de sensibiliser à cette situation et l’adoption de mesures pour s’attaquer au problème à l’échelle mondiale.

« Nous sommes sur la bonne voie, cependant, il revient aux médecins d’expliquer qu’en médecine reproductive la variable de succès est définie par un nouveau-né vivant et en bonne santé. Dans le cas d’une grossesse multiple, ces résultats diminuent considérablement, en raison d’un risque accru du nombre de complications maternelles, fœtales et néonatales », explique le Dr Ballesteros.

Les complications principales associées à une grossesse multiple sont : chez la mère, de plus grandes chances de césarienne, de l’hypertension, risque d’accouchement prématuré, augmentation du risque d’une hémorragie postpartum. Chez le nouveau-né, on parle d’anomalies congénitales, retard dans la croissance intra-utérine, mortalité périnatale, faible poids à la naissance.

 « L’efficacité de la reproduction humaine est très faible et elle peut diminuer si l’âge de la mère est plus avancé au moment de la première grossesse. Ce retard de maternité implique une augmentation de la demande de traitements de procréation assistée (PMA). Les femmes et les couples ayant des problèmes de procréation choisissent souvent de demander à leur médecin un transfert d’embryons multiples, persuadés que cela augmentera les chances de mener une grossesse à terme. Néanmoins, les résultats publiés dans différentes études indiquent qu’il n’y a pas de différence entre les taux de grossesses avec un seul embryon et les taux de grossesse clinique avec deux embryons, ni dans les cycles avec ses gamètes (FIVICSI) ni dans les cycles avec don d’ovocytes » ajoute le Dr Ballesteros.

 

Risques des grossesses multiples

L’objectif principal des traitements de PMA est d’avoir des nouveau-nés en bonne santé et ces traitements ne constituent pas un risque pour la mère.

« Sur cette base, et bien que le transfert d’embryons uniques électif ne soit actuellement pas une pratique courante dans tous les centres de procréation assistée, la vérité est qu’en Espagne trois embryons sont transférés dans 3,5% des cas, et, deux embryons dans 65% des cas. Ces données sont moins perceptibles dans les cas de don de gamètes, bien que le transfert de deux embryons reste majoritaire. Il est donc nécessaire, comme nous l’avons déjà souligné, d’établir des politiques pour renverser cette situation », conclut-il.

Un autre aspect à ne pas négliger concernant les grossesses multiples est lié aux coûts de santé qu’elles impliquent qui doublent par rapport aux grossesses simples. Les coûts associés à l’accouchement sont aussi plus coûteux dans le cas d’une grossesse multiple (environ 1,7 fois plus élevé).

 

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