11 décembre 2018

L’insémination artificielle pour les nuls

 

L’insémination est par définition la technique de PMA (procréation médicalement assistée) la plus ancienne. Déjà pratiqué au XIXe siècle, ce traitement consiste à placer en période d’ovulation un échantillon de sperme dans l’utérus de la patiente, afin de provoquer une fécondation. Prescrite en première intention dans certains cas d’infertilité masculine, l’insémination artificielle peut aussi être recommandée pour contourner les problèmes d’ovulation et les altérations du col de l’utérus. Enfin, cette méthode peut trouver son indication dans un projet de procréation sans partenaire masculin, engagé par une femme célibataire ou un couple de lesbiennes. Quel est le processus de l’insémination artificielle ? Comment faire la différence entre une FIV (fécondation in vitro) et une IAC (insémination artificielle avec sperme du conjoint) ? Quels sont les taux de réussite de l’insémination artificielle ? Voyons ce qu’il faut retenir au sujet de ce protocole.

 

En quoi consiste l’insémination artificielle ?

L’insémination artificielle (IA) est une technique de PMA (procréation médicalement assistée) visant à recueillir un échantillon de sperme du conjoint ou d’un donneur dans le but de le déposer dans l’utérus de la patiente, après préparation en laboratoire. Cet acte, pratiqué durant la période d’ovulation, accroît les probabilités de fécondation en favorisant le rapprochement des spermatozoïdes et de l’ovocyte.

 

Quelle est la différence entre une FIV et une IAC ?

L’insémination artificielle (IA) est la technique de PMA la moins invasive. Elle est utilisée lorsque la patiente ne présente aucun problème au niveau des trompes (c’est-à-dire qu’il n’existe aucun obstacle gênant la progression des ovocytes jusqu’à l’utérus). L’IA consiste à concentrer, nettoyer puis déposer un échantillon de sperme directement dans l’utérus de la patiente.

 

L’insémination artificielle (IA) peut être réalisée avec :

  • le sperme du conjoint (insémination artificielle avec sperme du conjoint ou IAC) ;
  • le sperme d’un donneur (insémination artificielle avec don de sperme ou IAD).

 

La fécondation in vitro (FIV), de son côté, revient à provoquer la rencontre des gamètes hors du corps de la patiente. Ce traitement, réalisé en laboratoire, permet d’obtenir des embryons qui seront transplantés dans l’utérus maternel au moment opportun. La FIV est préconisée pour pallier l’insuffisance ovarienne, l’endométriose ou le SOPK (syndrome des ovaires polykystiques). Elle donne également de bons résultats en cas de facteur masculin sévère ou lorsque le conjoint se révèle porteur d’une maladie génétique.

 

Dans quels cas pratique-t-on l’insémination artificielle ?

L’insémination artificielle avec sperme du conjoint (IAC) est indiquée en cas :

  • de rapports sexuels empêchés (anomalie anatomique, malformation de la verge…) ;
  • de qualité spermatique insuffisante (concentration, qualité ou mobilité anormale des spermatozoïdes) ;
  • de problèmes d’éjaculation (comme l’éjaculation rétrograde) ;
  • d’échecs répétés de stimulation simple de l’ovulation ;
  • d’altération du col de l’utérus ou de glaires hostiles faisant obstacle au passage des spermatozoïdes vers l’utérus ;
  • de stérilité inexpliquée chez la jeune patiente.

 

L’insémination artificielle avec don de sperme (IAD) est conseillée aux couples hétérosexuels quand :

  • le conjoint est porteur d’une maladie génétique indétectable sur l’embryon ;
  • le conjoint est atteint de troubles séminaux sévères (sperme de mauvaise qualité, voire absence de spermatozoïdes).

 

Les femmes célibataires et les lesbiennes en couple peuvent recourir à l’insémination artificielle avec don de sperme dans la mesure où elles ne souffrent pas d’infertilité. Dans le cas contraire, le spécialiste sera amené à proposer une fécondation in vitro.

 

Selon les chiffres de l’Agence de la biomédecine, l’insémination artificielle en France représente 37 % de l’ensemble des activités de PMA.

 

Quels examens précèdent l’insémination artificielle ?

Pour permettre de poser un diagnostic, le médecin prescrit une série d’examens.

 

Du côté de la patiente, il peut s’agir d’une :

  • échographie endovaginale (permettant de dépister la présence de kystes ovariens, fibromes, polypes, malformations utérines, altérations tubaires…) ;
  • hystérosalpingographie (permettant de visualiser la morphologie de la cavité utérine) ;
  • hystéroscopie ;
  • cœlioscopie ;
  • biopsie de l’endomètre.

 

Du côté du patient, on procède à l’analyse du sperme afin de dénombrer les gamètes, de détecter leur activité et de vérifier leur forme. Les résultats de ce spermogramme sont jugés satisfaisants si :

  • 39 millions de spermatozoïdes au minimum sont dénombrés dans l’éjaculat ;
  • plus de 32 % de spermatozoïdes sont en mouvement de progression ;
  • plus de 4 % de spermatozoïdes présentent une morphologie normale.

 

Avant d’engager une insémination artificielle, les deux membres du couple doivent se soumettre aux tests sérologiques obligatoires afin d’éliminer tout risque éventuel d’hépatite C ou B, de SIDA, de rubéole, de syphilis et de toxoplasmose.

 

Quels facteurs peuvent impacter l’insémination artificielle ?

Plusieurs facteurs peuvent avoir un impact sur le succès de l’insémination artificielle. Comme :

  • l’âge de la patiente (baisse de la fertilité féminine à partir de 35 ans) ;
  • la qualité du sperme du patient ;
  • l’épaisseur de l’endomètre ;
  • la durée de la stérilité ;
  • le traitement utilisé lors de l’ovulation.

 

Les étapes de l’insémination du côté de la patiente

Le traitement commence par un cycle de stimulation ovarienne sur une durée de 10 à 12 jours. La production des ovocytes est favorisée, tandis que les risques d’ovulation spontanée sont maîtrisés. L’objectif est double :

  • obtenir un nombre suffisant de follicules (l’ovaire ne produit naturellement qu’un seul ovocyte par cycle menstruel) ;
  • respecter une parfaite synchronisation avec l’insémination.

 

La réponse au traitement est surveillée par des analyses sanguines et des échographies régulières. En fonction des résultats, le spécialiste peut décider de :

  • poursuivre le protocole ;
  • mettre fin au traitement en vue de le réitérer durant un cycle ultérieur ;
  • programmer le déclenchement de l’ovulation.

 

L’ovulation est déclenchée lorsque le ou les follicules ont atteint la taille adéquate (à peu près 18 mm) et lorsque les analyses sanguines mettent en évidence un taux d’œstradiol satisfaisant.

 

Environ 36 heures après une injection de hCG (hormone chorionique gonadotrope humaine), entraînant l’ovulation et la maturation des ovocytes, une ultime échographie permet de confirmer que l’insémination artificielle peut être mise en œuvre.

 

Le processus de l’insémination artificielle du côté du patient

Le jour de l’insémination artificielle, le sperme du conjoint est recueilli puis traité au laboratoire d’andrologie deux heures avant l’intervention. Cette opération permet de concentrer l’échantillon en sélectionnant les gamètes dotés des meilleures qualités (mobilité et forme) et en écartant les spermatozoïdes lents, immobiles ou morts.

 

Le déroulement de l’insémination artificielle : le jour J

Le jour J, la patiente prend place sur la table gynécologique. Un échantillon de liquide contenant les spermatozoïdes préparés est déposé dans son utérus à l’aide d’un cathéter (petite canule). Dès lors, les gamètes mobiles progressent sans intervention médicale en direction des trompes. Dans ce contexte, on parle de fécondation « in vivo ». À l’inverse de la FIV, la fécondation s’opère dans le corps de la patiente, de manière naturelle.

Cet acte non invasif ne prend que quelques minutes. Il n’exige pas d’anesthésie et se révèle indolore. La patiente peut reprendre ses activités de façon quasi immédiate (après un temps de repos d’une demi-heure environ).

 

Que se passe-t-il après l’insémination artificielle ?

Suite à l’insémination artificielle débute ce qu’on appelle couramment « l’attente béta », soit la période de 9 à 14 jours précédant le test de grossesse. À son terme, une analyse de sang quantifiant la concentration de béta-hCG plasmatique détermine si l’objectif de la patiente est atteint : tomber enceinte. Un examen gynécologique complète le diagnostic.

 

L’insémination artificielle : le prix

Le forfait initial de l’insémination artificielle (IA) appliqué dans les centres de procréation IVI inclut les dosages hormonaux, les contrôles échographiques, l’insémination artificielle proprement dite, le BhCG et la présentation des résultats.

Ce forfait initial peut être soumis à révision au cours de la première consultation parce qu’au regard du dossier et des besoins des patients, le spécialiste peut préconiser des analyses supplémentaires et des techniques complémentaires, susceptibles de faire varier le coût du traitement.

Insémination artificielle : les statistiques

 

Le taux de réussite de l’insémination artificielle (IA) par cycle de traitement dans les centres IVI est de 25,6 % avec le sperme d’un donneur et de 16,1 % avec le sperme du conjoint (voir les résultats cliniques).

 

Le pourcentage de grossesses gémellaires (insémination ayant produit des jumeaux) est de 8,4 après insémination artificielle avec le sperme d’un donneur et de 10,8 après insémination artificielle avec le sperme du conjoint.

 

Fort de ces résultats, le groupe IVI est le seul à pouvoir s’engager dans un programme garantissant la venue d’un bébé. Avec IVI Baby, votre projet est couronné de succès, ou vous êtes remboursé(e).

 

Vous souhaitez en apprendre davantage sur les protocoles de PMA proposés par l’Institut Valencien de l’Infertilité ? Vous désirez prendre rendez-vous dans l’une de nos cliniques ? Appelez-nous au 08 00 941 042 (numéro gratuit depuis la France) ou au +34 960 451 185. Vous pouvez aussi, sans engagement de votre part, nous poser vos questions ou solliciter un premier entretien en renseignant notre formulaire dédié. Pour vous accompagner dans vos démarches, IVI vous propose une assistance personnalisée grâce au suivi d’un référent parlant votre langue d’origine tout au long du traitement.

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