10 février 2017

La procréation médicalement assistée (PMA) pour les nuls (2ème partie)

PMA

« Les traitements »
Tout d’abord, il faut savoir que la procréation médicalement assistée ne fait pas de miracles, c’est une série de techniques qui aident la nature lorsqu’elle n’y parvient pas.

Faisons le point sur les techniques qui existent aujourd’hui, leur déroulement et taux de réussite :

L’insémination artificielle
C’est à ce jour la méthode de procréation médicalement assistée la plus utilisée et aussi la plus ancienne.
Quand ?
Cette technique est indiquée lorsque l’infertilité du couple est d’origine inconnue, si la femme rencontre des problèmes d’ovulation, en cas d’altération au niveau du col utérin ou lorsque l’homme présente des défauts mineurs ou modérés de concentration ou de mobilité du sperme.
Comment ?
En déposant un échantillon de sperme, traité au préalable, dans l’utérus de la femme. Cela réduit la distance à parcourir entre le spermatozoïde et l’ovule, et facilite ainsi la rencontre entre les 2 gamètes.
Quels résultats ?
Le taux de réussite de cette technique est de 16,2 % par cycle de traitement avec le sperme du conjoint et de 24,4% s’il s’agit du sperme d’un donner.
Son déroulement en détails : https://www.youtube.com/watch?v=cfaUQzdG0Z0

La Fécondation in vitro (FIV)
Quand ?
Elle est conseillée en cas de perturbation de l’ovulation, d’obstruction des trompes ou, chez l’homme, si les spermatozoïdes mobiles sont en nombre insuffisant.
Comment ?
En mettant en contact des ovocytes (ovules) et des spermatozoïdes en dehors de l’organe féminin, dans un milieu favorable à leur survie (en labo), en vue d’une fécondation. Ce processus comprend 6 phases : la stimulation ovarienne ; ponction ; fécondation des ovules ; culture embryonnaire (les embryons restent en laboratoire durant 3 à 5 jours ; transfert ; vitrification des embryons.
Quels résultats ?
Le taux de réussite d’une FIV chez IVI est de 54% après le premier essai, de 76% après le 2e et de 87% après le 3e essai avec des gamètes propres.
Pour plus d’informations : https://www.youtube.com/watch?v=R2LZBwIYzd4

Il existe différents types de FIV, pratiqués en fonction des pathologies de chaque patient : la FIV ICSI ; la FIV avec don d’ovocyte, la FIV avec don de sperme, la FIV double don, la FIV DPI, le don d ‘embryon.

Ci-après quelques précisions sur chacune de ces techniques :
La FIV ICSI : c’est une technique relativement récente qui consiste en la micro-injection d’un spermatozoïde dans l’ovocyte de la femme. Elle est indiquée en cas d’échec de la FIV classique ou lorsqu’un prélèvement dans le testicule est nécessaire pour avoir accès aux spermatozoïdes.

FIV avec don d’ovocyte : elle est pratiquée dans les cas de ménopause précoce, d’un dysfonctionnement des ovaires suite à un traitement médical ; ou s’il existe un risque de transmission d’une maladie génétique grave.
C’est le processus par lequel une tierce personne donne ses ovocytes à une femme qui désire un enfant. Les ovocytes de la donneuse seront mis en contact avec les spermatozoïdes du conjoint du couple receveur afin d’obtenir des embryons. Ces derniers seront ensuite implantés chez la receveuse. Chez IVI, le taux de réussite après le 1er essai est de 68,81%, de 90,23% après le 2e et de 96,88 % après le 3e.
Pour en savoir plus : https://www.youtube.com/watch?v=k6CQNkK7r1Q

FIV avec don de sperme (FIVD) : en cas d’absence totale de spermatozoïdes et de cellules souches spermatiques lors d’une biopsie testiculaire ou en cas d’une anomalie génétique de maladie grave qui pourrait être transmise.

FIV double don : les embryons proviennent de deux dons de gamètes (don d’ovocyte et don de sperme), et l’embryon est généré de manière à être transféré à une patiente tierce.

FIV DPI (Diagnostique Génétique Préimplantatoire) : permet de diagnostiquer les altérations génétiques et chromosomiques chez les embryons avant leur implantation afin de s’assurer que les bébé qui vont naître ne seront pas porteurs de maladies génétiques. Elle est indiquée : lorsque le couple présente un risque de transmission d’altérations chromosomiques ou de maladies monogéniques, en cas de fausses couches à répétition, d’un échec d’implantation après plusieurs tentatives de FIV, des altérations de la méiose des spermatozoïdes, pour les femmes d’âge mûr.

Il existe un autre traitement de plus en plus plébiscité par les Françaises, il s’agit de la vitrification ovocytaire.
Qui sont les femmes qui le choisissent ? Pour quelles raisons ? Quand ? Comment ?
Nous répondrons à toutes ces questions dans notre prochain article !

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