16 novembre 2022

IVI présente un guide sur le syndrome des ovaires polykystiques (SOPK)

Par le Comité de rédaction Blog IVI

Le syndrome des ovaires polykystiques (SOPK) est une maladie endocrinienne touchant des millions de femmes en âge de procréer. Cause fréquente d’irrégularités menstruelles chez les femmes de 15 à 44 ans, cette affection provoque un désordre hormonal chez 6 à 10 % de la population féminine et peut entraîner des troubles de la fertilité pour 70 % d’entre elles.

À IVI nous avons préparé un guide gratuit contenant tout ce que vous avez besoin de connaître sur le SOPK. Quels symptômes du syndrome des ovaires polykystiques doivent vous alerter ? Quels sont les mythes existant autour de cette affection ? Que doivent faire les femmes affectées qui veulent être mamans ? Lexique, témoignages de nos patientes, traitement : on fait le point sur les SOPK et comment gèrer les effets de cette pathologie.

Le syndrome des ovaires polykystiques (SOPK), c’est quoi?

Le syndrome des ovaires polykystiques (SOPK) concerne 8 à 13 % des femmes en âge de procréer. Ce trouble correspond à un déséquilibre hormonal caractérisé par une augmentation de la production d’androgènes (hormones masculines). Cela se traduit par une accumulation de follicules dans l’ovaire.

En temps normal, le cycle de folliculogenèse (la folliculogenèse désigne le processus de maturation d’un follicule primordial jusqu’à l’ovulation) suit deux étapes majeures :

  • le recrutement initial de follicules et la maturation jusqu’au stade de follicules antraux ;
  • la croissance des follicules antraux jusqu’au stade de follicules pré-ovulatoires.

À l’issue de ce cycle de maturation, un seul ovule prêt à être fécondé (follicule de Graaf) est libéré par l’ovaire. Les autres follicules sont éliminés sous l’effet de différentes hormones sécrétées par l’hypothalamus et l’hypophyse.

En présence d’un syndrome des ovaires polykystiques, l’excès d’hormones masculines rend les follicules résistants au processus de sélection. Ce qui provoque des perturbations du cycle menstruel et des troubles de l’ovulation susceptibles d’altérer la fonction reproductrice des femmes. Le SOPK peut de surcroît être à l’origine d’affections graves telles que le diabète ou des pathologies cardiovasculaires.

Causes et mythes autour du SOPK

Les causes du SOPK sont encore mal définies. Prédispositions génétiques, dérèglement hormonal… la communauté scientifique est partagée. Une constatation s’impose toutefois : les femmes souffrant du syndrome des ovaires polykystiques présentent généralement des troubles hormonaux avec des taux élevés de testostérone, de prolactine et d’hormone lutéinisante (LH). Alors que la protéine de transport de la testostérone, la SHBG (globuline liant les hormones sexuelles), est présente en concentration réduite, ce qui a pour résultat d’augmenter la testostérone libre circulante.

Il existe plusieurs mythes ou conceptes erronés autour du SOPK. Il convient de les éclaircir :

Les patientes atteintes du syndrome des ovaires polykystiques vraiment ne présentent pas des kystes et encore moins des tumeurs. Le nom de ce trouble est dû à l’aspect des ovaires qui présentent un grand nombre de follicules d’une taille légèrement supérieure à la moyenne.

Le SOPK ne prend pas son origine dans les ovaires. Au contraire, il s’agit d’une maladie métabolique qui se manifeste par l’absence d’ovulation et ceci aboutit à une infertilité.

Les femmes présentant un SOPK ne sont pas stériles. C’est vrai qu’elles ont un taux d’ovulation faible mais elles ovulent de temps à autre et la PMA peut leur aider.

Il n’existe pas vraiment de traitement contre le SOPK, certes, mais des mesures et des traitements ponctuels permettent de contrecarrer les symptômes.

Quels sont les principaux symptômes?

Les symptômes du syndrome des ovaires polykystiques débutent habituellement dès les premiers cycles menstruels de la femme (pendant la puberté) et s’aggravent avec le temps. Ils peuvent également apparaître vers 20 ou 30 ans.

Les différents signes cliniques sont variables d’un cas à l’autre. Les symptômes les plus communs sont:

  • troubles de l’ovulation (causes d’infertilité chez environ 50 % des femmes avec SOPK), dont oligo-ovulation (ovulation rare) et anovulation (absence d’ovulation) ;
  • obésité ou prise de poids ;
  • acné ;
  • menstruations irrégulières ou aménorrhée (responsables des troubles de l’ovulation) ;
  • perte de cheveux ou, au contraire, hirsutisme modéré voire hyperpilosité ;
  • fatigue ou perte d’énergie ;
  • problèmes de sommeil (apnée du sommeil notamment) ;
  • dépression, anxiété, sautes d’humeur ;
  • céphalées.

D’autres symptômes liés aux taux hauts d’hormones masculines peuvent apparaître, comme:

  • une réduction du timbre de la voix ;
  • une diminution du volume des seins ;
  • une augmentation de la masse musculaire.

En cas de production excessive d’insuline, on constate:

  • une obésité associée à des difficultés pour perdre du poids ;
  • la présence d’acanthosis nigricans, caractérisée par un épaississement et un brunissement de la peau dans la région de la nuque, des aisselles, des articulations des doigts et des coudes et dans les plis cutanés.

Peuvent s’ajouter à tous ces signes certains problèmes de santé corrélés, tels que le diabète de type II (provoqué par la résistance aux effets de l’insuline), un taux élevé de cholestérol, des risques d’hypertension artérielle et de maladies cardiovasculaires.

Comment diagnostique-t-on le SOPK ?

Pour réaliser son diagnostic, le médecin commence par procéder à une série de contrôles comprenant:

  • des bilans cliniques ;
  • des dosages sériques de testostérone, de FSH (hormone folliculo-stimulante), de prolactine et de TSH (thyréostimuline) ;
  • une échographie pelvienne pour écarter d’autres causes potentielles.

Les examens complémentaires comportent un test de grossesse et des analyses sanguines pour contrôler le taux de glucose et de lipides (diabète et cholestérol) et rechercher un éventuel syndrome métabolique favorisant les risques de pathologies cardiovasculaires.

Le diagnostic du syndrome de l’ovaire polykystique peut être posé si deux des trois critères suivants sont observés:

  • troubles du cycle avec règles rares ou anomalies de l’ovulation (oligo-ovulation ou anovulation) ;
  • hyperandrogénie clinique (qui se voit : hirsutisme, acné, calvitie) ou biologique (révélée par les analyses) ;
  • présence de plus de 12 gros follicules par ovaire (de 2 à 9 mm de diamètre, révélés par échographie).

Sur la base de ce diagnostic, les patientes sont dirigées vers un spécialiste du SOPK, qui lui seul est capable de proposer une prise en charge adaptée.

Syndrome des ovaires polykystiques et grossesse : que peut offrir la PMA?

Les femmes atteintes par le syndrome des ovaires polykystiques ont un utérus normal et des ovaires fonctionnels. Dans l’hypothèse d’un SOPK, l’ovulation est perturbée, mais la fertilité n’est pas forcément remise en cause. Il peut néanmoins arriver que les traitements de première ligne soient infructueux. Dès lors, la PMA (procréation médicalement assistée) peut aider à solutionner le syndrome des ovaires polykystiques en cas de désir de grossesse.

Lorsque les traitements de première intention se révèlent inefficaces, le spécialiste peut mettre en place plusieurs protocoles de PMA.

  • L’insémination artificielle (IA), une technique de PMA favorisant le rapprochement des spermatozoïdes et de l’ovocyte après recueil d’un échantillon de sperme du conjoint ou d’un donneur. La fécondation se produit « in vivo », de façon naturelle, à l’intérieur de l’utérus de la patiente ;
  • La fécondation in vitro (FIV), permettant de mettre en contact les spermatozoïdes et l’ovocyte en laboratoire. Lorsque la fécondation est intervenue et que des embryons sont obtenus, ils sont transplantés dans l’utérus de la future mère.
  • La fécondation in vitro avec ICSI, consistant à introduire un spermatozoïde directement au cœur de l’ovocyte, toujours en laboratoire.

Les deux risques notables de ces traitements de PMA chez les patientes atteintes de syndrome des ovaires polykystiques sont :

  • le risque d’hyperstimulation ovarienne ;
  • le risque de grossesse multiple.

Pour contrôler le risque d’hyperstimulation ovarienne, la phase d’induction suit un protocole spécifique tenant compte des réponses complexes des ovaires polykystiques.

SOPK : un guide d’IVI

Nous avons préparé un guide gratuit que vous pouvez télécharger ici. Nous vous parlerons, entre d’autres, des protocoles permettant de gérer efficacement les manifestations du SOPK. Le traitement du SOPK dépend de la gravité des symptômes, de l’âge de la patiente et de son projet d’avoir des enfants ou non.

Vous y trouverez aussi des témoignages réels de patientes atteintes de SOPK qui ont réalisé leur rêve de devenir mamans. C’est l’histoire de Laure, Marie, Françoise et Christine, qui ont voulu partager avec leurs propres mots, comment elles vivent avec le SOPK et leur parcours vers la maternité.

Si vous voulez en apprendre davantage sur les traitements de PMA à IVI, appelez-nous au 08 00 941 042 (numéro gratuit depuis la France) ou au +34 960 451 185. Vous pouvez aussi nous poser vos questions en renseignant notre formulaire dédié. Nous vous contacterons rapidement, sans aucun engagement de votre part. Si vous le souhaitez, vous pouvez solliciter un rendez-vous avec un spécialiste IVI en particulier. Dans un souci de transparence et de compréhension, nos centres de fertilité peuvent vous faire bénéficier d’une assistance personnalisée, grâce à l’accompagnement d’un référent francophone ou parlant votre langue maternelle qui vous suivra tout au long de votre parcours

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