Améliorer la qualité des ovocytes: est-ce possible ? La qualité ovocytaire fait référence à la capacité d’un ovule à être fécondé puis à s’implanter dans l’utérus de sorte à ce que la grossesse se produise et arrive à terme sans complications.
Ainsi, l’ovocyte doit afficher une dotation chromosomique adéquate et jouir des mécanismes cellulaires nécessaires pour assurer les premières étapes du développement embryonnaire.
Comment avoir des ovules de bonne qualité ?
Pour avoir des ovules de bonne qualité, il est essentiel d’adopter un style de vie sain. Quelques conseils en ce sens :
- Manger d’une manière équilibrée
- Faire de l’exercice physique modéré
- Éviter la consommation d’alcool et de tabac
- S’hydrater suffisamment
- Dormir de 7 à 8 heures par jour
Comment la qualité des ovules affecte-t-elle les probabilités de grossesse ?
Si les ovocytes sont de bonne qualité, il y a plus de chances que la grossesse se produise, puis se déroule sans complications.
En revanche, une mauvaise qualité ovocytaire peut engendrer des problèmes chez les embryons, entraînant des altérations génétiques qui accroissent le risque de fausse couche ou d’échec d’implantation.
Les causes d’une mauvaise qualité des ovules
La mauvaise qualité ovocytaire peut être due au fait que la qualité des ovules diminue au fil du temps. Ce phénomène devient évident à partir de 35 ans, lorsque la perte de la qualité des ovocytes s’accentue plus rapidement.
Parmi les aspects qui peuvent affecter la qualité des ovules, on trouve :
- De mauvaises habitudes : la consommation d’alcool, le tabagisme et la mauvaise alimentation entraînent une baisse de la qualité des ovocytes.
- Des soucis de santé : des pathologies comme le syndrome des ovaires polykystiques (SOPK) et l’endométriose peuvent nuire à la qualité des ovules.
- Des altérations héréditaires et des problèmes immunologiques : ils peuvent affecter la capacité des ovules à se développer correctement.
- Le contact avec des substances nocives : l’exposition à des substances toxiques comme les pesticides ou à des produits chimiques peut endommager les ovules.
La prolactine
La prolactine est une hormone qui joue un rôle important dans divers processus physiologiques, surtout chez les femmes. Sa principale fonction se développe pendant l’allaitement et elle est associée à la reproduction.
Cela dit, elle remplit d’autres fonctions liées à la régulation du cycle menstruel et à l’ovulation.
À quoi est due une prolactine élevée ?
Les causes d’une prolactine élevée peuvent être diverses. On soulignera notamment les suivantes :
- Adénomes : il s’agit de tumeurs non cancéreuses qui peuvent avoir une influence sur la régulation de la prolactine, entraînant une augmentation de sa production.
- Médicaments : certains médicaments peuvent provoquer des effets secondaires, et notamment une augmentation de la production de prolactine.
- Problèmes de la glande thyroïde : l’hypothyroïdisme peut donner lieu à une hyperprolactinémie, c’est-à-dire une élévation du taux de prolactine dans le sang.
- Troubles rénaux : certaines maladies rénales peuvent perturber l’équilibre hormonal et modifier le taux de prolactine. Il ne faut pas oublier que les reins contribuent à alimenter cette hormone, ce qui fait qu’un fonctionnement rénal inadéquat peut se traduire par une augmentation de la prolactine dans l’organisme.
- Excès de sport et épisodes de stress : ces deux situations peuvent libérer de la prolactine et faire monter son taux dans le sang.
Que se passe-t-il lorsque la prolactine est trop élevée ?
Si la femme présente un taux de prolactine élevée, cela pourra nuire à son cycle menstruel, voire rendre difficiles la conception et la grossesse. En cas de prolactine élevée, on peut observer :
- Des menstruations irrégulières
- Une absence d’ovulation ou anovulation
- Une baisse de la libido
- Une mauvaise qualité de la glaire cervicale
Cortisol élevé et fertilité féminine
L’augmentation du taux de cortisol dans l’organisme peut expliquer certains changements chez les femmes. Le cortisol les affecte comme suit :
- Cycles menstruels irréguliers : le cortisol bloque la libération de l’hormone qui libère des gonadotrophines, la GnRH, qui est essentielle pour enclencher le cycle menstruel. La diminution de cette hormone réduit également les taux de FSH, l’hormone de stimulation folliculaire, et de LH, l’hormone lutéinisante. Ainsi, des cycles menstruels irréguliers ou absents (aménorrhée) peuvent apparaître, de même qu’une absence d’ovulation (anovulation).
- Baisse des œstrogènes et de la progestérone : cette baisse influence la qualité de l’endomètre et peut rendre difficile l’implantation de l’embryon.
- Accroissement du risque de fausse couche : un taux élevé de cortisol peut affecter le développement embryonnaire ou empêcher l’implantation de se produire correctement.
Symptômes d’un cortisol élevé
Si une femme affiche certains des symptômes suivants, elle pourrait avoir un cortisol élevé :
- Insomnie et fatigue persistante
- Anxiété ou dépression
- Perte de masse musculaire
- Hypertension
- Taux élevé de glucose dans le sang
Améliorer la qualité des ovocytes naturellement
Pour améliorer la qualité des ovocytes, il est important d’adopter une alimentation saine et de prendre des suppléments alimentaires, le cas échéant. On soulignera notamment les suivants :
- Coenzyme Q10 : elle renferme de grands bénéfices et améliore notamment la qualité des ovules, surtout chez les femmes de plus de 35 ans.
- Zinc et sélénium : leur forte teneur en antioxydants améliore l’ovulation.
- Acides gras oméga-3 : ils contribuent à réduire l’inflammation et favorisent la fonction ovarienne.
- Acide folique : il aide à prévenir les anomalies du tube neural du fœtus, favorise l’ovulation et la maturité des ovules.
Quels aliments contiennent le plus de ces suppléments ?
S’il est vrai que l’âge et la génétique influencent grandement la qualité des ovocytes, il existe des aliments qui peuvent aider à l’améliorer et jouer un rôle complémentaire.
Dans le groupe des aliments qui pourraient améliorer la qualité ovocytaire, on soulignera les suivants :
- Avocat : cet aliment favorise la circulation. De plus, il est riche en vitamine E et en acide folique.
- Cacahuètes : riches en vitamine E, en antioxydants et en bonnes graisses. Excellentes pour la production hormonale, elles protègent les cellules ovariennes des dommages oxydatifs car elles ont la capacité de neutraliser les radicaux libres et d’étayer la fonction cellulaire.
- Noix : les noix sont un aliment excellent pour la santé reproductive féminine car elles sont riches en sélénium, en zinc et en bonnes graisses.
Conclusions
- L’alimentation et les habitudes de vie saines peuvent influencer la qualité des ovules.
- L’âge et la génétique jouent un rôle important au niveau de la qualité ovocytaire.
- Un taux élevé de cortisol peut entraîner des cycles menstruels irréguliers et une augmentation du risque de fausse couche.
- La qualité des ovules peut se voir affectée par des altérations héréditaires et des problèmes immunologiques.
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