6 juin 2018

Don d’ovocytes : comment ça marche ?

La ovodonación es un tratamiento de reproducción asistida que requiere los óvulos de una donante anónima para lograr el embarazo.

 

Parmi les différentes réponses proposées par la PMA (procréation médicalement assistée) aux problèmes d’infertilité, le don d’ovocytes constitue l’une des solutions les plus pointues permettant de réaliser son désir de parentalité. Grâce aux ovocytes d’une donneuse anonyme, les patientes qui ne sont pas en capacité de tomber enceintes naturellement peuvent envisager une grossesse. Mais en quoi consistent au juste le don d’ovocytes et la FIV (fécondation in vitro) qui lui est associée ? À qui est dédié ce protocole de procréation assistée ? Qui sont les donneuses ? Que disent les lois françaises et espagnoles à son propos ? Comment ce traitement est-il pris en charge par l’Assurance maladie ? De la sélection des cellules à prélever à la transplantation embryonnaire, on vous dévoile tout ce qu’il faut savoir sur le don d’ovocytes.

 

Ovocyte : la définition

Les ovocytes sont les cellules sexuelles féminines contenues dans les ovaires des filles dès leur naissance. Entre la puberté et la ménopause, seule une petite partie du stock de 2 à 3 millions d’ovocytes se révèle fécondable. Arrivé à maturité, l’ovocyte est expulsé du follicule (pendant le cycle menstruel) et se met à migrer dans les trompes de Fallope. Sa fécondation par un spermatozoïde débouche sur la formation d’un embryon, qui poursuit sa croissance à l’intérieur de la cavité utérine de la future maman. Quand il n’est pas fécondé, l’ovocyte se dissout et est évacué avec le sang des menstruations.

 

Le don d’ovocytes, c’est quoi ?

Le don d’ovocytes est une méthode de procréation médicalement assistée (PMA) qui permet d’obtenir une grossesse chez une patiente souffrant d’infertilité grâce aux ovocytes d’une donneuse. Ce traitement est une option de choix après les échecs à répétition d’autres techniques de PMA, surtout en cas de grossesse tardive, de ménopause, de dysfonctionnement des ovaires, de maladie héréditaire ou d’altération chromosomique. Le don d’ovocytes trouve aussi son indication suite à une intervention chirurgicale des ovaires ou à une ligature des trompes.

 

Le don d’ovocytes en France, comment ça se passe ?

Pour recevoir un don d’ovocytes en France, il faut observer un certain nombre de règles et répondre à quelques critères relativement restrictifs. En l’état actuel de la loi, seuls les couples hétérosexuels (mariés, pacsés ou concubins) en âge de procréer et victimes de stérilité médicalement diagnostiquée par un centre de PMA sont éligibles aux traitements de procréation assistée. Pour le don d’ovocytes non rémunéré, lui aussi soumis au cadre législatif fixé par la loi de bioéthique du 29 juillet 1994 (révisée en juillet 2011), la donneuse anonyme et volontaire doit avoir entre 18 et 37 ans. Elle doit être en bonne santé physique et mentale. Le conjoint doit donner son consentement si la donneuse vit en couple. L’Assurance maladie prend en charge les dépenses relatives au don d’ovocytes jusqu’aux 43 ans de la receveuse. Sont exclus du dispositif les couples lesbiens, les femmes célibataires, ménopausées ou âgées de plus de 43 ans.

 

 

Le don d’ovocytes en Espagne : la loi

Du côté espagnol, la Loi 35/1988 du 22 novembre 1988 sur les techniques de procréation assistée précise que le don d’ovocytes est anonyme et volontaire. La donneuse majeure doit nécessairement être en bonne santé physique et mentale, présenter un appareil reproducteur normal et ne souffrir ni d’antécédents génétiques ni de maladies sexuellement transmissibles. La loi espagnole autorise le don d’ovocytes aux femmes homosexuelles, aux couples lesbiens et aux célibataires hétérosexuelles de la même façon qu’elle le permet aux couples hétérosexuels. Elle fixe cependant un âge limite, porté à 35 ans pour la donneuse et 50 ans pour la receveuse.

 

Comment sont sélectionnées les donneuses ?

Afin de prévenir la survenue de complications, la donneuse est soumise à un examen clinique complet. Une série de tests médicaux et psychologiques sont pratiqués pour évaluer sa fertilité, sa santé mentale et l’absence de maladies infectieuses ou génétiques. Une prise de sang détermine son groupe sanguin et son Rh, et écarte la présence de pathologies ou d’agents sexuellement transmissibles de type hépatite B ou C, sida, cytomégalovirus, virus HTLV 1 ou 2 et syphilis. Une échographie pelvienne permet d’observer la réserve ovarienne. Une exploration gynécologique poussée apporte des indications précises sur l’absence de kystes, myomes, polypes ou altérations de l’appareil reproducteur. Un caryotype dresse la carte des chromosomes pour éviter les risques de malformations chez le bébé. Dans le cadre du don d’ovocytes, la ressemblance avec le couple receveur est garantie grâce à la mise en correspondance des profils de la donneuse et de la receveuse.

 

Le don d’ovocytes du côté de la donneuse

La démarche du côté de la donneuse commence par un traitement favorisant la stimulation ovarienne. Durant un mois environ, elle reçoit des injections d’hormones quotidiennement et demeure sous surveillance stricte. Les contrôles incluent des échographies et des prises de sang régulières. À l’issue du protocole, un spécialiste pratique une ponction sous anesthésie. Le but étant de collecter le plus grand nombre possible d’ovocytes (entre 5 et 10 en moyenne) sur les ovaires de la donneuse. La stimulation ovarienne et la ponction d’ovocytes, en apparence contraignantes, ne comportent que peu d’effets indésirables et n’ont aucun impact sur les grossesses à venir de la donneuse.

 

Le don d’ovocytes du côté de la receveuse

De son côté, la receveuse du don d’ovocytes suit un traitement visant à préparer l’utérus et l’endomètre à recevoir un ou plusieurs embryons. Lorsqu’un don correspond au profil de la receveuse, la fécondation des ovocytes peut être engagée. Plus tard, les embryons sont placés dans un incubateur classique ou doté de la technologie time-lapse, de type EmbryoScope, Eeva ou Geri, permettant d’observer en temps réel le développement de l’embryon du stade de la fécondation au transfert dans l’utérus. Lorsqu’il le juge opportun, le médecin détermine le moment pour procéder à l’implantation et fixe le nombre d’embryons à transférer dans l’utérus de la receveuse. Dans les centres IVI, nous privilégions le transfert d’un embryon unique, afin de réduire le risque de grossesses multiples et de rester au plus près d’une conception naturelle.

 

L’autoconservation ovocytaire : se faire un don d’ovocytes à soi-même

Cryopréserver ses propres ovocytes pour les utiliser ultérieurement dans un protocole de procréation assistée, c’est ce que permet la technique de vitrification des ovocytes. Comme dans un don d’ovocytes traditionnel, les gamètes sont obtenus après stimulation ovarienne. Lorsque la patiente le décide, elle demande à récupérer ses cellules reproductrices, qui pourront entrer dans le cadre d’une FIV (fécondation in vitro) classique avec transfert d’embryons. Les embryons surnuméraires pourront être congelés pour un usage ultérieur. Réalisée pendant la jeunesse de la donneuse, l’autoconservation des ovocytes est une excellente méthode pour augmenter les chances de grossesse après 40 ans, en écartant le risque de fausse couche liée au déclin de la qualité des gamètes vieillissants.

 

Don d’ovocytes en Espagne : quelle prise en charge par l’Assurance maladie ?

Dans la mesure où les critères fixés par la loi française sont respectés, il est possible de profiter d’une FIV (fécondation in vitro) avec don d’ovocytes en Espagne qui soit prise en charge par l’Assurance maladie française. Pour être éligible, la receveuse du don d’ovocytes doit vivre en couple hétérosexuel et avoir 43 ans au maximum. Elle doit par ailleurs avoir bénéficié de moins de quatre FIV, justifier de 100 % de stérilité et être en possession d’une carte européenne d’assurance maladie. Un devis de la clinique, rédigé en français et mentionnant le prix du don d’ovocytes ainsi qu’une lettre de motivation circonstanciée viennent compléter le dossier. Étape incontournable, la demande d’entente préalable de prise en charge des soins à l’étranger doit être engagée avant le premier rendez-vous en clinique.

 

Le cas particulier de la méthode ROPA

La méthode ROPA (réception des ovocytes de la partenaire), également appelée FIV réciproque, repose sur le partage de la conception du bébé ente les deux compagnes d’un couple lesbien. L’une des futures mamans procède au don d’ovocytes et de patrimoine génétique, tandis que l’autre porte l’enfant. En clair, cette technique de procréation assistée propose une double maternité impliquant le don d’ovocytes de l’une et l’utilisation de l’utérus de l’autre. Au final, la maman A est la mère génétique du bébé, alors que la maman B met l’enfant au monde. La méthode ROPA se base sur le protocole de la FIV double don.

Vous avez besoin d’informations supplémentaires pour comprendre comment se déroulent les différentes techniques engagées dans nos cliniques ? Vous voulez connaître les tarifs et les prises en charge des traitements de procréation médicalement assistée ? Contactez le 08 00 941 042, nos équipes sauront répondre à vos questions dans votre langue maternelle. Vous pouvez également solliciter un rendez-vous en vue d’établir un protocole personnalisé, avec l’assurance d’être accompagné par un tuteur francophone.

 

 

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2 commentaires

  • Failler says:

    Bonjour, j’ai 42 ans. Je souffre d’endométriose sévère et d’adénomyose. Mon conjoint produit peu de spermatozoïdes, ils vivent pas longtemps et ne sont pas mobiles. J’ai été opérée d’une cure d’endométriose en décembre dernier. Les ovaires et l’utérus n’ont pas été touchés volontairement. J’ai fait 3 FIV ICSI sans succès à la clinique de la Sagesse à Rennes. Pour la 1ère, on va prélever 5 ovocytes, 4 ont été fécondés, 2 ont été transférés, j’ai eu une crise d’endométriose au bout de 18h. Pour la 2ème, sur 15 ovocytes prélevés, 6 ont été fécondés, 2 ont été transférés, j’ai eu une crise d’endométriose au bout de 40h. Pour la 3ème en mai 2018, sur 11 ovocytes prélevés, 6 ont été fécondés, aucun n’a été transféré. Je voulais connaître le prix d’une FIV ICSI avec don d’ovocytes avec des gamètes fraiches. Peut-on choisir sur photos la donneuse, la rencontrer ? Peut on apporter une donneuse et du coup le prix est-il revu ? la donneuse commence t-elle son traitement en fonction de mon cycle ?

    • Blog.FR says:

      Bonjour Failler et merci pour votre intérêt.
      Le don d’ovules en Espagne est anonyme par loi, c’est pourquoi vous ne pourrez pas choisir la donneuse sur photos ni l’apporter vous-même. Le matching entre donneuse et femme recevante le font nos spécialistes, qui cherchent toujours qu’elles soient le plus similaires possible. Quant au parcours et aux démarches des traitements, et aussi aux prix, veuillez s’il vous plaît remplir le suivant formulaire et nous vous contacterons le plus vite possible.

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