6 novembre 2019

Que sont les fibromes et comment affectent-ils la grossesse ?

Que sont les fibromes et comment affectent-ils la grossesse ?

Saignements abondants, crampes abdominales, douleurs dans le ventre, le fibrome utérin est la tumeur bénigne la plus fréquente chez les femmes. Cette affection qui touche près d’une femme sur 10 impacte significativement la qualité de vie. De la simple gêne au risque d’infertilité, en passant par une anémie, des dyspareunies (douleurs pelviennes pendant les rapports). Les répercussions du fibrome sur la vie quotidienne sont variées et souvent pénalisantes. Qu’est-ce qu’un fibrome utérin et quels sont ses symptômes ? Quels risques fait-il peser sur les femmes qui en souffrent ? Comment affectent-ils la grossesse ? Focus sur une des pathologies gynécologiques les plus répandues, mais encore mal connues du grand public.

Fibrome utérin : la définition

Un fibrome utérin (également appelé myome ou léiomyome) est une tumeur de l’utérus non cancéreuse, qui se développe à partir des cellules musculaires lisses de l’utérus et de tissu fibreux. De forme arrondie, il peut mesurer de quelques millimètres à plusieurs dizaines de centimètres.

En fonction de leur emplacement dans l’utérus, on distingue quatre types de fibromes :

  • le fibrome sous-muqueux ou intracavitaire, localisé totalement ou partiellement sur la muqueuse de la cavité utérine ;
  • le fibrome interstitielou intramural, situé en général dans l’épaisseur du muscle utérin (le myomètre) ;
  • le fibrome sous-séreux, implanté à l’extérieur de l’utérus et se développant dans la cavité péritonéale ;
  • le fibrome pédiculé positionné en périphérie de l’utérus et rattaché par un fin pédicule.

Dans certains cas, les fibromes utérins peuvent combiner plusieurs types de profils. Un fibrome  intramural peut etre partiellement sous-séreux ou sous-muqueux.

Fibrome utérin : les symptômes

Selon leur emplacement, leur quantité et leur taille, les fibromes peuvent être complètement asymptomatiques ou présenter des symptômes aspécifiques tels que :

  • douleurs pelviennes ;
  • règles hémorragiques avec durée et volume importants ;
  • saignements et caillots en dehors des règles ;
  • ballonnements abdominaux ;
  • pesanteur dans le bas-ventre ;
  • dyspareunie (douleurs pelviennes pendant les rapports sexuels) ;
  • envies fréquentes d’uriner (provoquées par la pression exercée par le fibrome sur la vessie) ;
  • constipation ;
  • hémorroïdes ;
  • anémie causée par les saignements massifs.
  • Douleurs de défécation

Chaque type de fibrome provoque des effets particuliers. Le fibrome interstitiel ou intramural peut être la cause d’un accroissement du volume de l’utérus, de douleurs dans le bas-ventre et de saignements abondants. Le fibrome sous-muqueux ou intracavitaire peut provoquer des hyperménorrhées (règles excessivement abondantes), des ménorragies (règles anormalement longues et excessivement abondantes), des métrorragies (saignements en dehors des règles). Ce type de fibrome peut affecter la fertilité. Certains fibromes utérins pédiculés peuvent déclencher d’intenses douleurs pelviennes, liées à une nécrobiose aseptique ou un infarctus du fibrome (l’arrêt brutal de la circulation sanguine dans le fibrome en cas de torsion). Dans un contexte tel que celui-là, un traitement chirurgical peut trouver son indication.

Fibrome utérin : les causes

Encore incertaines, les causes de l’apparition d’un fibrome utérin semblent être directement ou indirectement liées à la production de progestérone et d’œstrogènes. Les autres facteurs potentiellement en cause sont :

  • l’âge : 1 femme sur 4 souffre de fibromes utérins entre 40 et 50 ans. Le ratio monte en flèche pour passer à 1 femme sur 2 après 50 ans ;
  • l’ethnie : les femmes d’origine africaine sont touchées à un âge plus précoce et présentent des taux de récidive plus élevés que la moyenne ;
  • l’hérédité et les antécédents familiaux : le risque de développer un fibrome utérin dépasse 40 % pour les femmes dont les ascendantes (mères, grand-mère, tante) ou les sœurs ont elles-mêmes déclaré un fibrome ;
  • la précocité des premières règles (avant 12 ans) ;
  • l’absence d’enfant ;
  • l’obésité (indice de masse corporelle élevé).

L’impact du fibrome utérin sur la grossesse

Habituellement, les fibromes utérins ne provoquent aucun dérangement. Ils ne nécessitent donc ni prise en charge chirurgicale ni médicale. Une surveillance clinique se révélant généralement suffisante. Dans ce contexte, la majorité des grossesses spontanées ou obtenues après traitement de AMP se déroule sans encombre. Néanmoins, pour certaines femmes en âge de procréer et désireuses de concrétiser un projet parental, le fibrome utérin peut s’avérer être un facteur de risque. En effet, dans de rares cas et selon son type, le fibrome utérin peut être à l’origine de complications, telles que :

  • échecs d’implantation ;
  • fausses couches ;
  • accouchement prématuré ;
  • retard de croissance in-utéro ;

À l’inverse, l’impact de la grossesse sur les fibromes se déroule comme suit :

  • Aux premier et deuxième trimestres de la grossesse, on constate une augmentation de la taille des fibromes due aux variations hormonales (accroissement de la production d’œstrogène). La grossesse n’a habituellement aucune influence sur les fibromes utérins de moins de 3 cm. Les fibromes peuvent se nécroser (nécrobiose aseptique du fibrome) entraînant de fortes douleurs ;
  • Au troisième trimestre de la grossesse, on constate une diminution de la taille des fibromes (sous l’influence de la progestérone augmentant au fil de la grossesse).

Les fibromes sont-ils un frein à la fécondation in vitro (FIV) ? Cette question mérite d’être posée. Selon le type de fibrome, le nombre, la taille et la localisation, votre spécialiste pourra vous orienter vers le traitement d’AMP (assistance médicale à la procréation) le plus adapté à votre situation. En effet, si les fibromes sous-séreux ne semblent pas entraver la fertilité féminine, d’autres types, comme les fibromes sous-muqueux peuvent nécessiter une prise en charge chirurgicale par hystéroscopie, voire laparotomie ou cœlioscopie selon l’importance de leur composante intramurale afin d’accroître les chances de réussite. En outre, une fois enceinte, des précautions doivent être prises pour décider d’accoucher par voie basse ou par césarienne. Votre praticien est le mieux placé pour vous conseiller.

Vous souhaitez vous informer sur les traitements d’AMP mis en place pour les femmes atteintes de fibromes utérins dans les centres IVI ? N’hésitez pas à nous contacter au 08 00 941 042 (numéro gratuit depuis la France) ou au +34 960 451 185. Pour dialoguer avec nos collaborateurs, vous pouvez également remplir notre formulaire en ligne. Afin de vous recevoir dans les meilleures conditions, nos équipes se font un plaisir de vous revoir en français dans les centres IVI d’Alicante, Barcelone, Bilbao, Ibiza, Madrid, Málaga, Majorque, San Sébastian, Séville et Valence.

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