29 mai 2020

Comment le papillomavirus affecte-t-il les êtres humains ?

papillomavirus humain HPV
Par le Comité de rédaction Blog IVI

 

Le papillomavirus humain (HPV) est un virus de la famille des papillomaviridae, dont on dénombre plus de 100 types différents. Occasionnant des lésions, ces virus infectent majoritairement la peau (verrues) et les muqueuses (lésions génitales en particulier). Impliqués dans les cancers du col de l’utérus, plusieurs HPV dits « à haut risque » sont aussi associés aux problèmes de fertilité. Comment le papillomavirus infecte-t-il les êtres humains ? Que savons-nous de sa transmission ? Comment s’en prémunir ? Gros plan sur le papillomavirus humain, une IST touchant aussi bien les hommes que les femmes.

 

Quelques généralités sur le papillomavirus humain (HPV)

Le papillomavirus humain (HPV) est l’infection sexuelle la plus fréquente. Au cours de leur vie, 75 % des adultes rencontrent au moins une fois ce virus. Considéré comme un marqueur de l’activité sexuelle, le papillomavirus humain est fréquent parmi la population des 15/25 ans. Les infections à HPV déclinent ensuite jusque vers 50 ans, puis stagnent au-delà de cet âge.

La gravité des lésions provoquées par le virus est variable, en fonction du type de HPV et de la persistance de l’infection. Dans la plupart des cas, l’infection à papillomavirus humain est transitoire et ne provoque pas de lésions. Pour 70 % des contaminés, le virus disparaît après un an. Ce chiffre monte à 90 % après 2 ans.

 

Papillomavirus humain à haut risque et papillomavirus humain à bas risque

Les différents types de papillomavirus humains sont classés en fonction de leur potentiel carcinogène (processus de formation du cancer) :

  • Papillomavirus humain à haut risque cancérigène ou HPV HR (HR pour « high risk »), tels que les HPV 16 et 18, fortement associés aux cancers du col de l’utérus ;
  • Papillomavirus humain à bas risque cancérigène ou HPV LR (LR pour « low risk »), tels que les HPV 6 et 11, associés aux condylomes (verrues génitales).

Les papillomavirus humains à haut risque (notamment le HPV 16) sont impliqués dans plus de 99 % des cancers du col de l’utérus.

 

Modes de transmission du papillomavirus humain

La transmission de HPV se fait principalement lors des rapports sexuels avec pénétration. Les contacts peau à peau ou muqueuse à muqueuse sans pénétration peuvent également favoriser la transmission.

Dans des formes rares, la transmission peut également avoir lieu de la mère à l’enfant, lors d’un accouchement par voie basse (environ 6/100000 accouchements). Le papillomavirus pourrait alors entraîner chez l’enfant le développement d’une papillomatose laryngée juvénile (affectant la muqueuse des voies aérodigestives supérieures et de la sphère ORL).

 

Transmission du papillomavirus humain : les facteurs de risque

Le développement des lésions provoquées par le papillomavirus humain est en grande partie dépendant de l’état immunitaire. La précocité des premières relations et le nombre de partenaires sexuels sont les facteurs de risques les plus importants (les muqueuses étant plus fragiles avant 16 ans).

Le port du préservatif n’empêche que partiellement la transmission du papillomavirus humain. En effet, le HPV est aussi présent sur certaines parties du corps non recouvertes par le préservatif comme la vulve, le périnée et le scrotum.

Si l’usage du préservatif ne diminue que de 50 % l’infection à papillomavirus humain, il reste néanmoins indispensable pour se protéger des autres infections sexuellement transmissibles (IST).

 

L’infection à HPV chez la femme, mais aussi chez l’homme

Généralement asymptomatique, le papillomavirus humain se manifeste dans certains cas par l’apparition de condylomes. Ces « verrues » à l’aspect de chou-fleur ou de « crêtes-de-coq » se retrouvent dans les régions vulvaires, périnéales et anales. Les infections cutanées causées par les papillomavirus à bas risque ne présentent pas de risques oncogènes.

Cependant, dans certains cas plus sévères, les papillomavirus humains à haut risque peuvent induire des modifications au niveau des muqueuses cervicales et vaginales. Souvent invisibles à l’œil nu, ces lésions peuvent être mises en évidence lors d’un frottis ou d’une coloscopie. Lorsqu’elles ne sont pas traitées, les infections par papillomavirus humain à haut risque peuvent – dans un laps de temps estimé entre 10 et 15 ans – évoluer en cancer. Le plus répandu chez la femme étant le cancer de col de l’utérus. Chez l’homme, le papillomavirus peut être à l’origine de cancers de la sphère ORL, ainsi que le cancer du pénis et de l’anus.

 

Les facteurs aggravants liés au papillomavirus humain

Les facteurs aggravants sont :

  • Le type de papillomavirus. Les papillomavirus humains à haut risque sont potentiellement cancérigènes alors que les autres sont inoffensifs ;
  • Un déficit immunitaire (déficit immunitaire primitif d’origine héréditaire ou patients immunosupprimés suite à une maladie grave ou l’administration d’un médicament) ;
  • L’addiction au tabac(les fumeurs souffrent de lésions régressant plus lentement et présentent plus de risques de développer un cancer) ;
  • Les co-infections impliquant des infections sexuellement transmissibles (chlamydia trachomatis, HIV…) ;
  • Les contraceptifs oraux combinés ou pilules œstroprogestatives de 3e et 4e générations.

 

Papillomavirus humain et fertilité : l’homme et la femme sont concernés

Chez l’homme, l’infection causée par le papillomavirus humain impacterait la qualité du sperme. Elle pourrait être à l’origine notamment d’asthénospermie (anomalie du sperme présentant des spermatozoïdes peu mobiles). 25 % des hommes qui consultent pour un spermogramme seraient porteurs de HPV.

Chez la femme, la présence du papillomavirus humain serait également responsable de l’augmentation du risque de fausse-couche spontanée (FCS).

 

Le vaccin contre le papillomavirus humain pour une immunité de groupe

En Australie, la couverture vaccinale atteint 70 % des jeunes filles réduisant ainsi de 77 % le taux d’infection par papillomavirus humain. Ce qui se traduit concrètement par une baisse de 93 % pour les verrues génitales et 46 % pour les anomalies de haut grade du col de l’utérus.

 Outre la protection des filles, cette vaccination généralisée a contribué à l’émergence d’une « immunité de groupe » avec une diminution de 12 % des condylomes au bénéfice des garçons.

Plusieurs études en cours tendent à démontrer l’efficacité du vaccin chez les hommes. D’après les premiers résultats, vacciner les jeunes hommes induirait une diminution de 89 % des condylomes et 77 % de risque en moins de développer un cancer de l’anus.

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