15 janvier 2019

Signes et symptômes d’une fausse couche

fausse couche

Entre 15 % et 20 % des femmes connaissent une fausse couche au cours des cinq premiers mois de grossesse. Cet avortement spontané est généralement précédé de symptômes spécifiques. Saignements vaginaux, douleurs pelviennes : ces principaux signes annonciateurs d’une fausse couche doivent conduire à consulter son médecin ou son spécialiste. Parfois, un traitement est nécessaire. Souvent, la nature fait son œuvre. Qu’est-ce qu’une fausse couche spontanée ? Pourquoi survient-elle ? Quels sont les facteurs de risque ? Comment reconnaître un avortement spontané ? Comment réagir ? Quand appeler son gynécologue ? Quels sont les différents protocoles pour y faire face ? Quelles précautions faut-il prendre après une fausse couche ? Est-il possible de retomber enceinte ? Signes et symptômes de fausse couche : nous vous expliquons tout.

 

Qu’est-ce qu’une fausse couche spontanée ?

 

Une fausse couche spontanée est une interruption naturelle et involontaire de grossesse. Elle survient au cours des cinq premiers mois de grossesse (avant la 22e semaine d’aménorrhée) ou avant que le fœtus ne pèse 500 grammes. Si la perte de grossesse se situe au-delà, on parle d’un accouchement prématuré.

 

On dit que la fausse couche est précoce quand elle se produit durant le premier trimestre (avant la 14e semaine d’aménorrhée). La fausse couche tardive est observée entre la 14e et la 22e semaine d’aménorrhée.

 

Une fausse couche est qualifiée d’« isolée » lorsque l’événement est unique, dans le sens où il n’arrive qu’une fois. Ce type de fausse couche impacte environ 15 % des grossesses. On est face à des fausses couches spontanées à répétition lorsque trois fausses couches spontanées consécutives surviennent avant 14 semaines d’aménorrhée (trois premiers mois de grossesse), alors que la patiente est âgée de moins de 40 ans et qu’elle a été fécondée par le même partenaire. Cela touche entre une et cinq grossesses sur cent.

 

Fausse couche : les causes et les facteurs de risque

 

De 15 à 20 grossesses sur cent sont interrompues par une fausse couche précoce (avant 14 semaines d’aménorrhée). Les causes restent inconnues dans beaucoup de cas. Ce qu’on retient, c’est que, le plus souvent, la fausse couche est l’aboutissement d’une grossesse qui n’aurait pas pu être menée jusqu’à son terme. Par exemple, l’embryon porteur d’anomalies chromosomiques n’aurait pas pu évoluer correctement. Le corps expulse naturellement l’œuf non viable.

 

Les facteurs de risque pouvant provoquer un avortement spontané sont:

  • les anomalies chromosomiques de l’embryon ;
  • une inflammation de la muqueuse utérine ;
  • l’endométriose ;
  • les malformations congénitales utérines (utérus cloisonné, exposition au Distilbène, fibromes…) ;
  • les antécédents de fausse couche spontanée ;
  • une insuffisance ovarienne précoce ;
  • les maladies chroniques (lupus, diabète, fibromes, syndrome des ovaires polykystiques SOPK…) ;
  • un syndrome infectieux fébrile (grippe, listériose, toxoplasmose, infection par cytomégalovirus, vaginose bactérienne, syphilis…) ;
  • l’hypothyroïdie ou la présence d’anticorps anti-thyroïdiens (anti-TPO, anti-TG) ;
  • la carence en vitamines B9/B12 entraînant une hyperhomocystéinémie ;
  • l’obésité avec un IMC supérieur à 30 ;
  • le tabagisme et la consommation excessive de café ;
  • la prise de certains médicaments ou l’exposition à des radiations ionisantes ;
  • l’âge de la mère (le risque de fausse couche est de 12 % par cycle à 25 ans, contre 50 % à 42 ans) ;
  • l’âge du père (après 45 ans).

 

Comment reconnaître les signes d’une fausse couche ?

 

En cas de fausse couche, les signes sont :

  • saignements par voie vaginale, légers ou abondants, de teinte brunâtre ou rouge vif, avec flux irréguliers ou ininterrompus ;
  • expulsion de caillots de sang ou de matières brunâtres ;
  • douleurs pelviennes, lombalgies, crampes pelviennes ressemblant aux douleurs des règles.

 

Un saignement en début de grossesse n’est pas forcément un signe de fausse couche. En effet, 25 % des grossesses s’accompagnent de pertes de sang au cours du premier trimestre et se poursuivent sans encombre. En revanche, lorsque plusieurs symptômes se combinent (saignements avec douleurs), il s’agit plus vraisemblablement d’un avortement spontané.

 

Cependant, il peut arriver qu’aucun signe annonciateur ne se manifeste.

 

Comment réagir face aux symptômes de fausse couche ?

 

Lorsque des symptômes possiblement annonciateurs d’une fausse couche se font ressentir, il est vivement conseillé de consulter au plus vite son médecin ou son gynécologue. Seul un professionnel de santé peut évaluer la situation de manière fiable.

 

Certains cas peuvent requérir une assistance médicale d’urgence (une fausse couche hémorragique, notamment).

 

Quels examens peut prescrire le gynécologue ?

 

Pour poser son diagnostic, le médecin procède à un examen approfondi. Une échographie pelvienne est prescrite pour déterminer si les saignements sont les symptômes d’une fausse couche et non les signes d’une grossesse extra-utérine.

 

Un dosage de hCG peut également être demandé (un taux bas signifiant que la grossesse est interrompue).

 

Deux cas de figure peuvent advenir. Soit les tissus embryonnaires ont déjà été expulsés et les saignements diminuent, soit la fausse couche est en cours. La prise en charge est très différente d’une patiente à l’autre.

 

Quels sont les traitements pour y faire face ?

 

Si l’expulsion du fœtus et du placenta n’est pas totale, le médecin peut préconiser d’attendre une issue naturelle. Dans cette éventualité, il n’y a pas d’intervention médicale, les douleurs et les saignements disparaissent à terme, signe que la fausse couche est finie. Une échographie de contrôle permet de vérifier que tout est revenu à la normale.

 

Le médecin peut proposer un traitement médical, et plus rarement chirurgical, dans certains cas :

  • saignements abondants ;
  • fortes douleurs ;
  • fièvre ;
  • tissus embryonnaires toujours présents après deux semaines.

 

Le traitement médical est, dans la plupart des cas, administré par voie orale ou vaginale. Il favorise les contractions de l’utérus et l’ouverture du col. Efficace en quelques heures, il provoque l’expulsion du sac embryonnaire.

 

Un protocole chirurgical peut s’imposer en cas de :

  • fausse couche incomplète ;
  • saignements abondants ;
  • troubles de la coagulation ;
  • échec du traitement médical.

 

Cette intervention nécessite une anesthésie générale ou péridurale.

 

Quelles précautions faut-il prendre après une fausse couche ?

 

Pour limiter le risque infectieux, les médecins conseillent habituellement d’éviter les relations sexuelles et l’utilisation de tampons hygiéniques au cours des deux semaines qui suivent la fausse couche.

 

Il est recommandé de consulter son médecin en cas d’apparition de fièvre, de saignements abondants ou de douleurs aiguës.

 

Pour certaines patientes, la fausse couche est un événement difficile à surmonter d’un point de vue émotionnel. Un soutien psychologique peut s’avérer fort utile.

 

Est-il possible de retomber enceinte après une fausse couche ?

 

Retomber enceinte après une fausse couche spontanée isolée est tout fait envisageable. Les traitements prescrits pour évacuer le fœtus n’ont aucun effet négatif sur la fertilité ni sur les chances de voir aboutir une nouvelle grossesse. Certains spécialistes préconisent de laisser passer un cycle ou plus avant de refaire des tentatives.

Retomber enceinte naturellement après une série de fausses couches successives peut se révéler plus délicat, car les fausses couches à répétition peuvent être le signe de troubles de la fertilité. Il faut, dans ce cas, consulter un spécialiste pour faire un bilan qui permettra d’analyser de façon approfondie les causes de ces pertes de grossesse consécutives.

 

En fonction du diagnostic, votre médecin vous orientera peut-être vers un traitement de PMA (procréation médicalement assistée).

 

Les techniques de PMA les plus couramment proposées sont les suivantes.

  • L’insémination artificielle (IA), visant à contourner les infertilités associées à des troubles de l’ovulation, des altérations du col utérin ou des anomalies séminales modérées.
  • La FIV ou fécondation in vitro traditionnelle, vers laquelle la patiente est dirigée lorsque l’insémination artificielle n’entraîne aucun résultat satisfaisant ou en cas de facteur masculin. La FIV peut être réalisée avec le sperme du conjoint ou celui d’un donneur anonyme. Il est question de FIV avec don d’ovocytes quand la fécondation in vitro est effectuée avec les gamètes d’une donneuse.
  • La FIV-ICSI, reposant sur la technique de l’injection intracytoplasmique (ICSI), qui consiste à introduire un spermatozoïde préalablement sélectionné directement dans l’ovocyte.
  • La FIV Genetic (FIV + PGT-A), combinant fécondation in vitro et test génétique préimplantatoire pour l’analyse d’aneuploïdies. Ce traitement permet de détecter les altérations chromosomiques embryonnaires et d’écarter les embryons potentiellement responsables de fausses couches.

 

Comment faire un bilan de fertilité après un avortement spontané ? Quand consulter ? Mon projet d’enfant a-t-il des chances d’aboutir après des fausses couches à répétition ? N’hésitez pas à partager vos interrogations, nous vous répondrons dans les plus brefs délais, dans votre langue. Vous pouvez contacter les centres de l’Institut Valencien de l’Infertilité par téléphone au 08 00 941 042 (numéro gratuit depuis la France) ou au +34 960 451 185. Vous pouvez aussi solliciter un rendez-vous en remplissant notre formulaire dédié. Pour vous recevoir dans les meilleures conditions, nous vous proposons l’accompagnement d’un tuteur francophone.

Demandez plus d'informations sans engagement

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Haut de la pagearrow_drop_up