21 septembre 2021

La FIV pour les couples de lesbiennes

FIV couples lesbiennes
Par le Comité de rédaction Blog IVI

En France, la loi relative à la bioéthique, promulguée le 2 août 2021 et inscrite au Journal officiel le 3 août, a ouvert la PMA et donc la FIV aux couples de lesbiennes. En Espagne, la PMA, encadrée par la loi n° 14 du 26 mai 2006 sur les techniques de reproduction humaine assistée, était déjà envisageable pour les couples de femmes. Grâce aux traitements de procréation assistée, les partenaires homosexuelles ont la possibilité d’accéder à la parentalité.

Parmi les protocoles auxquels elles peuvent avoir recours pour concevoir un enfant, on trouve l’insémination artificielle, mais aussi la fécondation in vitro (FIV). Il peut s’agir d’une fécondation in vitro « classique ». Dans celle-ci l’on utilise les ovocytes de la patiente amenée à tomber enceinte. Il peut également être question d’une FIV avec méthode ROPA. Grâce à cette technique, les deux patientes partagent dès le début la maternité. Dans tous les cas, étant donné l’absence de partenaire masculin dans le couple, un don de sperme est nécessaire.

 

Quel est le principe général de la fécondation in vitro (FIV) ?

La fécondation in vitro (FIV) consiste à mettre en contact des ovocytes avec des spermatozoïdes en laboratoire, en vue d’obtenir des embryons. Ce traitement de PMA comporte plusieurs étapes. Il commence par une phase de stimulation ovarienne. Au cours de celle-ci des hormones sont administrées à la future mère pour entraîner le développement et la maturation de follicules. Une fois les ovocytes matures, une ponction est réalisée au bloc opératoire, sous sédation, afin de les récolter. Les gamètes sont ensuite posés sur des gouttes de sperme, préalablement préparées, pour qu’une fécondation se produise. Enfin, les embryons obtenus sont placés en incubateur pendant quelques jours. Puis, ils seront transférés dans l’utérus de la patiente ou congelés en vue d’être utilisés lors d’un cycle de procréation assistée ultérieur.

 

La nécessité d’un don de sperme en PMA pour les couples de lesbiennes

Pour les couples hétérosexuels, la fécondation in vitro est effectuée avec les spermatozoïdes du partenaire masculin, sauf en cas d’azoospermie ou d’autres défauts spermatiques sévères. Pour les couples de lesbiennes désirant avoir recours à la PMA, un don de sperme est nécessaire, face à l’absence de partenaire masculin. Les donneurs de sperme sont des hommes majeurs, sains et présentent des gamètes d’une très bonne qualité. Ils doivent passer une série de tests génétiques. L’on explore aussi leurs antécédents médicaux (et de ceux de leur famille), afin de prévenir le risque de transmission de pathologies héréditaires.

Une fois collectés, on maintien les échantillons de sperme en quarantaine pour écarter toute maladie sexuellement transmissible. Les dons de sperme sont anonymes. Dans le cadre d’une FIV, les patientes ne pourront pas accéder à l’identité du donneur. L’on sélectionne l’échantillon de sperme en fonction de critères de similarité phénotypique et faciale, ainsi que de compatibilité génétique.

 

La FIV « classique » dans un couple de lesbiennes

Pour obtenir une grossesse, les couples de lesbiennes peuvent se lancer dans un parcours de FIV « classique ». Dans ce contexte, l’une des partenaires tombera enceinte à l’aide de ses propres ovocytes. Elle recevra un traitement de stimulation ovarienne et verra ses ovaires ponctionnés. Les ovocytes obtenus serviront à créer des embryons que l’on transférera dans son utérus (un à un). Pour maximiser les chances de réussite de la FIV, il existe plusieurs techniques additionnelles. Par exemple : l’injection intracytoplasmique de spermatozoïde (ICSI), qui revient à injecter directement un gamète masculin préalablement sélectionné dans l’ovocyte, à l’aide d’une pipette. Ou encore : le diagnostic génétique préimplantatoire (PGT-A), qui vise à dépister les altérations dans le nombre de chromosomes chez les embryons, afin d’augmenter les probabilités d’avoir un bébé sain et de réduire les risques de fausse couche.

 

La fécondation in vitro avec méthode ROPA

Avec un protocole de FIV classique, l’une des membres du couple de lesbiennes sera la mère génétique et biologique de l’enfant. Les femmes en couple homosexuel souhaitant partager la maternité et s’impliquer toutes les deux dans le processus de PMA pourront choisir de réaliser une fécondation in vitro avec méthode ROPA. Également appelée FIV réciproque, la FIV avec ROPA (réception des ovocytes de la partenaire) se déroule de la façon suivante :

  • les ovocytes de l’une des partenaires sont prélevés et fécondés en laboratoire avec le sperme d’un donneur ;
  • après incubation, l’embryon résultant est transféré dans l’utérus de la deuxième femme, qui mènera la grossesse à terme.

Ainsi, l’une des partenaires sera la mère génétique du bébé, l’autre sera sa mère biologique. Le Dr Antonio Requena, Directeur Médical d’IVI, nous l’explique dans cette vidéo :

 

 

 

Où les couples de lesbiennes peuvent-ils pratiquer la méthode ROPA ?

Malgré la promulgation de la loi bioéthique, la France ne permet pas le don d’ovocytes au sein du couple, et donc la méthode ROPA. Les couples de lesbiennes intéressés par ce protocole de PMA pourront se rendre en Espagne. Là-bas, les partenaires auront la possibilité d’en bénéficier dans les cliniques de procréation assistée du groupe IVI. Les taux de réussite de la FIV avec méthode ROPA dans les centres IVI dépendent du diagnostic reproductif des deux femmes du couple. En moyenne, pour une FIV, nous obtenons 95 % de taux de grossesse après trois tentatives avec transfert d’embryons cryoconservés.

Vous aimeriez vous renseigner sur les traitements de PMA accessibles aux couples de lesbiennes ? C’est-à-dire sur la fécondation in vitro, classique ou avec méthode ROPA ? Vous avez déjà choisi le protocole dont vous souhaitez bénéficier ? Vous vous demandez quelles sont les démarches à effectuer pour le mettre en œuvre ? Nos équipes sont disponibles pour vous répondre dans votre langue au 08 00 941042 (appel gratuit depuis la France). Téléphonez au +34 960 451 185 depuis un pays tiers. Si vous préférez vous rendre directement dans l’une de nos cliniques pour rencontrer nos spécialistes, il vous suffit de remplir notre formulaire en ligne pour planifier un rendez-vous.

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