21 septembre 2021

Grossesse et sport: bienfaits et recommandations

sport et grossesse
Par le Comité de rédaction Blog IVI

Le sport et la grossesse ne sont pas du tout incompatibles, mais vous devez suivre certaines précautions très simples. L’activité physique est aussi recommandable pour les femmes qui mènent un traitement de fertilité. Cependant il faut savoir quels sont les exercices les plus conseillables et quels efforts faut-il éviter. Le Dr Clara Colomé, gynécologue à IVI Majorque, nous en fait le point dans cet article et nous conseille les meilleurs exercices à chaque moment du parcours ou de la gestation.

 

Sport en parcours de PMA

Le jour de votre transfert embryonnaire est arrivé et vous ne devez pas réduire les activités quotidiennes. Cependant, vous devez essayer de ne pas faire d’efforts qui impliquent un impact abdominal. Les ovaires peuvent vous gêner, le col du vagin est maintenant plus vascularisé. De plus, avec la progestérone vaginale, vous risquez de vous tacher un peu. Le pilates et le yoga, par exemple, ne sont pas conseillés immédiatement après le transfert d’embryons, car ils peuvent provoquer une pression intra-abdominale.

Le sport, par contre, n’est pas contre-indiqué, mais il faut éviter les sports extrêmes, à impact ou prolongés. Vous pouvez pratiquer des exercices doux et modérés qui vous aideront à être plus détendue et à ne pas trop penser au traitement suivi.

 

Premières semaines de grossese et sport

Vous êtes enceinte, félicitations ! Il est recommandé de faire de l’exercice modérément pendant la grossesse, sauf si le gynécologue décèle un risque chez la future maman ou le bébé. Garder le corps actif aidera la femme à se sentir mieux physiquement: Elle pourra donc mieux faire face aux inconforts typiques des premiers mois de grossesse. Le sport aide également à :

  • Mieux dormir,
  • Maintenir le poids correct dans les marges indiquées,
  • Préparer votre tonus musculaire et votre corps pour l’accouchement.

Il est important, néanmoins, de modérer l’intensité du sport lorsque la grossesse progresse. Il faut continuer à pratiquer l’exercice auquel nous avons déjà habitué le corps, avec une certaine routine. Si l’habitude est d’aller courir ou de faire du vélo en salle ou un sport similaire à fort impact, avoir l’approbation de votre médecin est préférable. Au troisième trimestre, il est recommandé de vous mettre d’accord avec votre gynécologue pour le maintien ou la réduction de votre routine sportive. Si vous réalisez une activité physique vous devez toujours veiller à votre hydratation, ne pas choisir les heures de pointe de chaleur et bien manger avant et après la pratique sportive.

 

Recommandations avant l’accouchement

Il y a quelques activités qui sont spécialement recommandées avant l’accouchement car elles ont un effet très positif:

  • Yoga et pilates (sauf s’il s’agit d’effectuer des exercices de pression sur le ventre). Ces deux pratiques aident à prévenir les maux de dos, à maintenir une bonne posture et à se relaxer.
  • Exercice dans l’eau. Le risque de se blesser diminue. Nager quelques longueurs, pratiquer de la nage synchronisée légère ou de l’aquagym peuvent, en plus de vous détendre, vous maintenir en forme, augmenter le bon tonus musculaire du dos et aider à améliorer la posture.
  • Marcher. Il est essentiel de faire des promenades du début à la fin de la grossesse. Cet exercice d’aérobie à faible impact aide à prévenir les problèmes circulatoires. Marcher prévient aussi l’enflure des jambes et des pieds ainsi que la constipation et favorise le contrôle du poids.

 

Effets de l’activité sur la santé du bébé

Dans le passé les femmes enceintes étaient considérées des patientes vulnérables auxquelles du repos chez elles était prescrit. Or, les recherches scientifiques des vingt dernières années ont montré que le sport encadré, chez des personnes non sédentaires avant la grossesse, génère de nombreux bienfaits pour la santé de la femme enceinte et aussi du fœtus. À tel point qu’aujourd’hui, sport et grossesse sont une combinaison essentielle. Néanmoins on doit toujours suivre l’évaluation et la supervision d’un gynécologue et d’un professionnel de la médecine du sport. Le sport pendant la grossesse peut réduire certains risques tels que:

  • Diabète gestationnel. On estime qu’environ 9 % des femmes enceintes développent un diabète gestationnel. Un exercice physique intense ou intensif permet de réduire de plus de 50 % le risque de développer un diabète par rapport aux femmes qui mènent une vie sédentaire. Ainsi, il a été démontré que la combinaison du contrôle du régime alimentaire et de l’exercice physique réduit le besoin d’insuline chez les femmes enceintes qui ont développé ce type de diabète.
  • Pré-éclampsie. Les femmes enceintes physiquement actives ont un risque réduit de 40 % de pré-éclampsie ou de toxémie gravidique. Cette complication médicale est associée à l’hypertension induite par la grossesse et à des taux élevés de protéines dans l’urine. Les femmes qui pratiquent des exercices aérobic pendant 30 ou 60 minutes, entre 2 et 7 fois par semaine, ont moins de risque de souffrir de troubles hypertensifs, notamment d’hypertension gestationnelle. Cela réduit les accouchements provoqués et les naissances prématurées causés par cette maladie gestationnelle.
  • Avantages pour le bébé. Les mères qui font du sport ou une activité physique modérée sont plus proches d’avoir un bébé avec un poids normal.  D’autre part, les accouchements des femmes qui font du sport sont plus courts, moins problématiques, avec moins de détresse fœtale aiguë. L’incidence de naissances prématurées est aussi plus faible.

 

Sport et fertilité

L’exercice physique régulier et modéré présente des avantages cardiovasculaires, métaboliques, endocriniens et neurologiques. Un index de masse corporelle (IMC) sain multiplie les chances de tomber enceinte, tandis que le surpoids est lié à des problèmes d’infertilité, chez les femmes et les hommes. Le sport réduit également le stress, améliore la qualité du sommeil et l’humeur. Tout cela se traduit par une amélioration de la condition physique. Ceci à son tour favorise le bon fonctionnement de notre corps et améliore notre bien-être personnel, ce qui est très positif pour la fertilité.

Or cela ne signifie pas qu’une personne qui fait régulièrement de l’exercice est beaucoup plus fertile qu’une autre. La clé de la fertilité est l’âge et un système reproductif sain. Sauf contre-indication, faire du sport est toujours mieux que de ne pas en faire. Si vous êtes en bonne santé, vous avez une alimentation équilibrée et vous avez un poids correct, faire entre 30 à 45 minutes d’exercice, quatre ou cinq fois par semaine, suffirait. La natation ou certaines activités d’aérobic comme la marche ou la danse et la gymnastique modérée sont de bonnes options.

Par contre, l’excès de sport et les longues séances d’exercice physique intense peuvent affecter la capacité reproductive. Cela provoque des déséquilibres hormonaux qui altèrent l’ovulation chez les femmes et affecte la quantité et la mobilité des spermatozoïdes chez les hommes. Chez les femmes, le sport intensif peut retarder l’apparition des règles ou provoquer des irrégularités menstruelles. Finalement, concernant la fertilité masculine, l’entraînement et la compétition dans les sports de haut niveau produisent des radicaux libres qui détériorent la qualité séminale à long terme. Il est vrai cependant que l’exposition à ces événements doit être soutenue dans le temps pour que cet effet se produise.

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