31 mars 2022

L’échec d’implantation et l’activation ovarienne : études menées par IVI qui ont reçu un prix

échec d'implantation et activation ovarienne
Par le Comité de rédaction Blog IVI

La recherche chez IVI est très investie dans deux domaines qui intéressent tout particulièrement les acteurs de la PMA : l’activation ovarienne et l’échec d’implantation. C’est ainsi que trois études menées par IVI ont été récompensées au cours du 69e congrès de la Society for Reproductive Investigation (société pour la recherche en matière de PMA) ou SRI. Ces prix récompensent en effet des résultats prometteurs qui redonnent de l’espoir à toutes les patientes souffrant d’une insuffisance ovarienne.

La recherche, une activité essentielle chez IVI

Le 60e congrès de la SRI s’est déroulé du 15 au 19 mars à Denver (Colorado). Au cours de ce congrès, 21 des travaux présentés par IVI ont été récompensés mais les résultats de trois d’entre eux ont particulièrement retenu l’attention du comité scientifique de la SRI qui les a distingués en leur attribuant un prix. Il s’agit de recherches sur l’échec d’implantation et la réactivation ovarienne.

« En matière de recherche, nous sommes avant tout motivés par ces futures découvertes qui nous permettront d’améliorer nos résultats et d’offrir à nos patients les meilleures garanties pour leurs traitements de PMA. Mais, nous sommes également très fiers que nos travaux et notre expérience de la pratique clinique soient ainsi reconnus et mis en valeur au cours des congrès auxquels nous participons chaque année ». C’est ainsi que le Dr Nicolás Garrido, directeur de la Fondation IVI, souligne l’importance de la recherche dans le domaine de la PMA.

Les progrès réalisés en matière d’activation ovarienne

Sonia Herraiz est chercheuse de la Fondation IVI et coordinatrice de l’étude intitulée « Combination of Stem Cell Secreted and Platelet Enclosed Growth Factors Restores Ovarian Function in an Aging Mouse Model ». Elle a réussi à comparer l’injection intra-ovarienne de plasma enrichi en plaquettes (PRP) et l’injection intra-ovarienne de plasma enrichi à la fois en facteurs sécrétés par les cellules souches de la moelle osseuse et en facteurs contenus dans les plaquettes.

« La principale différence réside dans le fait que, pour ces travaux, nous avons utilisé un modèle de rajeunissement physiologique. Pour y parvenir nous avons mené des expériences sur des animaux qui pouvaient, d’une manière ou d’une autre, représenter des modèles de patientes : patientes jeunes, patientes d’âge maternel avancé, et patientes de plus de 45 ans. Nous avons donc vérifié si, pour ces trois groupes de patientes, une de ces deux solutions, autrement dit, l’injection intra-ovarienne de PRP ou la combinaison de facteurs de cellules souches et de plaquettes, pouvait contribuer à améliorer leur capacité de reproduction  ». À travers ses déclarations, le Dr Herraiz nous laisse entrevoir des résultats très prometteurs.

Obtenir des embryons de meilleure qualité

Son étude montre en effet que l’injection de cette combinaison, facteurs des cellules + facteurs des plaquettes, permet d’améliorer le développement des follicules grâce à la régénération de la vascularisation ovarienne. Ainsi l’on favorise la récupération d’un plus grand nombre d’ovocytes après la stimulation ovarienne et l’obtention d’embryons de meilleure qualité. Cette découverte prend une importance particulière dans la mesure où elle s’applique autant au groupe d’âge maternel avancé qu’au groupe représentant des femmes de plus de 45 ans. Et ceci aurait aussi une influence sur l’échec d’implantation, qui pourrait être pallié.

« Ces résultats nous ont permis de pouvoir prétendre aux « SRI President’s Plenary Awards », prix que nous sommes particulièrement fiers de recevoir. Il reconnaît l’intérêt scientifique de 4 travaux parmi ceux sélectionnés, encourageant ainsi les jeunes chercheurs à présenter des études de grande qualité. » se réjouit le Dr Herraiz.

Le rôle de la progestérone dans l’implantation embryonnaire

Le comportement d’un récepteur non classique de la progestérone (PGRMC2) lors d’une implantation embryonnaire a été également décrit pour la première fois dans l’histoire de la médecine. Un autre prix a ainsi été décerné à une des études présentées par IVI et coordonnée par le Dr Francisco Domínguez, chercheur de la Fondation IVI. SOn titre est « Deciphering the Role Of PGRMC2 In Decidualization and Trophoblast Invasion Using Primary In Vitro Models ».

« L’échec d’implantation est une des principales causes d’infertilité de la femme, or, son processus est actuellement mal connu. Pour qu’une implantation d’embryon se déroule bien, l’endomètre humain doit être dans un état suffisamment réceptif obtenu en réponse aux hormones comme la progestérone. L’analyse de ce récepteur hormonal peu connu (PGRMC2) va permettre d’augmenter les taux de fertilité des femmes souffrant d’infertilité et de développer de nouvelles techniques pour améliorer l’implantation embryonnaire et obtenir ainsi des grossesses menées à terme », explique le Dr Francisco Domínguez. Le but est donc de réduire le nombre de fausses couches et aussi l’echec d’implantation.

Le développement embryonnaire précoce 

Enfin, la troisième des études menées par IVI ayant reçu un prix est intitulée « Single cell transcriptome description of early development haploid androgenotes and parthenotes ». Celle-ci a consisté à analyser pour la première fois chez l’être humain, le développement précoce embryonnaire au niveau de la transcriptomique des embryons humains uniparentaux haploïdes.

À ce propos, le Dr Domínguez a tenu aussi à préciser les raisons de l’intérêt de son étude. « Les embryons uniparentaux constituent une excellente solution pour ce type d’étude dans la mesure où de nombreux pays (dont l’Espagne) interdisent la recherche sur le développement précoce de l’embryon avec des embryons humains sains et viables ».

En effet, parce que ces embryons uniparentaux ne contiennent que la partie génétique maternelle ou paternelle, ils peuvent être utilisés à des fins de recherche. Par ailleurs, ils sont particulièrement utiles car ils permettent de définir avec une grande précision la contribution de chaque gamète (maternel et paternel) séparément, au cours des premières étapes du développement embryonnaire, soit de la fécondation de l’ovocyte à la formation du blastocyste, qui a lieu entre le 5e et le 7e jour du développement. Ces embryons n’étant pas viables, ils peuvent être utilisés dans la recherche.

« À ce jour, le domaine du développement embryonnaire précoce avec ses nombreux processus et/ou facteurs qui déterminent la future viabilité de l’embryon est encore peu connu. Ces processus et facteurs pourraient pourtant permettre de bien mieux comprendre ce stade embryonnaire précoce. Ce type d’études nous permet de progresser et d’ouvrir la voie à une optimisation des résultats en matière de reproduction pour nos patients », conclut le Dr Domínguez.

 

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