7 avril 2017

Maman … : pourquoi n’ai-je pas de papa ? : les clés de la maternité célibataire

IVI

Les modèles familiaux sont en constante évolution. Pour preuve, de plus en plus de femmes célibataires font notamment le choix d’affronter la maternité seule. Bien que leur décision soit très réfléchie et posée, la plupart de ces femmes, devenues mères, sont souvent inquiètes quand vient le moment de révéler à leurs enfants, leurs origines.

« La société change et le rôle de la femme face à la maternité aussi. De nos jours, la femme peut décider du moment où elle souhaite devenir mère car elle peut préserver ses ovules, mais aussi comment elle souhaite construire sa famille. Dans les cinq dernières années, ce profil de femmes a atteint 58 % et il est toujours en augmentation. Cette donnée est très importante, car la société se doit de se préparer à ce nouveau modèle de famille », souligne le docteur Manuel Fernández, directeur d’IVI Séville.

Cette évolution vient du fait que la PMA est mieux connue et plus accessible aujourd’hui pour ces femmes qui souhaitent assouvir leur désir de maternité seules. En effet, elles peuvent recourir à la PMA : l’insémination artificielle, la FIV ou le don d’ovocytes avec sperme du donneur. Cependant, l’accès à ces traitements de procréation assistée n’est pas autorisé pour ces femmes en France. Elles doivent donc se rendre à l’étranger, comme en Espagne, où ces traitements sont autorisés.

A l’occasion d’un atelier organisé à IVI Séville avec des mères célibataires interrogées sur leurs principales préoccupations, 32% d’entre elles, ayant choisi cette situation, ont répondu expliquer à leurs enfants comment ils sont venus au monde.
Maria del Mar Tirado, psychologue à la clinique IVI Séville donne quelques clés pour aider ces femmes à affronter ce moment sereinement et à répondre aux questions qu’elles se posent.
– Comment expliquer à nos enfants leurs origines ?
– Pourquoi n’ai-je pas de papa ?

« Ce sont des femmes sûres et stables. Leurs réponses doivent être: directes, fermes, claires, et sans aucun doute sur le modèle de famille choisi et toujours en adaptant l’information à l’âge de l’enfant », remarque la spécialiste. En effet, adapter la réponse au niveau de maturité et de compréhension de l’enfant est fondamental.

Jusqu’aux deux ans:
L’enfant est trop petit pour ce type de doutes, ce qui est recommandé, c’est de créer un environnement sûr et normalisé qui permettra, quand le moment sera venu, de lui expliquer le modèle familial. Les contes peuvent aider à transmettre l’information.

Dès deux ans et jusqu’à sept ans:
Quand l’enfant commence à parler, il faut se concentrer sur lui afin de pouvoir lui donner des explications et il doit–être lui-même le protagoniste : à travers des événements tels que la grossesse, l’accouchement, l’éducation, etc. Il est très important de toujours répondre aux questions calmement.

Après avoir expliqué comment la famille s’est formée, il faut montrer à l’enfant l’affection qu’on lui porte, avec des phrases comme : « Maman avait tellement envie que tu sois avec elle, elle t’aimait déjà avant que tu sois né(e)! », « Elle voulait une petite fille comme toi (brune, blonde) », « Je t’aime beaucoup, il y a un grand nombre de gens qui t’aiment aussi : ta tante, tes grands-pères, tes amis … ».

Quand arrive la question, de « pourquoi l’enfant n’a pas de père », plus fréquent chez des enfants plus grands, on peut expliquer que maman avait envie d’avoir un bébé mais n’avait pas d’amoureux, un médecin l’a donc aidé à être mère.
Des phrases comme « Il y a différents types de famille et la nôtre est comme ceci : une maman et un enfant  » ou « Un médecin a aidé maman à ce que tu naisses », peuvent être utiles.
La psychologue conseille également de mentionner la présence du donneur sans donner de détails techniques.

De sept à douze ans:
À ces âges, « il est important d’expliquer que le donneur est une personne qui a aidé l’enfant à venir au monde, mais qu’il n’est pas son père. Dans ce type de famille, il n’y a pas de papa », insiste Mª del Mar Tirado. « Expliquer le rôle du donneur est important, mais il faut le différencier du rôle du père ». L’enfant a besoin de comprendre le processus biologique dont il est issu, les mots comme donneur, cellule, laboratoire, etc. peuvent être mentionnés.

De douze à quinze ans – vingt ans:
Les adolescents auront des questions, mais la colère et, sûrement même, des reproches feront surface. Il faut donc être bien préparé pour faire face le plus naturellement possible, sans montrer de culpabilité et tout en défendant avec assurance le modèle familial choisi.

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