20 mars 2017

PMA et soutien psychologique sont la clé pour vivre avec l’endométriose

Entre 30 et 50% des femmes qui sont stériles souffrent d’endométriose, ce qui en fait la troisième cause d’infertilité chez les femmes dans le monde.

L’endométriose est une maladie aussi douloureuse qu’inconnue comme nous en avons déjà parlé dans le précédent billet. Elle touche des millions de femmes dans le monde – une femme sur dix souffre de ses symptômes.

Causée par la présence de tissu endométrial en dehors de la cavité utérine, elle provoque le plus souvent des douleurs sévères pendant les menstruations ou des douleurs pelviennes chroniques, qui peuvent même devenir invalidantes.
Dans certains cas, la maladie est asymptomatique, c’est-à-dire que les femmes ne ressentent aucune douleur et elles sont pourtant atteintes de la maladie, qui progresse, mais elles ne le savent pas.

Parmi les techniques de préservation de la fertilité, la vitrification d’ovocytes peut apporter à ces femmes qui connaissent des problèmes de fertilité causés par la maladie, une véritable solution appropriée avec des taux de réussite élevés.
Cette technique reste aujourd’hui la meilleure garantie pour les femmes qui souhaitent devenir mères dans le futur, qu’elles doivent subir une intervention chirurgicale qui pourrait compromettre leur fertilité, ou qu’elles désirent simplement reporter leur maternité.

Au cours des dix dernières années, plus de 8500 femmes ont fait appel à IVI pour des problèmes de fertilité dus à l’endométriose, ce qui représente 10% des patientes.

Pour le Docteur Juan Antonio Garcia Velasco, Directeur de le clinique IVI Madrid, l’approche clinique de cette maladie est en train de changer : « Il n’y a eu aucun progrès dans le traitement de l’endométriose au cours des vingt dernières années, il n’y a toujours pas de remède. La différence est que désormais le diagnostic et le début du traitement sont plus réalistes et contribuent à améliorer la qualité de vie des personnes atteintes d’endométriose ».
« Avant, ils pouvaient se passer jusqu’à six ans avant de pouvoir déceler et diagnostiquer la maladie chez une femme et très peu de médecins savaient la traiter. » assure le Dr Garcia Velasco.
L’âge moyen auquel on décèle la maladie se situe autour de 27 ans et on estime que 70% des femmes atteintes de cette maladie ont déjà reçu un diagnostic erroné.

Le manque d’information ainsi que l’absence de prise de conscience sociale de ce problème, fait que beaucoup de ces femmes se sentent seules et incomprises face à la douleur.

Pour prendre en charge ces patientes, IVI a mis en place ‘des unités spécifiques de l’endométriose’ dans ses cliniques, depuis 2015. Ces unités permettent de réaliser un diagnostic rapide, de trouver un traitement de PMA adapté et d’offrir un suivi à la fois médical et psychologique afin que les patientes se sentent soutenues et comprises.

Beaucoup de femmes redoutent une intervention chirurgicale et par peur, elles contiennent la douleur avec des médicaments. Mais, dans bon nombre de cas, la meilleure option reste la chirurgie.

Le caractère chronique de l’endométriose implique de diagnostiquer la maladie le plus tôt possible et de la traiter de manière appropriée. En effet, la maladie s’aggrave au fil du temps et il est alors primordial que la femme soit parfaitement informée des risques qu’elle encourt dès le départ afin de ne pas trop retarder sa maternité.

On estime que dans les cas d’endométriose, bien que cela dépende de l’âge et du contexte clinique, peu importe qu’elle soit modérée ou sévère, le taux de grossesse naturelle est inférieur à 2% (entre 2 et 4,5% dans les cas légers), soit bien en dessous des 20% pour les femmes qui ne sont pas atteintes de cette la maladie.

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