10 décembre 2019

Réserve ovarienne : la qualité et la quantité des ovules varient en fonction de l’âge

La réserve ovarienne désigne le stock d’ovocytes présents dans les ovaires d’une femme à un moment M. Cette « provision » de follicules a des conséquences sur les chances de concevoir un enfant et fait donc partie des critères pris en compte lors d’un bilan de fertilité. Comment évolue la réserve ovarienne au fil de l’âge ? Quels examens permettent de l’évaluer ? En quoi le bilan de la réserve ovarienne peut-il aider les spécialistes à choisir le traitement de PMA le plus adapté ? Réserve ovarienne : la qualité et la quantité des ovules varient en fonction de l’âge. On vous explique pourquoi.

Réserve ovarienne : un stock qui diminue avec l’âge

La réserve ovarienne se constitue lors de la vie intra-utérine. Elle atteint 5 à 7 millions de follicules ovariens à 5 mois de grossesse. Ce chiffre baisse ensuite : il n’est plus que de 1 à 2 millions à la naissance. Il descend à 400 000 à la puberté, puis frôle les 25 000 à 37 ans. On assiste à partir de cet âge à un net fléchissement : le nombre de follicules primordiaux n’est plus que de 10 000 à 40 ans et finit par plafonner à moins de 1 000 lors de la ménopause. Ce phénomène nommé atrésie folliculaire est très marqué entre 35 et 43 ans. Ici, contrairement aux hommes chez qui la production de spermatozoïdes est constante à partir de la puberté, la réserve ovarienne ne se renouvelle pas : elle est constituée une fois pour toutes et décroît avec l’âge, à chaque cycle menstruel. Dans le cadre de la PMA (procréation médicalement assistée), le niveau de la réserve ovarienne reflète les chances de réponse aux traitements tels que la stimulation ovarienne.

Pourquoi et comment évalue-t-on la réserve ovarienne ?

Afin de savoir si les ovaires sont en capacité de répondre à une stimulation ovarienne, une évaluation de la réserve ovarienne est prescrite lors du bilan d’infertilité. Deux examens sont mis en œuvre pour sonder la réserve ovarienne : l’étude hormonale basale et le comptage des follicules antraux (CFA) par échographie endovaginale.

L’étude hormonale basale permet de mesurer les hormones suivantes :

  • L’hormone antimullérienne (AMH) sécrétée par les follicules ovariens dont le taux sanguin est d’autant plus important que le nombre de follicules ovariens est élevé. Par conséquent, un faible taux d’AMH signale une réserve ovarienne basse, où il ne reste que peu de follicules. Un taux indétectable d’AMH peut être révélateur d’une insuffisance ovarienne. Ce cas de figure est jugé normal pour une femme qui approche de la ménopause. A contrario, des taux très élevés d’AMH peuvent être le signe de syndrome des ovaires polykystiques (SOPK), caractérisé par la présence de nombreux petits follicules ovariens. Le dosage de l’hormone antimullérienne (AMH) peut être effectué à n’importe quel moment du cycle menstruel.
  • L’hormone folliculo-stimulante (FSH) qui orchestre le cycle menstruel en stimulant la production de l’ovule et en agissant sur les follicules ovariens. Son dosage est réalisé entre le 3e et le 5e jour du cycle menstruel. Un taux élevé de cette hormone responsable de la croissance des follicules peut être révélateur d’une insuffisance ovarienne.
  • La LH (hormone lutéinisante) contribuant à la maturation des follicules. L’augmentation de sa concentration au 14e jour du cycle féminin déclenche l’ovulation.
  • L’œstradiol dont l’étude entre le troisième et le cinquième jour du cycle est interprété avec le résultat de FSH et est aussi un indicateur de la réserve ovarienne

Le comptage des follicules antraux (CFA) par échographie endovaginale

Essentiel dans le bilan de la réserve ovarienne, le comptage des follicules antraux (CFA) par échographie endovaginale associé au dosage hormonal basal contribue au diagnostic et influence la stratégie de PMA à mettre en œuvre.

Ici, on dénombre les follicules antraux (CFA), dont la taille varie de 2 à 10 millimètres. Le chiffre normal de follicules antraux se situe autour de 8 à 10 par ovaire chez une femme de 25 ans. Un nombre élevé de follicules peut être révélateur d’un syndrome des ovaires polykystiques (ce qui peut présenter un risque d’hyperstimulation ovarienne lors d’un traitement de PMA). Un nombre faible de follicules peut être symptomatique d’une altération de la réserve ovarienne (probabilité de faible réponse à la stimulation). L’échographie endovaginale est prescrite entre le 2e et le 3e jour du cycle menstruel en dehors de toute contraception.

L’importance de la réserve ovarienne lors d’un traitement de PMA

Nous l’avons vu, les femmes naissent avec un stock non renouvelable d’un à deux millions d’ovocytes environ. Outre l’épuisement progressif et définitif de ce capital ovocytaire (chaque cycle menstruel, provoquant la perte de près d’un millier d’ovocytes), au fil de l’âge, la qualité des ovocytes encore présents décline graduellement. Ce phénomène naturel entraînant une chute inéluctable de la capacité des cellules à être fécondées accroît les problèmes d’infertilité rencontrés par les femmes après 40 ans.

En pratique, la probabilité de conception par cycle est de :

  • 25 % pour les femmes de 25 ans ;
  • 12 % pour les femmes de 35 ans ;
  • 6 % pour les femmes de 42 ans.

Cumulés sur deux ans, les chiffres atteignent :

  • 90 % des femmes âgées de 25 ans ;
  • 45 % des femmes âgées de 35 ans ;
  • 12 % des femmes âgées de 42 ans.

 

Lors d’un traitement de PMA, l’évaluation de la réserve ovarienne permet de prédire la réponse à la stimulation ovarienne. En effet, aucun traitement ne peut augmenter la réserve ovarienne. Pour concrétiser leur projet parental, les patientes ont plusieurs options :

  • La fécondation in vitro (FIV) et l’insémination artificielle (IA), lorsque la réserve ovarienne est suffisamment importante ;
  • Le don d’ovocyteen cas de réserve ovarienne faible ;
  • La préservation de la fertilité pour anticiper une grossesse (pour raisons personnelles ou médicales comme un traitement de chimiothérapie ou de radiothérapie) en procédant à la cryoconservation de leurs propres ovocytes avant 35 ans en vue d’une utilisation ultérieure dans le cadre d’une FIV.

Vous désirez obtenir un supplément d’information sur les dispositifs médicaux mis en œuvre par les centres IVI en cas de réserve ovarienne faible ? N’hésitez pas à nous contacter au 08 00 941 042 (numéro gratuit depuis la France) ou au +34 960 451 185. Vous pouvez également entrer en contact avec nos services en remplissant notre formulaire en ligne. Nous vous recevons en français dans nos cliniques d’Alicante, Barcelone, Bilbao, Ibiza, Madrid, Málaga, Majorque, San Sébastian, Séville et Valence.

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