8 mai 2017

Comment l’endométriose affecte le système reproductif

endométriose

Maladie chronique généralement récidivante, l’endométriose touche environ 1 femme sur 10 en âge de procréer. Responsable de troubles gynécologiques sérieux, cette affection induit dans certains cas des problèmes dinfertilité. Des études récentes révèlent que 20 à 50 % des patientes qui consultent pour une FIV ont une endométriose. Pour mieux comprendre cette maladie commune, mais encore mal diagnostiquée, nous vous proposons de répondre aux questions les plus fréquentes. Qu’est-ce que l’endométriose ? Quelle est l’origine de cette pathologie ? Qui touche-t-elle ? Quels sont les mécanismes et les localisations des lésions ? Quels sont les symptômes et que ressent une patiente porteuse d’une endométriose ? Quelles sont les séquelles et les conséquences ? Quels liens existent entre infertilité ou fausses couches et endométriose ? Comment diagnostiquer la maladie ? Y a-t-il un traitement ? Comment se passe la prise en charge de l’infertilité associée à l’endométriose ?

L’endométriose : l’origine

Sous l’effet des œstrogènes, l’endomètre s’épaissit naturellement au cours du cycle menstruel, en vue d’accueillir un éventuel embryon. Si la fécondation n’intervient pas, cette muqueuse qui tapisse l’utérus se délite et est évacuée lors des règles. Chez la femme atteinte d’endométriose, certaines cellules de l’endomètre migrent hors de la cavité utérine par les trompes, les voies lymphatiques ou le système vasculaire, au lieu de s’écouler. Un tissu similaire au tissu endométrial se développe alors loin de ses bases et colonise les organes génitaux et le péritoine, voire les appareils urinaire et digestif. Le vagin, les ligaments utéro-sacrés, les ovaires, la vessie ou encore le rectum peuvent être affectés. Spontanément ou sous l’effet de facteurs hormonaux, ces fragments de tissu délocalisés provoquent des lésions inflammatoires, des adhérences et des kystes dans les organes atteints.

Qui est concerné par l’endométriose ?

Fréquente, cette maladie gynécologique touche environ 10 % des femmes, même très jeunes, et pas loin de 40 % des femmes souffrant depuis la puberté de douleurs chroniques pelviennes, notamment pendant les règles. Il n’est pas rare de rencontrer des cas chez des patientes ménopausées ou ayant subi une hystérectomie ou une ovariectomie. Dans ces situations, la cause peut être recherchée du côté des traitements hormonaux de substitution.

Les symptômes de l’endométriose : de la douleur à l’infertilité

Parfois asymptomatique, l’endométriose entraîne habituellement des douleurs pelviennes récurrentes, potentiellement très aiguës, surtout au moment des règles. À terme, elle peut induire des problèmes d’infertilité. La sévérité de l’affection n’est pas toujours corrélée à l’étendue des lésions. Celles-ci, sensibles aux hormones féminines, se comportent comme du tissu utérin. Elles prolifèrent, « saignent » et laissent des cicatrices dans les fibres à chaque cycle. Des douleurs peuvent également être ressenties lors des rapports sexuels. Quand elle se révèle asymptomatique, l’endométriose est souvent découverte à l’occasion d’une consultation en vue de concevoir un enfant.

Infertilité et endométriose : les mécanismes

Divers mécanismes expliquent l’infertilité associée à l’endométriose. Troubles de l’ovulation, diminution de la réserve folliculaire et syndrome du follicule non rompu ne sont que quelques-unes des étapes de la reproduction impactées par la maladie. La présence d’amas de tissu ou de kystes ovariens peut par ailleurs mettre un frein à la fécondation dans le cas de lésions graves. De plus, l’utérus des patientes endométriosiques présente des caractéristiques défavorables à l’implantation d’un embryon, allant de dysfonctionnements immunitaires à des réactions inflammatoires du liquide péritonéal, ayant également des conséquences néfastes sur les spermatozoïdes.

Infertilité associée à l’endométriose : la prise en charge

Un traitement hormonal destiné à provoquer une aménorrhée (absence de règles) est généralement proposé en première intention aux patientes avec endométriose, afin de réduire les douleurs liées à la maladie. Celui-ci n’enraye cependant pas l’évolution des lésions. Lorsque le désir d’enfant se fait sentir, si la grossesse n’intervient pas de manière spontanée, il est fort probable que la patiente ait recours aux techniques de PMA (procréation médicalement assistée) comme le don d’ovocytes, l’injection intracytoplasmique (ICSI), l’insémination artificielle et la fécondation in vitro (FIV).

Les techniques de PMA dans le cadre de l’endométriose

D’après de récentes études publiées par EndoFrance (association française de lutte contre l’endométriose), l’endométriose est une indication de procréation médicalement assistée (PMA) présentant des taux de succès satisfaisants, soit 28,3 % d’accouchements dès la 1re FIV. Au total, ce sont 50 % des patientes endométriosiques qui obtiennent une grossesse après une FIV.

Pourquoi pratiquer une FIV en Espagne ?

Contrairement à ce qui se fait en France, le don d’ovocytes en Espagne est anonyme. Les donneuses sont donc beaucoup plus nombreuses et les listes d’attente quasiment inexistantes. Pour prendre en charge les patientes souffrant d’endométriose, IVI (Institut Valencien de l’Infertilité), première institution médicale d’Espagne entièrement dédiée à la reproduction humaine assistée, a mis en place des « unités spécifiques de l’endométriose » dans ses cliniques depuis 2015. Celles-ci permettent de réaliser un diagnostic rapide et d’élaborer un protocole de PMA en Espagne adapté à chaque cas. C’est ainsi que les patientes peuvent, par exemple, bénéficier d’une insémination artificielle ou d’une FIV à Barcelone, Bilbao, Madrid, Saint Sébastien ou Valence. Le Groupe IVI garantit une transparence totale sur ses méthodes de fécondation in vitro, prix, démarches simplifiées, techniques complémentaires…

Les récompenses d’un groupe leader

Leader mondial dans le domaine de la procréation assistée, le Groupe IVI, fondé en 1990, compte plus de 70 cliniques réparties dans 13 pays. En Espagne, nos centres de Barcelone, Bilbao, Madrid, Saint Sébastien et Valence vous reçoivent en français. Avec plus de 26 ans d’expérience, les différentes cliniques de l’Institut Valencien de l’Infertilité disposent d’une technologie d’avant-garde et des meilleurs professionnels. Certains des praticiens qui travaillent chez nous ont été récompensés par les distinctions les plus prestigieuses, dont les prix de l’American Society for Reproductive Medicine, de la Society for Gynecologic Investigation et de l’Ares-Serono Foundation. Nos spécialistes dispensent en outre des traitements personnalisés et assurent un suivi à la fois médical et psychologique après une insémination en Espagne. Ce qui permet aux patientes de se sentir soutenues et comprises, et d’atteindre leur objectif : devenir maman.

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