L’amniocentèse est une procédure médicale visant à établir le caryotype du fœtus. Pour examiner la constitution des chromosomes de l’embryon et dépister d’éventuelles anomalies, il faut ponctionner une petite quantité de liquide amniotique dans lequel grandit l’enfant à naître.
Même si elle est indolore, cette intervention dite invasive comporte un risque de fausse-couche compris entre 0,5 % et 1 %. Pour minimiser ce danger, nous préconisons l’utilisation de nouvelles techniques, sans risque et fiables à plus de 98 % : les tests prénatals non invasifs. Qu’est-ce que l’amniocentèse ? Y a-t-il d’autres examens similaires ? On en parle ici.
Qu’est-ce que l’amniocentèse ?
L’amniocentèse consiste à prélever une faible quantité de liquide amniotique, qui sera analysée en laboratoire ultérieurement. Ce test se réalise entre la 16e et la 22e semaine de grossesse.
Le geste consiste Ă ponctionner une petite quantitĂ© de liquide amniotique entourant le fĹ“tus pendant la grossesse. Ce liquide stĂ©rile contient de l’eau, des sels minĂ©raux et des cellules fĹ“tales. Pour l’atteindre, il faut passer la barrière de la paroi abdominale maternelle puis de la « poche des eaux ». C’est pourquoi le spĂ©cialiste doit rĂ©aliser cette intervention sous Ă©chographie, au moyen d’une fine aiguille reliĂ©e Ă une seringue. Indolore, cet acte ne nĂ©cessite gĂ©nĂ©ralement pas d’anesthĂ©sie.
A quoi sert l’amniocentèse ?
L’amniocentèse est généralement conseillée pour dépister la trisomie 21 ou syndrome de Down (présence d’une paire de chromosomes 21 surnuméraire) chez l’enfant à naître. Or, elle permet aussi de déceler d’autres anomalies génétiques ou chromosomiques (anomalies du nombre, aneuploïdies et anomalies de la forme) chez le fœtus. En voici quelques exemples :
- La trisomie 18 ou syndrome d’Edwards (présence d’un chromosome surnuméraire pour la 18e paire)
- La trisomie 13 ou syndrome de Patau (présence d’un chromosome 13 surnumériare
- Le syndrome de l’X fragile 
- La mucoviscidose
Par ailleurs, l’amniocentèse permet de pratiquer des analyses en cas de suspicion de virose, de parasitose ou d’incompatibilité sanguine fœto-maternelle, comme par exemple :
- Cytomégalovirus (virus responsable d’infections asymptomatiques rendant le fœtus vulnérable)
- Varicelle
- Toxoplasmose (infection parasitaire asymptomatique présentant un risque sérieux pour les femmes enceintes)
- Maladie hémolytique du nouveau-né (destruction des globules rouges de l’enfant à naître par les anticorps de la mère)
Quand réaliser une amniocentèse ?
L’amniocentèse est pratiquĂ©e très frĂ©quemment, mais elle suscite toujours une certaine apprĂ©hension chez les femmes enceintes. GĂ©nĂ©ralement, cet examen est recommandĂ© aux femmes de plus de 38 ans. On considère que passĂ© cet âge, les risques d’anomalies chromosomiques pour le fĹ“tus augmentent. Cette analyse est aussi rĂ©alisĂ©e en prĂ©sence d’antĂ©cĂ©dents familiaux indiquant un Ă©ventuel problème gĂ©nĂ©tique.
L’amniocentèse peut être indiquée dans certains cas :
- La mère est âgée de plus de 38 ans ou a déjà connu une grossesse ou un accouchement avec une anomalie congénitale ;
- L’un des parents ou les deux sont porteurs d’une anomalie chromosomique ou souffrent d’une maladie génétique transmissible à l’enfant à naître ;
- L’un des parents ou les deux ont, dans leurs antécédents familiaux, des cas de maladies génétiques ;
- Les marqueurs sériques signalent un risque élevé de trisomie 21 ;
- L’un des enfants de la fratrie présente une anomalie génétique ou chromosomique ;
- L’échographie détecte une anomalie ou une malformation du fœtus ou met en évidence une augmentation de la clarté nucale associée à une suspicion de trisomie 21.
En ce qui concerne la grossesse, quand rĂ©aliser une amniocentèse ? Les experts s’accordent Ă dire que la pĂ©riode la plus sĂ»re se situe entre la seizième et la dix-huitième semaine de grossesse.
PrĂ©paration Ă l’amniocentèse
L’amniocentèse ne nĂ©cessite pas de prĂ©paration particulière prĂ©alable. Vous n’avez pas besoin d’ĂŞtre Ă jeun ni de prendre un mĂ©dicament spĂ©cifique. Voici quelques lignes directrices pour le jour de votre rendez-vous :
- Posez toutes les questions qui vous viennent Ă l’esprit Ă votre mĂ©decin, il est essentiel que vous soyez bien informĂ©e.
- L’examen peut susciter une certaine nervositĂ© ou du stress. PrĂ©parez-vous mentalement et recherchez le soutien d’amis ou de membres de votre famille qui ont dĂ©jĂ traversĂ© cette expĂ©rience et peuvent vous aider.
- Suivez les instructions de votre spécialiste et ayez une confiance totale en lui.
L’amniocentèse Ă©tape par Ă©tape
L’amniocentèse est pratiquĂ©e en salle d’opĂ©ration. La patiente sera allongĂ©e sur une table pour entamer le processus, qui comporte plusieurs Ă©tapes.
Échographie préliminaire
Tout d’abord, le spĂ©cialiste rĂ©alise une Ă©chographie pour localiser l’embryon dans l’utĂ©rus et dĂ©terminer sa position. Cela facilitera la procĂ©dure.
Extraction
Ensuite, environ vingt millilitres de liquide amniotique seront prĂ©levĂ©s Ă l’aide d’une fine aiguille. Aucune anesthĂ©sie locale n’est gĂ©nĂ©ralement utilisĂ©e, mais une crème peut ĂŞtre appliquĂ©e pour engourdir la zone de la piqĂ»re. Pour assurer un prĂ©lèvement prĂ©cis, une Ă©chographie est effectuĂ©e en continu pendant la ponction. L’examen dure gĂ©nĂ©ralement entre 20 et 30 minutes. Il est possible que la patiente ressente une piqĂ»re ou une lĂ©gère sensation de douleur. Cependant, certaines femmes ne ressentent rien du tout.

Récupération
Après l’intervention, la patiente se remettra et pourra rentrer chez elle. Dans certains cas, un repos de 48 heures est nĂ©cessaire pour Ă©viter d’Ă©ventuelles complications. Le mĂ©decin dĂ©cidera dans chaque cas si la patiente peut reprendre sa vie normale immĂ©diatement.
RĂ©sultats de l’amniocentèse
Les rĂ©sultats de l’amniocentèse prennent gĂ©nĂ©ralement entre une et deux semaines. Comme nous l’avons mentionnĂ© prĂ©cĂ©demment, ils permettront de dĂ©tecter des anomalies chromosomiques ou gĂ©nĂ©tiques chez le fĹ“tus.
Certaines de ces anomalies concernent le nombre ou la structure des chromosomes. Dans d’autres cas, cet examen permet de dĂ©tecter des problèmes gĂ©nĂ©tiques chez le fĹ“tus et de connaĂ®tre, de manière gĂ©nĂ©rale, son Ă©tat de santĂ©.
Les risques de l’amniocentèse
Le principal risque lié à l’amniocentèse est la fausse-couche. Un risque évalué à 1 % des grossesses. Les autres risques sont :
- Une infection du liquide amniotique ;
- Le passage de sang fœtal dans le système sanguin de la mère ;
- Un accouchement prématuré ;
- Une blessure du fœtus par l’aiguille.
Nombreux sont les parents qui redoutent les contraintes et les effets secondaires de l’amniocentèse. Pour éviter toute sorte de risques, il est aujourd’hui possible de réaliser un diagnostic totalement fiable sans avoir recours à l’amniocentèse de façon obligatoire grâce aux tests prénatals non invasifs.
Tests prénatals non invasifs : une alternative fiable à l’amniocentèse
Réalisés avant la naissance du bébé, les dépistages prénatals non invasifs sont des tests n’entraînant aucune intervention sur le fœtus. Reposant sur l’ADN fœtal libre circulant dans le sang maternel, cette technique permet de poser un diagnostic sur simple analyse sanguine de la mère.
À IVI nous offrons les tests prénatals non invasifs les plus complets qui existent aujourd’hui. Sans aucun risque pour l’enfant à naître, ils permettent de dépister de manière extrêmement fiable la présence :
- D’anomalies des chromosomes 21, 18 et 13, telles que le syndrome de Down, le syndrome de Edwards et le syndrome de Patau ;
- Les anomalies les plus communes causées par les chromosomes sexuels (X et Y), comme le syndrome Klinefelter ou le syndrome de Turner.
Le test génétique préimplantatoire : un dépistage avant transfert d’embryons
Durant la phase prĂ©implantatoire, plusieurs tests rĂ©alisĂ©s sur l’embryon avant son transfert peuvent concourir Ă limiter le recours Ă l’amniocentèse. Le test gĂ©nĂ©tique prĂ©implantatoire (PGT) que nous offrons Ă IVI permet de dĂ©pister certaines altĂ©rations gĂ©nĂ©tiques et chromosomiques de l’embryon avant de le transfĂ©rer dans l’utĂ©rus. Cela nous aide Ă prĂ©venir la transmission Ă la descendance de maladies hĂ©rĂ©ditaires graves. Â
De même, le PGT nous permet d’éviter le transfert d’embryons qui ne donneraient pas lieu à une naissance.
Vous voulez en apprendre davantage sur les tests prénatals non invasifs et les tests génétiques préimplantatoires proposés dans les centres IVI ? Contactez-nous au téléphone ou en remplissant notre formulaire en ligne. Nous avons le plaisir de vous recevoir en français dans un grand nombre de cliniques francophones.
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