13 juin 2018

La tératospermie : définition, causes, symptômes et traitement

Espermatozoides

 

Outre les dommages ou les lésions testiculaires et les troubles de l’éjaculation, l‘infertilité chez l’homme peut être provoquée par certaines affections touchant les spermatozoïdes, qui peuvent être en faible nombre, de mauvaise qualité ou peu mobiles. Le problème peut aussi provenir d’une altération séminale caractérisée par un nombre particulièrement élevé de spermatozoïdes présentant une forme anormale. On parle alors de tératospermie, une condition qui peut nettement réduire les chances de concevoir spontanément un enfant. Quand considère-t-on qu’un patient souffre de tératospermie ? Quelles sont les causes de ce trouble ? Comment en reconnaître les symptômes ? L’assistance médicale à la reproduction peut-elle apporter une solution lorsque les traitements classiques ne donnent pas de résultats ? Gros plan sur la tératospermie et les réponses proposées par la procréation médicalement assistée.

 

Définition de la tératospermie

Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), lorsque plus de 95 % des spermatozoïdes présents dans l’éjaculat masculin souffrent d’altérations dans leur morphologie, on est en présence de tératospermie. Contrairement au spermatozoïde sain, le spermatozoïde de forme anormale ne présente pas une tête ovale, est doté d’un cou une fois et demi plus long ou encore d’un flagelle court. Ces altérations de la morphologie peuvent impacter négativement la mobilité des spermatozoïdes ou leur capacité à pénétrer dans l’ovocyte, aboutissant à une infertilité. En fonction de la gravité de la tératospermie (tératospermie légère, modérée ou sévère), les chances d’obtenir une grossesse spontanée peuvent grandement s’amenuiser. C’est là que la reproduction médicalement assistée entre en jeu.

 

Les différentes anomalies observées dans les cas de tératospermie

Plusieurs catégories d’anomalies peuvent être distinguées dans les cas de tératospermie, selon que la tête ou le flagelle du spermatozoïde est touché. Lorsque l’anomalie se situe au niveau de la tête, le spermatozoïde ne peut pas franchir l’enveloppe de l’ovocyte, ce qui empêche la fécondation. Le spermatozoïde peut être microcéphale (petite tête), macrocéphale (grosse tête) ou bicéphale (double tête). Il peut aussi avoir une tête irrégulière ou une tête allongée. Lorsque l’anomalie concerne le flagelle, le spermatozoïde est gêné dans sa capacité à se mouvoir. Il peut se présenter avec un flagelle court, anguleux, enroulé, voire double.

 

Le spermogramme : le test de référence pour le diagnostic de la tératospermie

Le spermogramme est le test de base utilisé pour diagnostiquer la tératospermie. Cet examen spécialement conçu pour étudier la fertilité masculine revient à dénombrer les spermatozoïdes et à observer leur vitalité, leur mobilité et leur forme. La fertilité est jugée normale si l’on recense au minimum :

  • 39 millions de spermatozoïdes dans l’éjaculat ;
  • 32 % de spermatozoïdes en mouvement de progression ;
  • 4 % d’entre eux ayant une forme normale.

En dessous de ces seuils, on parle d’oligospermie lorsque les spermatozoïdes sont insuffisamment nombreux, d’asthénospermie lorsqu’ils sont trop peu mobiles et de tératospermie lorsqu’ils présentent des anomalies de forme.

 

Les maladies potentiellement associées à la tératospermie

Après examen, il est assez courant de constater des anomalies mixtes parmi les spermatozoïdes. Quand on remarque à la fois un problème de nombre, de mobilité et de morphologie, on parle d’oligo-asthéno-tératospermie, ou OATS. Alors qu’on est face à une asthéno-tératospermie lorsque les spermatozoïdes présentent une morphologie anormale associée à un problème de mobilité, mais sont assez nombreux.

 

Les causes de la tératospermie

La tératospermie peut être d’origine génétique, infectieuse, médicamenteuse, anatomique (varicocèle), environnementale ou en lien avec l’hygiène de vie. Qu’il s’agisse de tératospermie ou d’asthénospermie, la cause peut provenir de certains traitements hormonaux, d’une fièvre élevée, de la consommation abusive d’alcool ou de drogue. La radiothérapie ainsi que la chimiothérapie modifient la production de spermatozoïdes et peuvent engendrer une tératospermie. Lorsqu’un tel protocole est nécessaire, les spécialistes peuvent préconiser le recueil et la préservation d’un échantillon de sperme avant son démarrage, à utiliser une fois la maladie surmontée.

 

Le traitement de première intention de la tératospermie

Tout comme pour l’asthénospermie, le traitement de la tératospermie légère à modérée commence souvent par la prescription de compléments vitaminiques contenant des antioxydants, d’hormones ou du recours aux médecines douces. Pour soigner la tératospermie ou l’asthénospermie, un traitement naturel basé sur une alimentation saine et équilibrée riche en fruits et en légumes peut être conseillé.

 

La PMA en réponse à la tératospermie

En cas d’asthénospermie sévère ou de tératospermie sévère ne permettant pas une fécondation spontanée, et lorsque les traitements de première intention ne donnent pas les résultats escomptés sur la tératospermie et/ou l’asthénospermie modérées, le thérapeute peut envisager le recours à la procréation médicalement assistée (PMA).

 

L’insémination artificielle (IA)

L’insémination artificielle (IA) consiste à déposer un échantillon de sperme provenant du patient souffrant de tératospermie au niveau de l’utérus ou du col de l’utérus de la future maman. Ce geste facilitant la rencontre des gamètes est recommandé dans les cas de tératospermie légère. Dans le cadre de l’insémination artificielle, le sperme subit une préparation conduisant à sélectionner les spermatozoïdes les plus mobiles. Les échantillons sont traités de manière à écarter les spermatozoïdes immobiles, lents ou morts, ce qui garantit leur qualité optimale.

 

La fécondation in vitro (FIV)

La fécondation in vitro (FIV) dite conventionnelle est envisagée dans les cas de tératospermie légère, lorsque plusieurs cycles d’insémination artificielle ont échoué. Cette méthode a pour but de mettre en contact des ovocytes et des spermatozoïdes en laboratoire, en vue d’obtenir des embryons qui sont par la suite transplantés dans l’utérus de la future maman.

 

La fécondation in vitro avec ICSI

En cas de facteur masculin sévère, et notamment face à une tératospermie sévère, le recours à l’injection intracytoplasmique (ICSI) est très concluant. Cette technique d’assistance médicale à la procréation optimise la FIV en mettant directement en contact le spermatozoïde et l’ovocyte. Pour pallier les anomalies morphologiques empêchant le spermatozoïde de traverser l’enveloppe et de pénétrer dans l’ovocyte, le spécialiste, muni d’une micro-pipette, procède à l’injection directe du spermatozoïde dans l’ovocyte. Point fort de cette méthode : un seul spermatozoïde de bonne qualité suffit à féconder l’ovocyte.

 

FIV Genetic (FIV + PGS)

La FIV Genetic (FIV + PGS), avant appelé FIV Plus, couple les protocoles de la fécondation in vitro et du PGS (preimplantation genetic  screening). Traduit en français par « criblage génétique préimplantatoire », le PGS est une technique de dépistage conçue pour écarter la possibilité de transmission d’une maladie génétique grave au bébé à naître, alors même que les deux parents ne montrent pas de risques particuliers. Le PGS est réalisé sur les embryons obtenus par fécondation in vitro (FIV) avec micro-injection (ICSI). Ce procédé permet de détecter les altérations chromosomiques embryonnaires et d’éliminer les embryons impactés avant leur transplantation dans l’utérus de la future maman. Il présente en outre l’avantage d’éviter le recours au diagnostic prénatal.

 

Le diagnostic génétique préimplantatoire (DGP)

Le PGD (preimplantation genetic diagnosis), traduit en français par diagnostic génétique préimplantatoire (DGP), vise à analyser les pré-embryons obtenus par fécondation in vitro au moyen d’une biopsie. À l’inverse du PGS, destiné à détecter des maladies a priori non suspectées, le DGP est proposé aux futurs parents présentant un risque avéré de transmission d’un désordre chromosomique. Ce procédé d’assistance médicale à la procréation permet de différencier, avant l’implantation dans l’utérus de la mère, les éléments sains de ceux touchés par des anomalies génétiques, comme la mucoviscidose, la trisomie 21, la myopathie de Duchenne, la fibrose kystique, la chorée de Huntington, le syndrome de l’X fragile… Le DGP trouve également son indication en présence de tératospermie.

 

L’EmbryoScope time-lapse pour maximiser les chances de tomber enceinte

Pour aider la nature, plusieurs techniques de procréation médicalement assistée peuvent être utilisées de concert. Dans les centres de fertilité IVI, les embryons obtenus peuvent être surveillés en continu et classés selon leur morphologie ainsi que leur capacité à se diviser avec l’incubateur « EmbryoScope time-lapse ». Ce dispositif de pointe a l’avantage de permettre une amélioration de la sélection embryonnaire grâce à la détection précise des périodes de division, les embryons suivant un processus optimal de division ayant jusqu’à 20 % de chances de plus de s’implanter. Ce procédé réduit la manipulation des embryons, car il permet d’observer leurs caractéristiques morphologiques sans avoir à les sortir de l’environnement contrôlé de l’incubateur. Ce qui évite au maximum les sources de stress et assure un meilleur développement.

 

Vous désirez engager un traitement de procréation médicalement assistée à l’Institut Valencien d’Infertilité. Vous souhaitez obtenir de plus amples informations sur le don d’ovocytes, les méthodes de préservation de la fertilité ainsi que les techniques novatrices de la micro-injection spermatique (ICSI) ou de l’EmbryoScope. Posez-nous vos questions sans engagement. Un spécialiste vous contactera.

 

N’hésitez pas à solliciter un rendez-vous dans n’importe laquelle des cliniques IVI en remplissant notre formulaire dédié ou en contactant notre équipe au 08 00 941 042 (appel gratuit depuis la France) ou au +34 960 451 185. Ici, pas de liste d’attente, quel que soit le traitement. Les cliniques IVI disposent de la plus grande banque d’ovocytes au monde. L’Institut Valencien d’Infertilité vous propose un programme personnalisé dans votre langue d’origine par le biais d’un tuteur qui vous accompagnera tout au long de votre traitement.

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