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Tout savoir sur l’insémination artificielle (IA)

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Considérée comme le traitement de PMA (procréation médicalement assistée) le plus simple à mettre en œuvre, l’insémination artificielle (IA) est par ailleurs la technique la plus ancienne. Utilisée depuis le XIXe siècle, elle a connu de nombreuses évolutions, en particulier depuis la seconde moitié du XXe siècle, par exemple la naissance du premier bébé issu d’une insémination effectuée avec sperme congelé. Recommandée dans certains cas d’infertilité masculine, l’insémination artificielle trouve aussi son indication pour pallier les problèmes d’ovulation, les altérations du col utérin ou lorsque l’origine de l’infertilité du couple est inconnue. Comment procède-t-on à une insémination artificielle? Qu’est-ce qui la différencie de la fécondation in vitro (FIV) ? L’insémination artificielle est-elle ouverte aux couples de lesbiennes et aux femmes célibataires ? Quels taux de réussite peut-on attendre de cette technique ? Nous vous expliquons dans les grandes lignes ce qu’il faut savoir au sujet de l’insémination artificielle (IA).

 

L’insémination artificielle : la définition

L’insémination artificielle (IA) a pour but de recueillir et préparer en laboratoire le sperme du conjoint ou d’un donneur, pour en injecter un échantillon dans l’utérus de la patiente ou au niveau de son col utérin. Cet acte synchronisé avec l’ovulation permet d’augmenter les chances de fécondation en rapprochant autant que possible les spermatozoïdes et l’ovocyte.

 

Quelle est la différence entre une FIV et une IAC ?

Alors que l’insémination artificielle (IA) consiste à injecter un échantillon de sperme dans l’utérus de la patiente, la fécondation in vitro (FIV) revient au contraire à mettre en contact l’ovocyte et le spermatozoïde hors de l’utérus. Cette technique vise à obtenir des embryons en laboratoire afin de les transplanter le moment venu dans l’utérus maternel. Elle est proposée dans les cas d’endométriose, d’insuffisance ovarienne ou de syndrome des ovaires polykystiques (SOPK). Du côté du patient, la fécondation in vitro (FIV) est indiquée lorsqu’il est porteur d’une maladie génétique ou lorsqu’il est diagnostiqué avec un facteur masculin sévère.

 

Pour maximiser les chances de réussite de la fécondation in vitro, le spécialiste peut également utiliser la technique de l’injection intracytoplasmique (ICSI). Ici, les spermatozoïdes affichant la meilleure mobilité et la meilleure morphologie sont triés puis injectés directement dans les ovocytes.

 

Comme l’insémination artificielle (IA), la fécondation in vitro traditionnelle (FIV) et la FIV avec ICSI peuvent être pratiquées avec le sperme du conjoint ou celui d’un donneur anonyme. Une insémination artificielle effectuée avec le sperme du conjoint est appelée insémination artificielle intraconjugale, ou IAC.

 

À qui s’adresse l’insémination artificielle ?

Deux sortes d’inséminations artificielles (IA) peuvent être proposées aux patients qui viennent consulter dans les centres IVI :

  • L’insémination artificielle (IA) avec le sperme du conjoint ;
  • L’insémination artificielle (IA) avec don de sperme.

 

L’insémination artificielle (IA) avec le sperme du conjoint est conseillée aux couples dont on ne connaît pas l’origine de l’infertilité, aux patients atteints de troubles séminaux modérés (concentration, qualité ou mobilité des spermatozoïdes anormales) ainsi qu’aux patientes faisant face à des affections du cycle ovulatoire ou présentant des signes d’altération au niveau du col de l’utérus.

 

L’insémination artificielle (IA) avec don de sperme est prescrite aux couples hétérosexuels dont le conjoint est porteur d’une maladie génétique indétectable sur l’embryon ou atteint de troubles séminaux sévères (sperme de mauvaise qualité ou absence de spermatozoïdes). Les femmes célibataires et les couples de lesbiennes sont dirigés vers l’insémination artificielle avec don de sperme lorsque ces patientes ne souffrent en principe d’aucun problème d’infertilité.

 

Quels examens faut-il passer avant une insémination artificielle ?

Avant de recourir à une insémination artificielle, il est nécessaire de réaliser un bilan d’infertilité comprenant, entre autres, un examen de la patiente et du patient ainsi que des dosages hormonaux.

 

Du côté du donneur, les spécialistes procèdent à une analyse visant à dénombrer les spermatozoïdes, leur activité et leur forme. La fertilité masculine sera jugée satisfaisante si :

  • 39 millions de spermatozoïdes au moins sont recensés dans l’éjaculat ;
  • 32 % de spermatozoïdes au moins sont en mouvement de progression ;
  • 4 % de spermatozoïdes au moins ont une morphologie normale.

 

En cas de quantités inférieures, le taux de réussite de l’insémination artificielle (IA) et par analogie la probabilité pour la patiente de tomber enceinte baissent sensiblement.

 

Comment la patiente se prépare-t-elle à l’insémination artificielle ?

Durant 10 à 12 jours, la patiente reçoit un traitement destiné à stimuler l’ovaire (qui ne produit naturellement qu’un seul ovocyte lors de chaque cycle menstruel) et l’amener à engendrer davantage de gamètes.

 

Le protocole médical, réalisé à partir d’injections ou de comprimés à base d’hormones, se décompose en plusieurs étapes. Il commence par le blocage de la production de gonadotrophines par l’hypophyse, suivi d’une phase de stimulation et d’une phase de déclenchement de l’ovulation.

Durant ce laps de temps, plusieurs examens sont pratiqués pour suivre l’évolution et la croissance des follicules. Dont des échographies régulières et des dosages d’œstradiol dans le sang. Environ 36 heures après une injection de hCG, favorisant l’ovulation et la maturation des ovocytes, une dernière échographie permet de confirmer que les follicules sont mûrs (18 mm de diamètre) et que l’insémination artificielle (IA) peut être programmée.

 

Comment se déroule l’insémination artificielle?

L’insémination artificielle (IA) intervient lorsque les ovocytes obtenus après stimulation ovarienne sont arrivés à maturité. Pour ne rien laisser au hasard, le sperme est préparé parallèlement en laboratoire. L’opération consiste à sélectionner et à concentrer les spermatozoïdes les mieux formés et les plus mobiles. À cette fin, l’échantillon est « débarrassé » des spermatozoïdes lents, immobiles ou morts. Cette technique garantit une meilleure qualité à l’échantillon nécessaire à l’insémination.

 

Le jour J, le processus de l’insémination artificielle exige que l’échantillon de sperme soit transmis au laboratoire d’andrologie 2 heures avant l’intervention.

 

La patiente est installée sur une table gynécologique, l’échantillon de sperme est placé à l’intérieur de son utérus à l’aide d’un cathéter. Les spermatozoïdes mobiles migrent sans aide extérieure vers les trompes. La fécondation se produit « in vivo », c’est-à-dire de façon naturelle, dans le corps de la patiente.

 

Indolore et peu invasive, l’insémination artificielle (IA) ne nécessite pas d’anesthésie. Après l’intervention, la patiente observe un temps de repos d’une demi-heure environ et peut ensuite quitter la clinique.

 

C’est à partir de là que démarre « l’attente béta », période (généralement entre 9 et 14 jours) qui s’étend de l’insémination artificielle jusqu’au jour du test de grossesse, qui consistera en une prise de sang et un examen gynécologique.

 

Si l’analyse de sang révèle que la concentration de béta-hCG est supérieure à 5 UI/l, cela signifie que l’insémination artificielle (IA) a réussi et qu’il y a grossesse.

 

Les chances de réussite de l’insémination artificielle

Le taux de réussite de l’insémination artificielle (IA), selon nos statistiques est de 17,6 % par cycle de traitement avec le sperme du conjoint et de 24 % avec le sperme d’un donneur (voir les résultats cliniques).

 

Parmi les facteurs déterminants qui ont un impact sur le résultat de l’insémination artificielle, citons l’âge de la patiente (au-delà de 35 ans, la fertilité féminine baisse), la qualité du sperme du patient, l’épaisseur de l’endomètre (en dessous de 7 mm, l’embryon a du mal à s’implanter), la durée de la stérilité et le traitement utilisé lors de l’ovulation.

 

Envisager une insémination artificielle n’est possible qu’après avoir éliminé tout risque éventuel de VIH, d’hépatite C ou B, de syphilis, de rubéole et de toxoplasmose.

 

Les trompes de Fallope doivent être perméables, ce qui signifie qu’aucun obstacle ne doit entraver la progression des ovocytes jusqu’à l’utérus, où ils pourront être fécondés avant de s’implanter.

 

L’insémination artificielle (IA) s’avère néanmoins inopérante dans certaines formes de stérilités féminines, comme dans le cas où la glaire cervicale de mauvaise qualité, voire absente, insuffisante, visqueuse ou gélifiée, empêche les spermatozoïdes d’avancer correctement. L’insémination artificielle trouve également ses limites face à certaines stérilités masculines, par exemple les troubles séminaux sévères comme l’oligospermie, l’asthénospermie ou la tératospermie.

 

Lorsque les spermatozoïdes du conjoint sont inexploitables, l’équipe médicale peut guider le couple vers une insémination artificielle réalisée grâce à un don de sperme.

 

D’après l’Agence de la biomédecine, l’insémination artificielle (IA) en France représentait 37 % des tentatives de PMA en 2015.

 

L’insémination artificielle : le prix

Chez IVI, le prix forfaitaire initial de l’insémination artificielle (IA) publié sur notre site web comprend les dosages hormonaux, les contrôles échographiques, l’insémination artificielle (IA), le Bhcg et la consultation des résultats.

 

Ce tarif de base peut être modifié par votre spécialiste lors de la première consultation. En fonction du dossier et des besoins des patients, certains frais sont susceptibles d’être révisés, en particulier si le traitement requiert la réalisation d’analyses supplémentaires et l’emploi de techniques complémentaires.

 

Vous voulez en savoir plus sur les méthodes de procréation médicalement assistée (PMA) proposées par les cliniques IVI ? Vous désirez prendre rendez-vous dans l’un de nos centres de procréation en Espagne ? N’hésitez pas à nous appeler au 08 00 941 042 (numéro gratuit depuis la France) ou au +34 960 451 185. Si vous le souhaitez, vous avez aussi la possibilité de nous poser vos questions ou de solliciter un premier entretien en renseignant notre formulaire dédié. Un de nos spécialistes vous contactera en retour, sans engagement de votre part. Pour simplifier vos démarches, l’Institut Valencien d’Infertilité est fier de vous proposer une assistance personnalisée grâce à l’intervention d’un référent parlant français ou votre langue d’origine dès la prise d’information et tout au long du traitement.