24 septembre 2019

Les causes les plus fréquentes d’infertilité secondaire

On parle d’infertilité secondaire lorsqu’il est impossible d’obtenir une grossesse alors que le couple ou la patiente célibataire a déjà eu un ou plusieurs enfants. Tout comme l’infertilité primaire (aucune grossesse n’a pu être obtenue), l’infertilité secondaire touche aussi bien les hommes (30 % des cas) que les femmes (30 % des cas). Désir d’enfant de plus en plus tardif, diminution de la réserve ovarienne, baisse de la qualité des ovocytes, dérèglement hormonal, spermogramme anormal : quelles sont les causes les plus fréquentes d’infertilité secondaire ? Quels traitements peuvent aider à concrétiser un projet parental ? Nos explications.

 

L’infertilité secondaire, qu’est-ce que c’est ?

L’infertilité secondaire est par définition l’impossibilité de concevoir naturellement de nouveau alors qu’une ou plusieurs grossesses antérieures ont abouti à la naissance d’un enfant. Cette impossibilité de concevoir peut provenir de nombreux facteurs, y compris des deux membres du couple. Si aucune grossesse n’intervient après un délai de douze mois de rapports réguliers non protégés avec le même partenaire, il est conseillé de prendre l’avis d’un spécialiste. Ce délai est ramené à six mois pour les femmes de plus de 35 ans.

Les différentes causes d’infertilité secondaire masculine

Parmi les causes les plus fréquentes d’infertilité secondaire masculine, on trouve des cas de :

  • varicocèle (dilatation des veines du cordon spermatique pouvant affecter les hommes à tout moment) ;
  • infection génitale 
  • traumatisme testiculaire 
  • anéjaculation (impossibilité d’éjaculer) ou éjaculation rétrograde (évacuation du sperme vers la vessie en cas de diabète, de lésions de la moelle épinière, consécutivement à une chirurgie de la prostate ou de l’abdomen) 
  • troubles de l’érection 
  • faible production de spermatozoïdes (suite à un dysfonctionnement de l’hypophyse et de l’hypothalamus) 
  • anomalies au niveau des spermatozoïdes (présentant un problème de mobilité, de forme ou de vitalité) 
  • obésité 
  • consommation excessive d’alcool, de tabac ou de drogues

Les différentes causes d’infertilité secondaire féminine

Parmi les causes les plus fréquentes d’infertilité secondaire féminine, on trouve des cas de :

  • anomalie du profil hormonal ;
  • anovulation ou absence d’ovulation (due au stress, à un amaigrissement excessif ou une prise de poids importante) ;
  • hyperprolactinémie (augmentation excessive de prolactine provoquée par une tumeur bénigne de l’hypophyse ou la prise de médicaments tels que psychotropes ou antiulcéreux) entraînant des troubles ovulatoires ;
  • lésion des trompes de Fallope (suite à une maladie sexuellement transmissible ou une grossesse extra-utérine) ;
    anomalie utérine (synéchie, infection de l’endomètre, séquelles d’une intervention chirurgicale) ;
  • anomalie au niveau du col de l’utérus (conisation du col, modification de la glaire cervicale, etc.) ;
    endométriose (entraînant des troubles ovulatoires, des altérations des trompes utérines avec adhérences ou échec de nidation) ;
    syndrome des ovaires polykystiques (SOPK) ;
    obésité ;
    consommation excessive d’alcool, de tabac ou de drogues.

Maternité tardive et infertilité secondaire

Phénomène de société, l’âge de la maternité recule dans les pays occidentaux. En Europe de l’Ouest, les femmes ont en moyenne 31 ans lors de leur première grossesse. Le chiffre grimpe même à 34 ans dans les grandes villes, comme Paris, par exemple. Mécaniquement, l’âge de la deuxième grossesse recule lui aussi. Or, on le sait maintenant, la fertilité féminine décroit avec l’âge. Cet état de fait s’accompagne d’une diminution de la qualité des ovocytes et une augmentation des risques de fausse-couche.

En pratique, la probabilité de conception par cycle est de :

  • 25 % pour les femmes de 25 ans ;
  • 12 % pour les femmes de 35 ans ;
  • 6 % pour les femmes de 42 ans.

Cumulés sur deux ans, les chiffres atteignent :

  • 90 % des femmes âgées de 25 ans ;
  • 45 % des femmes âgées de 35 ans ;
  • 12 % des femmes âgées de 42 ans.

Par ailleurs, l’âge du patient impacte également les probabilités de conception. À 25 ans, les chances de concevoir un enfant sont de 78 % pour les hommes. Le résultat n’est plus que de 58 % au-delà de 35 ans.

On peut donc conclure sans hésitation que l’âge tardif de conception est une des causes majeures de l’infertilité secondaire.

Infertilité secondaire : ce que propose la PMA

Pour déterminer la cause de l’infertilité secondaire, le spécialiste mènera un interrogatoire auprès des deux patients (s’il s’agit d’un couple). En première intention, il prescrira également un examen clinique. Selon les cas, d’autres examens pourront être envisagés. Exploration hormonale, échographie ovarienne, hystérographie, spermogrammefont partie des examens mis en œuvre pour dresser un bilan de fertilité complet.

En fonction des résultats, plusieurs traitements de PMA (procréation médicalement assistée) peuvent être préconisés. Selon la nature de l’infertilité secondaire, certaines techniques seront privilégiées. Il s’agit notamment de :

  • l’insémination artificielle, préconisée si la patiente présente des problèmes ovulatoires voire une altération au niveau du col utérin ou si le patient présente des défauts modérés de qualité du sperme ;
  • la fécondation in vitro, conseillée en cas d’absence ou de lésion des trompes, endométriose, nombre d’ovocytes limité ou facteur masculin sévère ;
  • le don de sperme, prescrit en cas de facteur masculin sévère, faible qualité du sperme… ;
  • le don d’ovocyte, recommandé aux patientes souffrant d’un dysfonctionnement des ovaires (âge mûr, préménopause, séquelle d’une chirurgie ovarienne…).

Au-delà de toutes ces techniques permettant d’intervenir après un diagnostic d’infertilité secondaire, la PMA est aussi en mesure d’aider ses patients dans une optique préventive des techniques grâce à la technique de préservation de la fertilité. Cette fois, c’est la patiente elle-même qui décide de mettre à l’abri ses ovocytes encore jeunes, en vue d’une utilisation ultérieure. Grâce à cette technique de cryoconservation des ovocytes, la patiente peut garder l’espoir de concevoir un enfant avec ses propres gamètes, malgré une infertilité secondaire liée à un traitement de chimiothérapie ou de radiothérapie, voire en cas de désir de maternité tardive.

Vous désirez obtenir un supplément d’information sur les protocoles mis en place en cas d’infertilité secondaire dans les centres IVI ? N’hésitez pas à nous contacter au 08 00 941 042 (numéro gratuit depuis la France) ou au +34 960 451 185. Vous pouvez également entrer en contact avec nos collaborateurs en remplissant notre formulaire dédié. Nous avons le plaisir de vous recevoir en français dans nos cliniques d’Alicante, Barcelone, Bilbao, Ibiza, Madrid, Málaga, Majorque, San Sébastian, Séville et Valence.

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