12 août 2021

Comment interpréter un spermogramme ?

spermogramme
Par le Comité de rédaction Blog IVI

Les spécialistes de la médecine réproductive doivent entreprendre un bilan complet de l’infertilité lorsqu’un couple ne parvient pas à obtenir une grossesse après un an de rapports sexuels réguliers non protégés. Parmi les examens de première intention pratiqués sur le patient masculin, on trouve le spermogramme. Ce protocole revient à évaluer la qualité du sperme au niveau macroscopique et au niveau microscopique, afin de mettre en évidence d’éventuels dysfonctionnements qui pourraient expliquer l’impossibilité à concevoir. Le spermogramme est réalisé au laboratoire. Il doit être fait après 3 à 5 jours d’abstinence sexuelle et 30 minutes après l’éjaculation. Le volume de l’éjaculat, le nombre de gamètes par ml, la mobilité et la morphologie des spermatozoïdes sont quelques-uns des paramètres étudiés. Comment procéder à l’interprétation d’un spermogramme ? Quand l’analyse est-elle normale ? Quels sont les principaux défauts de fertilité qui peuvent être constatés ? Quelles sont les préconisations après l’examen ?

 

Interprétation du spermogramme : quand l’analyse est-elle considérée comme normale ?

L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a établi des valeurs de référence, qui permettent d’attester qu’un spermogramme est normal. L’examen est considéré comme satisfaisant lorsque (données 2010 de l’OMS) :

  • le volume de l’éjaculat est supérieur ou égal à 1,5 ml ;
  • la concentration de spermatozoïdes est de 15 millions/ml au minimum ;
  • le nombre de gamètes dans l’éjaculat est de 39 millions au minimum ;
  • au moins 40 % des spermatozoïdes sont en mouvement, et 32 % en mouvement de progression ;
  • un minimum de 58 % des gamètes sont vivants ;
  • au moins 4 % des spermatozoïdes présentent une forme normale ;
  • etc.

 

Comment interpréter un nombre trop faible de spermatozoïdes ?

L’interprétation du spermogramme peut mettre en évidence un nombre insuffisant de spermatozoïdes (< 15 millions/ml ou < 39 millions dans l’éjaculat). On parle alors d’oligospermie. Cette anomalie peut être légère, modérée ou sévère (moins de 1 million de spermatozoïdes par ml). Logiquement, moins il y a de gamètes dans le sperme, plus il est difficile pour le couple de concevoir un enfant.

 

Comment interpréter l’absence totale de spermatozoïdes dans le spermogramme ?

Lorsque le spermogramme montre une absence totale de spermatozoïdes dans l’éjaculat, on est face à une azoospermie. Dans cette situation, il est impossible pour le couple d’obtenir une grossesse naturellement. L’azoospermie peut avoir différentes causes. On peut trouver un défaut de production des gamètes ou une obstruction des canaux transportant les spermatozoïdes hors des testicules.

 

Comment interpréter un faible nombre de spermatozoïdes en mouvement ?

Quand on observe moins de 40 % de spermatozoïdes en mouvement, il est question d’asthénospermie. Les gamètes peuvent présenter différents troubles de la mobilité : incapacité de progresser vers l’avant, incapacité de se mouvoir de façon rectiligne ou encore incapacité à bouger à une vitesse satisfaisante. Moins les gamètes sont mobiles, moins les probabilités de fécondation naturelle sont élevées.

 

Comment interpréter un pourcentage bas de spermatozoïdes à la morphologie normale ?

Si moins de 4 % des spermatozoïdes ont une forme typique, le patient souffre de tératospermie. Un gamète normal possède une tête ovale, un flagelle unique et droit, ainsi qu’un noyau fixe. Il est transparent et présente des contours réguliers. Dès qu’il y a un défaut au niveau de la tête (tête allongée, trop petite, trop grande, multiple, etc.), de la pièce intermédiaire (forme anguleuse, etc.) ou du flagelle (flagelle court, absent, enroulé sur lui-même, double, etc.), le spermatozoïde est classé comme « anormal ». Les défauts morphologiques peuvent être de différents degrés.Ils peuvent simplement ralentir le mouvement des gamètes, empêcher totalement leur progression ou supprimer leur pouvoir fécondant.

 

L’interprétation du spermogramme face à un grand nombre de gamètes morts

 Moins de 58 % de gamètes vivants dans le spermogramme indiquent une nécrospermie. Pour détecter les cellules mortes, un colorant est utilisé. La nécrospermie peut être totale (absence de spermatozoïdes vivants) ou partielle. Une infection urogénitale, un traumatisme, un traitement médical ou une anomalie génétique, entre autres, peuvent expliquer ce phénomène.

 

Comment interpréter un spermogramme montrant un volume d’éjaculat réduit ?

Un volume d’éjaculat inférieur à 1,5 ml dénote une hypospermie. Cette condition peut être due à l’âge du patient, à une obstruction ou une inflammation des conduits éjaculatoires, à une pathologie, à un dérèglement hormonal, à une exposition à des perturbateurs endocriniens ou encore à de mauvaises habitudes de vie (consommation de tabac, etc.). Moins il y a de sperme dans l’éjaculat, moins il y a de chances de fécondation.

 

Quelle est la conduite à tenir en cas de spermogramme anormal ?

Si vous passez un spermogramme et que son interprétation souligne un ou plusieurs défauts, le spécialiste vous invitera à effectuer une nouvelle analyse (idéalement à trois mois d’intervalle, pour qu’un cycle complet de spermatogenèse ait eu le temps de se faire). Si les troubles sont confirmés, des examens complémentaires vous seront prescrits pour tracer les contours de votre infertilité, comme un bilan hormonal, une échographie du scrotum ou un caryotype.

 

Quelles sont les solutions si les défauts du sperme sont confirmés ?

La procréation médicalement assistée (PMA) apporte des solutions face aux anomalies du sperme, qui permettent aux hommes concernés de devenir papa. Si vos spermatozoïdes ont un minimum de mobilité et sont présents en concentration suffisante, un protocole de fécondation in vitro (FIV) classique pourra être mis en œuvre, avec les ovocytes de votre partenaire. Si vos spermatozoïdes sont très peu nombreux ou très peu mobiles, une FIV avec ICSI (micro-injection intracytoplasmatique) sera préférée. Cette technique de PMA consiste à injecter un spermatozoïde préalablement sélectionné dans l’ovocyte à l’aide d’une pipette pour maximiser les chances de fécondation. En dernier recours, si votre sperme est trop peu qualitatif, une FIV avec don de sperme pourra être envisagée.

Vous aimeriez bénéficier de renseignements sur la PMA, et en particulier sur la fécondation in vitro (FIV), la micro-injection intracytoplasmatique des spermatozoïdes (ICSI) et le don de sperme ? Les équipes d’IVI sont disponibles pour vous répondre dans votre langue au 08 00 941 042 (appel gratuit depuis la France) ou au +34 960 451 185 (appel depuis un autre pays). Si vous préférez vous rendre directement dans l’une de nos cliniques pour rencontrer nos spécialistes, n’hésitez pas à remplir notre formulaire en ligne pour planifier une entrevue. Afin de faciliter vos démarches, plusieurs de nos établissements vous reçoivent en français.

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