13 décembre 2021

L’hyperémèse gravidique au cours de la grossesse

hyperémèse gravidique
Par le Comité de rédaction Blog IVI

Vous avez suivi un traitement de procréation médicalement assistée (PMA), comme une insémination artificielle ou une fécondation in vitro. Vous voilà maintenant enceinte : félicitations ! Votre grossesse entamée, il est possible que vous ressentiez des nausées. Ce symptôme, très courant en début de gestation, concerne plus de 80 % des femmes enceintes. Dans de rares cas, les nausées et les vomissements se font intenses, au point de devenir invalidants. On parle alors d’hyperémèse gravidique. Il s’agit d’une pathologie qui peut être très difficile à vivre, voire à risque, pour la maman comme pour le bébé. Où se situe la différence avec entre les nausées de grossesse bénignes ? Quelles sont les conséquences de ces nausées anormalement violentes sur la future mère et son enfant ? Quels sont les traitements envisageables pour vous soulager face à une forme sévère des vomissements de la grossesse ?

 

Qu’est-ce que l’hyperémèse gravidique ?

Dérivée des termes de grec ancien hyper (qui signifie en excès), emesis (vomissement) et gravida (grossesse), cette pathologie se caractérise par des nausées et des vomissements intenses et constants. Encore peu étudié, cet état pathologique toucherait de 0,3 à 5 % des femmes enceintes, selon les sources. Ces vomissements sont à différencier des nausées matinales bénignes, un symptôme de la grossesse fréquent au premier trimestre. Celles-ci atteignent habituellement un pic à 11 semaines d’aménorrhée, avant de se dissiper. Elles peuvent engendrer un inconfort, mais n’impactent pas significativement la qualité de vie. Or, les vomissements liés à l’hyperémèse sont anormalement violents et nombreux. Accompagnés d’un état nauséeux continu et souvent invalidant, ils apparaissent dès le début de la grossesse et peuvent perdurer jusqu’à l’accouchement.

 

Quelles en sont les causes ?

Les causes de ce trouble sont encore mal identifiées. Une origine génétique pourrait exister. En effet, les femmes dont la mère a souffert de nausées intenses au cours de sa vie ou de ses grossesses sont plus susceptibles de développer ce trouble. Des facteurs d’ordre métabolique et hormonal pourraient également être incriminés, dont des taux plasmatiques élevés d’œstrogène et d’hCG (hormone chorionique gonadotrope humaine). Certains spécialistes mettent en cause les infections bactériennes à Helicobacter pylori, le volume placentaire, le jeune âge de la future mère ou encore une grossesse avec un fœtus de sexe féminin. Des facteurs psychiques, comme le stress, sont parfois évoqués. Mais les preuves manquent pour confirmer leur influence sur les vomissements.

 

Quelles en sont les conséquences ?

L’hyperémèse gravidique peut avoir des conséquences sur la femme enceinte, mais également sur le bébé à naître.

 

Les effets sur la future mère

Par leur fréquence et leur caractère incontrôlable, les vomissements peuvent rendre difficile, voire impossible, le maintien des activités et des déplacements habituels de la femme enceinte. Les nausées peuvent vous empêcher de vous alimenter et de boire correctement. Ceci peut entraîner une déshydratation, des carences nutritionnelles et une perte de poids. Vous pouvez également ressentir des perturbations pancréatiques ou hépatiques. L’ensemble de ces effets mène généralement à une fatigue extrême. En plus d’avoir à supporter un état très déplaisant, vous pouvez vous sentir incomprise par votre entourage. En effet, vos proches peuvent minimiser les symptômes que vous rencontrez et les considérer comme des désagréments normaux de la grossesse. C’est pourquoi, si vous êtes enceinte et présentez des nausées constantes et difficilement tolérables, il ne faut pas hésiter à consulter. Une écoute et une prise en charge adaptées pourront améliorer votre bien-être.

 

Les conséquences sur l’enfant à naître

Les risques de faible poids, de faible taille et de naissance prématurée du fœtus peuvent augmenter. Toutefois, cette pathologie ne semble pas accroître les risques de mortalité néonatale ou périnatale.

 

Comment se déroule le diagnostic ?

Le diagnostic est établi sur la base de signes cliniques. Le médecin va quantifier votre perte de poids. Il va également rechercher les symptômes de déshydratation (sécheresse des muqueuses, plis cutanés, etc.) Il s’appuiera en outre sur des analyses biologiques. Celles-ci pourront mettre en évidence des perturbations électrolytiques, le malfonctionnement de votre foie ou de vos reins, ou encore votre état de dénutrition. Une échographie abdominale pourra vous être prescrite pour écarter l’existence d’une autre pathologie qui pourrait expliquer vos nausées.

 

Quelle est la prise en charge ?

La prise de médicaments antiémétiques (contre les vomissements et les nausées) peut aider à diminuer les manifestations de l’hyperémèse gravidique, lorsque celle-ci reste relativement modérée. Parallèlement, vous serez incitée à manger et boire en petites quantités, à garder une alimentation saine et à bien vous reposer. Si votre pathologie est sévère, une ou plusieurs périodes d’hospitalisation pourront être nécessaires pour réhydrater votre organisme et vous assurer un apport nutritionnel. Un séjour à l’hôpital pourra aussi être l’occasion de vous retrouver dans un environnement calme, à l’écart de certains des stimulus susceptibles de déclencher ou d’aggraver vos nausées. Si vous avez expérimenté ces vomissements abondants lors d’une première grossesse, la pathologie pourra se répéter au cours de vos grossesses suivantes. Vous pourrez en réduire les effets en demandant une prise en charge précoce de vos nausées.

 

Vous pensez être à risque de cette pathologie, car votre mère a connu cette situation ? Vous-même, l’avez-vous expérimentée lors d’une précédente grossesse ? Même si vous n’êtes pas encore enceinte, la perspective d’une grossesse inconfortable vous rend anxieuse ? Dans le cadre de votre traitement de procréation assistée, les centres IVI vous proposent un programme d’accompagnement personnalisé. Celui-ci comprend un volet de soutien psychologique. Vous aurez ainsi la possibilité de parler de vos doutes et de vos craintes avec nos professionnels, qui vous aideront à trouver des solutions pour soulager votre stress. Pour toute demande d’information, appelez-nous au 08 00 94 10 42 (depuis la France, appel gratuit) ou au +34 960 451 185 (depuis l’étranger). Vous pouvez aussi nous exposer vos questions via notre formulaire de contact. Nos équipes se feront un plaisir de vous répondre en français.

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