Un polype utérin est une tumeur bénigne localisée au niveau de la muqueuse de l’endomètre. Survenant dans la majorité des cas entre 30 et 60 ans, cette affection hormono-dépendante touche jusqu’à 40 % des femmes à travers le monde.
Qu’est-ce qu’un polype utérin ? Quels sont les facteurs de risques et les causes ? Quels symptômes doivent vous pousser à consulter ? Comment diagnostique-t-on cette affection ? Quelles complications peut-on craindre ? Comment s’organise le traitement ? Quelle conduite tenir en cas de désir de grossesse ? Intéressons-nous au polype utérin et à ses conséquences potentielles sur la fertilité.
Qu’est-ce qu’un polype utérin ?
Le polype utérin est une excroissance de la muqueuse de l’utérus. Selon sa localisation, on parle de :
- polype intracavitaire (localisé dans la cavité utérine)
- polype utérin (endomètre)
- polype de l’endocol (localisé au niveau du col de l’utérus)
- polype accouché par le col (inséré dans l’endomètre ou dans le canal cervical et s’extériorisant au niveau de l’orifice externe du col)
Cette tumeur bénigne peut survenir seule ou en groupe. Elle peut être :
- pédiculée (avec un pied d’insertion) ou sessile (avec une large base d’implantation)
- fibreuse ou muqueuse
- de taille variable, allant de quelques millimètres (on parle alors de « micropolype ») à plusieurs centimètres.
Les polypes utérins sont hormonodépendants (stimulés par les hormones comme les œstrogènes). Ils ne touchent généralement pas les femmes avant 30 ans. En revanche, leur incidence est beaucoup plus élevée en peri-ménopause (entre 45 et 60 ans).
Inoffensif dans la plupart des cas, le polype utérin ne doit pas être confondu avec le fibrome utérin (composé de tissus musculaires du myomètre situé entre l’endomètre et la séreuse utérine) ou le cancer de l’endomètre. On vous montre dans cette image un polype utérin:
Quels sont les symptômes d’un polype utérin ?
Bien que silencieux durant de longues périodes, certains symptômes peuvent justifier une consultation auprès de sa gynécologue. Il s’agit notamment des signes suivants :
- métrorragie : saignements en dehors des règles
- ménorragie : règles anormalement abondantes
- infertilité : rarement responsable à lui seul
- leucorrhée : écoulement génital abondant
Les causes exactes des polypes utérins demeurent mal connues à ce jour. Cependant il apparaît clairement qu’un déséquilibre entre les hormones sexuelles féminines (progestérone et œstrogènes) participe à l’explication de cette affection.
Plusieurs facteurs de risque ont été repérés. Il s’agit entre autres des caractéristiques suivantes :
- le surpoids
- toutes les situations provoquant un excés d’estrogènes et/ou un déficit de progestérone
- certains traitements oncologiques.
Comment détecter un polype utérin ?
La plupart du temps asymptomatiques, les polypes utérins sont souvent découverts de manière fortuite lors d’une consultation gynécologique. Cela peut être au cours d’un bilan de fertilité ou d’une échographie recherchant les causes d’une métrorragie ou d’une ménorragie. Ces termes désignant respectivement une hémorragie en dehors des règles ou des règles trop abondantes.
Pour poser un diagnostic, les spécialistes ont à leur disposition plusieurs examens comme :
- l’examen gynécologique au spéculum : évaluation du col de l’utérus et des parois vaginales
- l’échographie pelvienne par voie endovaginale : technique d’imagerie médicale permettant d’explorer l’utérus et les ovaires
- l’hystéroscopie diagnostique : technique permettant de visualiser directement l’intérieur de la cavité utérine
- la biopsie ciblée : examen histologique après prélèvement d’un fragment de tissu
Polype utérin : quels traitements pour l’enlever ?
En fonction de la taille, de l’aspect et des risques de complication, plusieurs types de prise en charge peuvent être envisagés :
- traitement hormonal (progestatifs) pour les polypes de petite taille
- polypectomie ou ablation chirurgicale des polypes utérins: traitement par les voies naturelles via hystéroscopieopératoire sous anesthésie locale ou générale)
- endométrectomie : ablation de la muqueuse utérine via hystéroscopie opératoire pour éviter tout risque de récidive. Cette intervention est proposée aux patientes qui ne désirent plus procréer ou sont déjà ménopausées.
Les polypes utérins affectent-ils les chances de grossesse ?
Généralement, les petits polypes utérins (inférieurs à 12 mm) n’ont aucun effet sur la fertilité des femmes. Cependant, selon leur localisation, leur nombre et leur taille, ils peuvent :
- faire obstacle au transport des spermatozoïdes et empêcher la fécondation
- gêner la nidation de l’embryon
- être cause de fausses couches.
Peut-on tomber enceinte avec un polype utérin ?
Oui, il est tout à fait possible de tomber enceinte malgré la présence d’un polype utérin. Toutefois, si vous envisagez une PMA, par exemple une fécondation in vitro (FIV), l’ablation du ou des polypes pourrait améliorer considérablement vos chances de réussite. En effet, après l’intervention, les taux de fécondation peuvent être jusqu’à deux fois plus élevés.
En général, les règles réapparaissent entre quatre et huit semaines après le curetage. Les médecins recommandent d’éviter les rapports sexuels pendant environ trois semaines. Pendant ce temps, l’endomètre pourra guérir correctement. Ensuite, il est conseillé d’attendre jusqu’à trois mois (en utilisant une contraception) avant d’essayer à nouveau de concevoir.
En résumé : consultez rapidement en cas de doute
- Un polype utérin es une tumeur bénigne
- Dans beaucoup de cas il reste asymptomatique et on les détecte dans une consultation de fertilité
- Un polype n’est pas une cause directe d’infertilité mais il peut être un obstacle pour la grossesse
- Dans certains cas, une chirurgie pour éliminer les polypes est conseillée avant d’entamer une PMA
Afin d’assurer la meilleure prise en charge des patientes engagées dans une démarche de PMA, les centres IVI proposent dès la première visite toute une série de tests visant à dresser un bilan de fertilité exhaustif.
Parmi ces tests indispensables à tout diagnostic précis, nos spécialistes s’appuient sur :
- une étude hormonale basale (analyse sanguine permettant d’étudier les hormones FSH, estradiol, LH et AMH mettant en évidence l’état de la réserve ovarienne)
- une échographie (fournissant de précieuses données sur la réserve ovarienne et l’état de l’utérus)
- une hystérosalpingographie (test radiologique permettant d’évaluer l’état de la cavité utérine et la perméabilité des trompes de Fallope).
À la lumière des résultats, le spécialiste peut poser son diagnostic et préconiser le traitement le mieux adapté au cas de sa patiente.
Vous souhaitez en apprendre davantage sur les dispositifs mis en œuvre pour accompagner les femmes atteintes de polypes utérins dans les cliniques IVI ? Contactez-nous ou remplissez notre formulaire en ligne. Soucieux de vous accueillir dans les meilleures conditions, nos collaborateurs vous reçoivent en français dans les centres IVI d’Alicante, Barcelone, Bilbao, Ibiza, Madrid, Málaga, Majorque, Saint-Sébastien et Valence.
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