4 mars 2020

Qu’est-ce qu’un spermogramme ?

spermogramme
Par le Comité de rédaction Blog IVI

Le spermogramme est le test de base utilisé lors du bilan d’infertilité masculine. À partir d’un échantillon de sperme, trois paramètres sont étudiés pour en déterminer la qualité. Ici, sont analysés les niveaux de concentration, de mobilité et de morphologie des spermatozoïdes, selon les critères édictés par l’OMS (Organisation mondiale de la santé). Pratiqué généralement en laboratoire, cet examen peut dans certains cas être précédé d’un autotest de fertilité masculine à réaliser chez soi. Qu’est-ce qu’un spermogramme ? À quoi sert-il ? Comment interpréter ses résultats ? Quels examens peuvent compléter ces analyses ? On passe le spermogramme au microscope.

 

Spermogramme : à quoi sert-il ?

30 % des cas d’infertilité sont d’origine masculine. Pour en déterminer la cause et proposer le meilleur traitement, les spécialistes sont amenés à prescrire à leur patient un bilan d’infertilité masculine comprenant toute une série d’analyses ainsi que la réalisation d’un spermogramme. Cet examen fondamental pour explorer la fertilité masculine évalue la qualité du sperme au niveau macroscopique et au niveau microscopique.

Au niveau macroscopique, le spermogramme donne des informations sur :

  • Le volume du sperme. Pour être jugé satisfaisant, l’éjaculat doit être compris entre 2 et 6 ml.
  • Le ph du sperme. Le taux normal est supérieur à 7.0 ;
  • La viscosité du sperme. Rapidement après l’éjaculation, le liquide séminal coagule puis se liquéfie au bout de 30 minutes à une heure après la réalisation du prélèvement sous l’action des enzymes prostatiques.

Cette première étape peut mettre en lumière des dysfonctionnements au niveau par exemple de la prostate ou des vésicules séminales.

 

Au niveau microscopique, ce sont les spermatozoïdes que le spermogramme étudie selon des critères de concentration, de mobilité et de morphologie. Selon l’OMS, le sperme est jugé de bonne qualité si :

 

Où faire un spermogramme ?

Le spermogramme est un examen de biologie médicale qui se pratique en laboratoire après trois-quatre jours d’abstinence sexuelle au minimum. Ce bilan rassemble tous les éléments sur le volume de l’éjaculat, le pH, la concentration spermatique, les cellules rondes, la mobilité, la vitalité et la morphologie des spermatozoïdes. Les seuils des différents critères sont paramétrés dans la 5e édition du manuel de l’OMS.

Variables d’un prélèvement à l’autre pour un même individu, les paramètres spermatiques peuvent être le reflet de variations physiologiques. C’est pourquoi, en cas de détection d’une anomalie, il est courant d’effectuer un nouveau spermogramme dans un délai d’un à deux mois : le temps nécessaire pour un cycle de spermatogénèse (cycle de fabrication des spermatozoïdes d’une durée de 70 jours environ). Face à un résultat potentiellement anormal, il est recommandé de consulter un spécialiste afin d’effectuer une analyse plus complète.

Spermogramme : les examens complémentaires

En cas de détection d’anomalies liées à une azoospermie ou une oligo-asthéno-tératozoospermie (OATS) traduisant une diminution du nombre, de la mobilité et de la morphologie, un bilan complémentaire est généralement prescrit. L’examen comprend :

  • Un bilan échographique ;
  • Des dosages hormonaux avec mesure de la testostérone, FSH (hormone folliculostimulante), LH (hormone lutéinisante), inhibine b, prolactine ;
  • Une sérologie ciblant les infections à chlamydia trachomatis ;
  • Une biochimie séminale (permettant d’explorer les anomalies des voies excrétrices notamment en cas d’azoospermies excrétoires) ;
  • Une spermoculture (pour la recherche d’infections génitales) ;

Dans certains cas, le spécialiste peut préconiser la poursuite de l’exploration en demandant la réalisation d’un bilan génétique comprenant :

  • La recherche des anomalies du caryotype dans les cas d’azoospermie non obstructive et d’oligospermie inférieure à 10 millions de spermatozoïdes/ml ;
  • L’observation des microdélétions du chromosome Y (AZF A, B ET C) dans les cas d’azoospermie et d’oligospermie sévère ;
  • L’analyse des mutations du gène CFTR (mucoviscidose) et du gène ADGRG2 dans les cas d’absence bilatéraledes canaux déférents permettant d’acheminer les spermatozoïdes).

 

Traitements et prise en charge après spermogramme

Lorsque le bilan d’infertilité masculine et le spermogramme révèlent une anomalie ou une pathologie, le spécialiste peut orienter son patient vers :

  • Un traitement curatif, type antibiothérapie(infection de la prostate)
  • Une intervention chirurgicale, type embolisation de la veine spermatique (en cas de varicocèle testiculaire), anastomose épididymo-déférentielle (pour rétablir la communication entre le canal déférent et l’épididyme), vasovasostomie(pour restaurer la perméabilité des canaux déférents après vasectomie) ;
  • Un processus de PMA (procréation médicalement assistée) proposant plusieurs types de techniques telles que l’insémination artificielle (IA), la fécondation in vitro (FIV), la micro-injection intracytoplasmique (ICSI), don de sperme

Vous souhaitez obtenir un complément d’information sur les modalités du bilan d’infertilité masculine ? Vous désirez en savoir davantage sur les différentes techniques de PMA proposées aux hommes en fonction des résultats du spermogramme ? N’hésitez pas à nous contacter au 08 00 941 042 (numéro gratuit depuis la France) ou au +34 960 451 185. Nos collaborateurs se feront un plaisir de répondre à toutes vos questions. Vous pouvez aussi solliciter un rendez-vous en remplissant notre formulaire dédié. Nos cliniques d’Alicante, Barcelone, Bilbao, Gérone, Ibiza, Madrid, Malaga, Majorque, Saint-Sébastien, Séville et Valence vous reçoivent en français.

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