15 février 2017

La stérilité masculine : un sujet délicat

S’il est plus fréquent de parler de la stérilité des femmes et des traitements de procréation médicale assistée pour les aider à devenir mère, celle des hommes est au contraire peu souvent évoquée. Cela s’explique sans doute par le fait que l’infertilité masculine est le plus souvent considérée par les hommes comme une atteinte à leur virilité. Pourtant, les causes d’infertilité chez l’homme ne sont pas nécessairement accompagnées de troubles sexuels et de fait leur virilité n’est pas entachée, seule leur capacité de reproduction est altérée.

Il n’en reste pas moins que dans 1 cas sur 3, les problèmes d’infertilité des couples sont dus à la stérilité masculine qui peut être due à différentes causes :

– Anomalies des spermatozoides qui peuvent être de mauvaise qualité, trop peu nombreux ou trop peu comme l’azoospermie, lorsqu’il existe une absence complète de spermatozoïdes dans le sperme ou l’asthénospermie qui est un défaut de mobilité des spermatozoides (plus de 60% des spermatozoïdes ont des difficultés à se déplacer).

– mécaniques, génétiques ou infectieuses, voire même hormonales.

Mais, nous ne nous attarderons pas davantage sur les causes ou les traitements de l’infertilité masculine dans ce billet, mais plutôt sur les études récemment menées par des chercheurs IVI sur ce qui peut améliorer ou diminuer la fertilité chez l’homme.

En 2016, deux études récentes ont été menées par IVI sur ce sujet :

La première a été conduite par un groupe de chercheurs, dont le Dr Francisco Dominguez de la Fondation IVI, a montré que certaines substances présentes dans le sperme pourraient amoindrir les capacités reproductives de l’homme. Certaines substances sont en effet présentes dans les produits à base de graines de soja comme le lait, le yogourt, le tofu ou le miso, d’autres peuvent être trouvées dans des produits cosmétiques, entrainant un impact négatif sur la qualité du sperme.
Cette étude avait pour objectif d’analyser notamment les effets des polluants environnementaux, appelés perturbateurs endocriniens, sur la qualité des spermatozoïdes et les aberrations chromosomiques.

Selon le Dr Francisco Dominguez, « Les perturbateurs endocriniens sont des agents externes avec lesquels tout le monde est en contact dans la vie moderne et qui affectent notre équilibre hormonal. Ce type de recherche nous aide à clarifier ce qui affecte la capacité de reproduction des hommes et permet donc de prendre des mesures pour les aider à augmenter leurs chances de succès notamment lorsqu’ils suivent des traitements de reproduction. «

La deuxième, menée par les chercheurs Marcos Ferrando, Roberto Matorras et Fernando Quintana à la clinique IVI Bilbao, révèle que l’exercice physique améliore la qualité du sperme. Cette étude portait sur 85 candidats donneurs de sperme, âgés de 18 à 35 ans et pratiquant une activité sportive modérée (au moins 3 jours par semaine).

Selon le Dr Fernando Quintana, directeur du laboratoire d’andrologie à IVI Bilbao, « l’étude a montré que l’activité physique n’a pas d’influence négative sur la qualité du sperme, mais elle a des effets bénéfiques sur les paramètres du sperme« .
D’un point de vue pratique, s’il n’a pas été possible de déterminer quelle est la quantité d’activité physique nécessaire pour améliorer la qualité du sperme chez les patients ayant des problèmes de fertilité, il est en revanche recommandé à ces derniers de pratiquer davantage d’activités physiques.

Dans un prochain billet, nous donnerons d’autres conseils pratiques pour booster la fertilité des hommes qui souhaitent devenir papa naturellement ou dans le cadre d’un traitement de PMA !

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