12 février 2018

Puis-je tomber enceinte après une ligature des trompes ?

[vc_row][vc_column][vc_column_text]Grâce à la PMA, la ligature des trompes n’est plus une fatalité. Avec des techniques de procréation médicalement assistée telles que la fécondation in vitro (FIV) avec ou sans ICSI et la FIV PLUS (FIV + PGS), il est désormais possible de tomber enceinte même après avoir subi une stérilisation tubaire. Quelles sont les conséquences engendrées par une ligature des trompes ? Quelles sont les chances d’entamer une grossesse malgré cette intervention censée être irréversible ? Quels procédés offrent les meilleurs taux de succès ? Gros plan sur les méthodes de PMA utilisées après une ligature des trompes.

 

En quoi consiste la ligature des trompes ?

 

Conduits reliant les ovaires à l’utérus, les trompes de Fallope réceptionnent l’ovocyte lors de l’ovulation. Quand on procède à la ligature des trompes, on rend impossible, par voie chirurgicale, le passage des spermatozoïdes. Ce qui empêche la fécondation de l’ovule. Pour obstruer ces canaux, plusieurs techniques peuvent être employées. Le premier procédé vise à sectionner les trompes, avant de les ligaturer par électrocoagulation ou en posant un clip. L’occlusion des trompes est une alternative : un implant introduit dans chacune des trompes provoque une fibrose, qui condamne la zone en quelques mois. Généralement réalisée sur des patientes déjà mamans d’un ou plusieurs enfants, la ligature des trompes se présente comme un moyen de contraception irréversible. Encadré par la loi française de juillet 2001, cet acte chirurgical ne peut être pratiqué qu’après un délai de réflexion de quatre mois. Ceci afin de laisser à la patiente le temps de mesurer le caractère irrémédiable de l’intervention.

 

Est-il possible de tomber enceinte après une ligature des trompes ?

 

Dans certains cas très précis, une opération appelée « anastomose tubo-tubaire » peut être envisagée. Cependant, cet acte, qui permet de perméabiliser à nouveau les trompes de Fallope, reste délicat. Au-delà de l’âge de la patiente, ses chances de succès dépendent de la partie des trompes qui a été ligaturée, ainsi que de la technique qui a été utilisée. Lorsqu’il n’est pas possible de recourir à cette méthode de réversion, la procréation assistée demeure la meilleure option pour tomber enceinte. N’affectant ni les ovaires ni l’utérus, la ligature des trompes n’entraîne en effet pas la ménopause, et encore moins une insuffisance ovarienne : elle prévient la fécondation, mais n’impacte ni le cycle menstruel ni l’ovulation.

 

Les étapes avant d’entamer un traitement de PMA

 

Avant d’entamer un traitement de PMA en Espagne, la future maman suit un bilan d’infertilité. Si son compagnon partage le projet d’enfant, il réalise un spermocytogramme, afin d’écarter toute probabilité de stérilité masculine. Les taux de FSH, LH, progestérone et estradiol de la patiente sont observés, pour évaluer la capacité de ses ovaires à produire des ovules. Ce n’est qu’après avoir éliminé les risques de maladies infectieuses, d’affections graves (insuffisance cardiaque, diabète, hypertension artérielle, etc.) et de malformations utérines (tumeurs utérines ou ovariennes bénignes responsables de fausses couches ou incompatibles avec la stimulation hormonale, etc.) que la formule de PMA la plus adaptée est mise en œuvre. Les ovaires ayant conservé leur capacité à produire des ovocytes, une FIV en Espagne peut tout à fait être préconisée. L’insémination artificielle ne trouve malheureusement pas d’indication en cas de ligature des trompes.

 

La FIV pour être enceinte après une ligature des trompes

 

En l’absence d’insuffisance ovarienne, la FIV en Espagne démarre par une phase de stimulation ovarienne, grâce à un traitement hormonal. Le but est d’obtenir le développement de multiples follicules. Lorsqu’ils sont matures, les ovocytes sont récoltés par ponction, sous contrôle échographique. Ils sont ensuite mis en contact avec les spermatozoïdes en laboratoire. Un don de sperme peut être prescrit si le futur papa souffre de stérilité, si la maman est célibataire ou si elle vit en couple lesbien. Encore 24 heures et le nombre d’embryons disponibles est connu. Quelques jours plus tard, le transfert d’embryons est possible. Afin de confirmer la grossesse, un dosage hormonal est pratiqué treize jours après le transfert embryonnaire.

 

La technique de l’ICSI en cas d’infertilité masculine

 

Recommandée dans les cas d’infertilité masculine, la fécondation in vitro avec ICSI (injection intracytoplasmique) revient à sélectionner un seul spermatozoïde (choisi pour sa qualité) et à l’injecter à l’intérieur d’un ovocyte. Cette association directe facilite la fécondation, notamment si les spermatozoïdes du père se déplacent lentement ou révèlent un défaut de morphologie. Comme pour la FIV classique, la procédure débute avec une stimulation ovarienne, suivie par une ponction au bloc opératoire. Après la fécondation, il faut attendre trois à cinq jours supplémentaires avant de pouvoir procéder au transfert des embryons les plus résistants. Cet acte rapide et indolore ne nécessite pas d’anesthésie.

 

Une FIV PLUS (FIV + PGS) pour améliorer les chances de grossesse

 

Pour accroître le taux de réussite de la FIV, en diminuant les temps d’attente, en éloignant les risques de fausses couches, en augmentant les probabilités de grossesse et en écartant les risques d’anomalies chromosomiques, il peut être recommandé aux futurs parents d’avoir recours à la FIV PLUS (FIV + PGS). Combinant les techniques de la FIV et du PGS (preimplantation genetic screening, pour « criblage génétique préimplantatoire »), cette méthode met l’étude chromosomique au centre des priorités. Le protocole se calque sur celui de la FIV traditionnelle jusqu’à l’étape de la fécondation. À ce moment, les embryons sont conservés en laboratoire jusqu’au cinquième ou sixième jour de développement. Arrivés au stade de blastocystes, ils sont classés en fonction de leur morphologie et de leur capacité à se diviser. Une analyse par biopsie permet de sélectionner les embryons sains qui serviront à la transplantation.

 

La cryoconservation des embryons surnuméraires pour assurer l’avenir

 

FIV classique et FIV PLUS (FIV + PGS) partagent un point commun : la vitrification des embryons surnuméraires. Lorsque le transfert d’embryons est effectué, les embryons de bonne qualité restants sont cryoconservés au lieu d’être détruits. La technique de la cryoconservation, qui consiste à plonger les embryons sains dans de l’azote liquide, évite la formation de cristaux de glace. L’objectif étant ici l’éventuelle réutilisation de ces embryons lors d’un prochain cycle.

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