3 septembre 2019

Une faible concentration de progestérone dans le sang peut diminuer de 18 % les probabilités d’obtenir une grossesse

Lors du 35e congrès de la Société européenne de reproduction humaine et d’embryologie (ESHRE), qui s’est déroulé du 23 au 26 juin 2019 à Vienne, le Dr Elena Labarta, gynécologue de la clinique IVI de Valence, a présenté une étude intitulée Un essai prospectif de grande envergure dans une population non sélectionnée confirme que le faible taux de progestérone sérique le jour du transfert de l’embryon altère l’issue de la grossesse en cycles artificiels. Ces travaux mettent en lumière la relation de cause à effet entre les niveaux de progestérone dans le sang et les taux de réussite des traitements de procréation médicalement assistée (PMA). Au cours de cette 35e rencontre annuelle de la ESHRE, IVI a inscrit 49 contributions dans le programme général. Soit un total de 14 communications orales, 31 affiches et 4 articles.

Un faible taux sanguin de progestérone peut diminuer drastiquement les chances de grossesse évolutive

Une faible concentration de progestérone dans le sang peut diminuer de 18 % les probabilités d’obtenir une grossesse : c’est ce que le Dr Elena Labarta, gynécologue du centre IVI de Valence, s’est attachée à démontrer dans son étude Un essai prospectif de grande envergure dans une population non sélectionnée confirme que le faible taux de progestérone sérique le jour du transfert de l’embryon altère l’issue de la grossesse en cycles artificiels. Pour mener à bien ces travaux, le groupe de recherche dirigé par le Dr Elena Labarta a réalisé deux études prospectives auprès de 1 400 patientes au total. Le point de départ de cette démarche : examiner l’impact de la valeur de la progestérone mesurée dans le sang le jour du transfert d’embryons sur les taux de grossesse durant les cycles de préparation de l’endomètre artificiel.

Au terme de ces trois années de recherche, il apparaît qu’il existe une valeur de progestérone en dessous de laquelle les taux de grossesse évolutive peuvent chuter de façon drastique. En effet, avec un niveau de progestérone en deçà du seuil de 8,8 ng/ml le jour du transfert d’embryon, le taux de grossesse évolutive des patientes baisse de 18%.

Deux constatations majeures ressortent de cette étude :

  • Le niveau de progestérone est un marqueur prédictif du résultat lorsqu’il est dosé le jour du transfert d’embryon, mais aussi durant toute la phase lutéale (soit une période s’étendant du jour du transfert de l’embryon jusqu’au test de grossesse) ;
  • Il y a une possibilité d’augmenter les chances de grossesse pour les patientes présentant un taux de progestérone en dessous du seuil de 8,8 ng/ml en inversant la situation si elle est détectée à temps.

La progestérone, qu’est-ce que c’est ?

Hormone stéroïdienne sécrétée par le corps jaune durant la deuxième moitié du cycle menstruel, la progestérone joue un rôle capital lors de la phase lutéale. En effet, c’est elle qui – après le pic ovulatoire – agit sur la muqueuse de l’utérus de façon à préparer l’endomètre pour que l’œuf fécondé puisse se fixer. Au cours de la grossesse, la sécrétion de progestérone par le corps jaune se poursuit jusqu’à la septième semaine d’aménorrhée, avant que le placenta ne prenne le relais.

En l’absence de fécondation, le corps jaune cesse de produire de la progestérone. Suite à cet arrêt, l’endomètre se détache et l’ovule se dissout, et tous deux s’évacuent avec les saignements menstruels.

Une analyse de sang permet généralement de déterminer le taux de progestérone. Ce test est couramment prescrit lors d’un traitement de PMA pour évaluer la production de progestérone par le corps jaune durant la phase lutéale. Il est aussi préconisé pour mesurer le taux de progestérone sécrété par le placenta au cours du second trimestre de la grossesse.

Durant la phase folliculaire (première partie du cycle commençant le premier jour des règles et finissant lors de l’ovulation), les valeurs de référence du taux de progestérone dans le sang sont de 0,3 à 0,8 ng/ml.

Lors du pic ovulatoire (déclenché par une augmentation brutale du taux d’hormone lutéinisante ou LH et du taux d’hormone folliculo-stimulante ou FSH), le taux de progestérone atteint 0,4 à 2,8 ng/ml.

Pendant la phase lutéale (phase post-ovulatoire de 10 à 16 jours, prenant fin avec le début des règles), le dosage de progestérone affiche des valeurs allant de 5,0 à 25 ng/ml.

Tout au long de la grossesse, les niveaux de progestérone augmentent, passant de 11 à 42 ng/l ou 34 à 132 nmol/l à 5 semaines d’aménorrhée. Ils peuvent atteindre jusqu’à 85 à 225 ng/l ou 267 à 700 nmol/l à terme.

Il est possible de retrouver un faible taux de progestérone lors d’analyses sanguines. Ces résultats peuvent révéler entre autres :

  • Une insuffisance lutéale ;
  • Une sécrétion de FSH anormale ;
  • Une insuffisance ovarienne

Une concentration de progestérone élevée dans le sang peut être interprétée notamment comme un signe de :

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