10 juillet 2018

Quel est le taux de réussite d’une FIV ?

IVI

 

Parmi les traitements de procréation médicalement assistée (PMA), la fécondation in vitro (FIV) concourt à l’échelle mondiale à la venue au monde de 350 000 bébés chaque année. Cette méthode permettant la rencontre d’un ovule et d’un spermatozoïde en laboratoire représente plus de 60 % des tentatives de PMA. En quoi consiste le protocole de fécondation in vitro ? À qui s’adresse-t-il ? Depuis la naissance du premier « bébé éprouvette », quelles innovations sont venues améliorer la fécondation in vitro ? Quel taux de réussite peut-on attendre d’une FIV ? Avec IVI, faisons un zoom sur la FIV, une technique de reproduction assistée en constante progression, porteuse de grands espoirs.

 

Qu’est-ce que la FIV ?

La fécondation in vitro (FIV) revient à provoquer, en laboratoire, le contact entre un ovocyte et un spermatozoïde. Ceci afin d’obtenir des embryons fécondés in vitro, c’est-à-dire hors du corps de la patiente. Le but étant d’implanter par la suite un de ces embryons dans l’utérus maternel. Cette méthode est indiquée pour pallier certains problèmes d’infertilité féminine tels que l’insuffisance ovarienne, l’endométriose ou encore le syndrome des ovaires polykystiques (SOPK). La FIV peut aussi améliorer les chances de réussite en présence de facteurs masculins sévères, ainsi qu’en cas de maladie génétique chez le conjoint. La fécondation in vitro peut être pratiquée avec les gamètes du couple, mais également avec le sperme d’un donneur ou les ovocytes d’une donneuse.

 

Qu’est-ce que la FIV avec ICSI ?

Lorsque le futur père est diagnostiqué avec un facteur masculin sévère, il est préférable d’avoir recours à l’injection intracytoplasmique (ICSI). Cette technique maximisant le pourcentage de réussite de la FIV (fécondation in vitro) traditionnelle consiste à injecter un spermatozoïde directement dans l’ovocyte. L’ICSI présente le grand avantage de ne nécessiter que quelques spermatozoïdes mobiles pour obtenir des embryons. L’injection intracytoplasmique est réalisée en laboratoire par un biologiste, sous contrôle microscopique. Le parcours de soins suit le même déroulement que celui d’une FIV classique.

 

La sélection des spermatozoïdes pour offrir à la FIV de meilleures chances de réussite  

Le MACS, ou sélection cellulaire immuno-magnétique, est une technique de tri permettant d’isoler les spermatozoïdes de bonne qualité. Une fois sélectionnés, les gamètes affichant une morphologie et une mobilité parfaites sont utilisés dans les protocoles de procréation médicalement assistée. Cette méthode, en vigueur dans les cliniques IVI, offre une progression du taux de réussite d’une FIV de 10 à 15 %.

 

La FIV Genetic (FIV + PGS)

Dans les centres de procréation IVI, il est possible, dans le cadre d’une FIV Genetic (FIV + PGS), de coupler la FIV (fécondation in vitro) avec le PGS (preimplantation genetic screening) pour assurer la sécurité des bébés et des futures mères. Technique courante en PMA, le PGS permet une étude chromosomique avant la transplantation de l’embryon. Elle est proposée aux couples faisant appel à une FIV avec le sperme du conjoint ou le sperme d’un donneur. En écartant les anomalies chromosomiques avant la transplantation embryonnaire, le preimplantation genetic screening, ou dépistage génétique préimplantatoire, diminue le risque de fausse couche et augmente jusqu’à 70 % le taux de réussite de la FIV avec ICSI.

 

Le diagnostic génétique préimplantatoire (DGP) en cas de maladie grave

Le diagnostic génétique préimplantatoire (DGP) facilite la détection d’altérations génétiques spécifiques des embryons avant implantation. Cet examen est conseillé aux couples présentant un risque majeur de transmission d’affections chromosomiques ou de maladies monogéniques. Le DGP peut aussi être prescrit après plusieurs tentatives de FIV infructueuses, en cas de fausses couches répétées, d’altération de la méiose des spermatozoïdes… Dans ce cadre, les pré-embryons dotés des meilleures qualités font l’objet d’une biopsie le troisième jour après la fécondation. Ils sont ensuite remis en culture en attendant les résultats du diagnostic. À l’issue du protocole, les spécialistes et les patients peuvent choisir les embryons sains, destinés à être implantés. Grâce au DGP, près de 50 % des embryons transférés aboutissent à une grossesse. Parmi les techniques mises en œuvre, la méthode PCR permet d’obtenir un taux de réussite de FIV de 54 %.

 

La FIV avec don d’ovocytes

La FIV avec don d’ovocytes vise à provoquer la fécondation des ovules d’une donneuse anonyme par les spermatozoïdes du patient, via une FIV traditionnelle ou une FIV avec ICSI. Ce traitement est conseillé lorsque les autres techniques d’assistance médicale à la procréation ont échoué. La FIV avec don d’ovocytes trouve également son indication en cas d’avortements répétés ou de grossesse tardive, de mauvaise qualité des ovocytes, de faible réserve ovarienne, de risque d’anomalie chromosomique ou de maladie génétique. Pour accroître les chances de réussite de la FIV, la donneuse se soumet à un examen clinique complet comprenant prise de sang, échographie pelvienne et exploration gynécologique approfondie. Un caryotype est réalisé pour dresser une carte des chromosomes, indispensable pour éviter tout risque de malformation chez l’enfant. L’ensemble de ces informations sont précieusement enregistrées afin de simplifier l’appariement donneuse-receveuse.

 

Les tests prénatals

Pendant la grossesse, l’ADN du bébé circule dans le sang de la mère. De ce fait, une simple analyse sanguine sur la patiente suffit à avoir accès aux informations génétiques du fœtus en vue de repérer les trisomies. Tel est l’objectif des tests Nace et Nace Plus, qui recherchent les marqueurs dans le plasma de la femme enceinte pour dépister les anomalies des chromosomes 21, 18, 13, X et Y (syndromes de Down, d’Edwards, de Patau, de Turner, de Klinefelter). En parallèle, le test de compatibilité génétique TCG 547 permet la réduction des risques de transmission de maladies génétiques en détectant 547 mutations impliquées dans 630 pathologies, dont la mucoviscidose. Cette analyse de l’ADN obtenu par prise de sang des deux géniteurs, mise en place préalablement au traitement de PMA, est aussi bien destinée aux futurs parents qu’aux donneurs et donneuses anonymes.

 

Le transfert d’embryon unique (SET)

Pour écarter les risques relatifs aux grossesses multiples, l’Institut Valencien de l’Infertilité mise sur le transfert d’un seul embryon à la fois (single embryo transfer, SET). En effet, la méthode SET est une priorité, car il est prouvé que le transfert de deux embryons, même s’il augmente le taux de grossesse, diminue les chances d’obtenir un enfant sain. Les dangers qu’implique une grossesse multiple vont de l’hypertension artérielle au diabète gestationnel, en passant par l’hydramnios. Ces affections peuvent mettre en péril la santé de la mère autant que celle des bébés.

 

Le transfert d’embryons congelés pour améliorer le taux de réussite des FIV

Grâce à la congélation embryonnaire, un seul cycle de stimulation ovarienne peut donner lieu à plusieurs grossesses successives. Avec cette technique, il est possible de différer le transfert des embryons, en les utilisant lors de cycles de FIV distincts. Cette méthode se révèle cruciale quand le transfert d’embryons frais est déconseillé. Par ailleurs, elle est tout indiquée pour répondre au syndrome d’hyperstimulation ovarienne (SHSO), aux troubles de la réceptivité ou en cas de détérioration de l’endomètre. La cryopréservation des embryons est de surcroît incontournable en l’attente des résultats des tests liés au DGP. En faisant le choix de la cryoconservation embryonnaire, on peut bénéficier d’une fécondation in vitro avec le même taux de réussite qu’une FIV réalisée avec des embryons frais. En résumé, un embryon unique est transféré, les autres sont congelés et conservés dans des conditions optimales pour un éventuel transfert ultérieur.

 

L’EmbryoScope®, une technologie de pointe pour la sécurité des embryons

Pour que votre FIV-ICSI soit une réussite, les cliniques IVI disposent de l’EmbryoScope®, un incubateur d’avant-garde autorisant la culture et l’observation des embryons tout au long de leur développement sans avoir à les sortir du milieu nécessaire à leur conservation. En effet, l’EmbryoScope®, incubateur cinématographique, permet de voir sur écran la cinétique du développement embryonnaire en temps réel. Grâce à cet outil de nouvelle génération, il est possible d’affiner la sélection des embryons en identifiant avec une grande précision les phases de division cellulaire, qui donnent de précieuses indications sur leur capacité à se développer et à s’implanter.

 

Les résultats cliniques chez IVI

90 % des patientes qui viennent suivre un traitement de procréation dans les centres IVI tombent enceintes. En examinant ce résultat de plus près, on constate que le taux de réussite des FIV atteint 53,48 % au 1er essai, grimpe à 75,61 % au 2e essai et culmine à 86,97 % au 3e essai. Lorsqu’il s’agit d’un protocole avec don d’ovocytes, le pourcentage de réussite de la FIV est de 70,02 au 1er essai, s’élève à 90,97 au 2e essai et s’envole à 97,23 au 3e essai.

 

Vous désirez en savoir plus sur les traitements de reproduction médicalement assistée accessibles dans les cliniques IVI ? Vous souhaitez prendre rendez-vous dans un de nos centres de procréation en Espagne ? N’hésitez pas à nous appeler au 08 00 941 042 (numéro gratuit depuis la France) ou au +34 960 451 185. Vous pouvez aussi nous poser vos questions ou solliciter un premier entretien en remplissant notre formulaire dédié. Un spécialiste vous contactera en retour, sans engagement de votre part. Pour votre confort et votre tranquillité, IVI est en capacité de vous proposer une assistance personnalisée via la présence d’un tuteur parlant votre langue d’origine dès la prise d’information et pendant toute la durée du traitement.

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