5 juin 2020

Apprenez à connaître le processus d’évolution de la bêta-hCG

bêta-hCG
Par le Comité de rédaction Blog IVI

La bêta-hCG (hormone chorionique gonadotrope) est sécrétée par le chorion (membrane extérieure de l’embryon) en début de grossesse. Détectable dans le sang à partir du dixième jour après ovulation, cette « hormone de grossesse » donne par la suite de précieux indices sur l’évolution de l’embryon puis du fœtus. Pour connaître son taux, une prise de sang est nécessaire. Lorsqu’il y a fécondation, la bêta-hCG est à 8 UI/l ou plus. Les chiffres doublent ensuite toutes les 48 heures. Voyons ensemble tout ce qu’il y a à savoir du processus d’évolution de la bêta-hCG.

 

Bêta-hCG et test de grossesse

 

La production de la bêta-hCG commence dès lors qu’il y a nidation ; c’est-à-dire quand l’embryon se fixe à la paroi utérine. Sa concentration est détectable dès le début du développement embryonnaire, soit environ entre le sixième et le dixième jour de grossesse. Cette hormone sert principalement au maintien du corps jaune (glande endocrine de l’ovaire sécrétant la progestérone indispensable au processus de nidation). Le dosage de la bêta-hCG permet donc au biologiste de déterminer avec exactitude la probabilité d’une grossesse. Dans le cadre d’un traitement de procréation médicalement assistée (PMA), « l’attente bêta » désigne le délai de 9 à 14 jours entre l’insémination artificielle (IA) ou le transfert d’embryon (FIV) et la réalisation du test de grossesse. 

 

L’évolution de la bêta-hCG

 

Produite par les annexes embryonnaires (trophoectoderm) lorsqu’il est à l’état de trophoblaste, la bêta-hCG est déjà détectable à partir du sixième jour après la fécondation de l’ovule. À mesure que les jours passent, le taux augmente de façon exponentielle, doublant toutes les 48 à 72 heures. Le taux de bêta-hCG atteint son niveau maximal durant le deuxième et le troisième mois de grossesse. S’ensuit une phase décroissante progressive jusqu’à la fin de la grossesse. Quelques jours après l’accouchement, la bêta-hCG disparaît de l’organisme.

 

L’hormone hCG circulant dans le sang de la mère, elle peut donc être analysée via un simple dosage plasmatique.

 

Le tableau des dosages sanguins de la bêta-hCG :

 

Pour connaître le processus d’évolution de la bêta-hCG, voici un tableau des dosages sanguins durant la grossesse.

  • Première semaine de grossesse : 15 – 1000 UI/l ;
  • Deuxième semaine de grossesse : 45 – 1 600 UI/l ;
  • Troisième semaine de grossesse : 400 – 15 000 UI/l ;
  • Quatrième et cinquième semaines de grossesse : 1 500 – 23 000 UI/l ;
  • Cinquième à huitième semaine de grossesse : 34 000 – 210 000 UI/l ;
  • Deuxième et troisième mois de grossesse : 20 000 – 200 000 UI/l ;
  • Deuxième trimestre de grossesse : 10 000 – 30 000 UI/l ;
  • Troisième trimestre de grossesse : 30 000 – 180 000 UI/l.

 

L’interprétation des dosages de la bêta-hCG

 

Lorsque le résultat du dosage de la bêta-hCG révèle des valeurs supérieures à 5 UI/l, on parle de « bêta positive ».

 

Si le résultat des analyses sanguines affiche une bêta inférieure à 5 UI/l, on parle de « bêta négative » : il n’y a pas de grossesse.

 

Un taux de bêta-hCG sans croissance notable pendant les 30 premiers jours de grossesse peut être signe d’une grossesse extra-utérine (lorsque l’ovule fécondé s’implante hors de l’utérus) ou d’une fausse-couche.

 

Des valeurs de bêta-hCG significativement trop élevées peuvent évoquer :

  • Une grossesse multiple ;
  • Une malformation du placenta ;
  • Une perturbation du développement embryonnaire ;
  • Un cancer de l’ovaire ;
  • Une maladie trophoblastique.

 

Le taux de bêta-hCG étant particulièrement variable d’une patiente à une autre, voire d’une grossesse à une autre, il est recommandé de prendre conseil auprès de son médecin pour interpréter les résultats avec précision.

 

Bêta-hCG et altération génétique

 

Si le taux de bêta-hCG ne baisse pas après la dixième semaine de grossesse, cela peut être une indication de trisomie 21 ou de syndrome de Down. 

 

En cas de suspicion d’altération génétique ou chromosomique, un dépistage peut être réalisé pendant le premier trimestre. On peut effectuer entre la onzième et la quatorzième semaine de grossesse. On peut faire NIPT (Non Invasive Prenatal Test) ou une combinaison d’analyse sanguin et écographie. L’analyse étudie deux valeurs sanguines : la bêta-hCG et le PAPP A (un acronyme anglais pour pregnancy-associated plasma protein-A). Une combinaison entre une valeur élevée de bêta-hCG et une valeur basse de PAPP-A peut indiquer un risque accru de trouble génétique.

 

Dans le cadre d’un traitement de PMA type fécondation in vitro (FIV), on peut pratiquer un test sur les embryons avant le transfert et il permet de dépister d’éventuelles altérations chromosomiques ou génétiques avant le début de la grossesse. Il s’agit du PGT-A.

 

Le TCG (test de compatibilité génétique) permet de détecter la présence de gènes paternels responsables de maladies potentiellement transmissibles aux enfants.

 

Le PGT (test génétique préimplantatoire) sert à déceler, avant le transfert, les altérations génétiques et chromosomiques de l’embryon responsables de maladies graves. Trois types de PGT peuvent être prescrits :

  • Un PGT-A pour mettre en évidence les aneuploïdies (recherche de syndrome de Down, trisomies 21, 18, 13, syndrome de Turner, syndrome de Klinefelter…) ;

     -Un PGT-M pour dépister les maladies monogéniques (type mucoviscidose, maladie de Huntington, syndrome de l’X fragile, hémophilie A, anémie falciforme ou maladie de Marfan) au cas où les parents seraient porteurs d’une de ces altérations génétiques  ;

  • Un PGT-SR pour détecter les altérations produites par réarrangements chromosomiques (inversions et translocations chromosomiques).

 

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