14 octobre 2021

Qu’est-ce que l’oligospermie? Causes et traitements

oligospermie
Par le Comité de rédaction Blog IVI

Lorsqu’un couple ne parvient pas à obtenir de grossesse après un an de relations intimes régulières et non protégées, l’existence d’une infertilité est envisageable. L’impossibilité à concevoir un enfant peut s’expliquer par la stérilité de la partenaire féminine (30% des cas), mais pas seulement. Les spécialistes estiment qu’environ 30 % des défauts de fertilité rencontrés par les couples sont d’origine masculine. Un autre 30% des cas de stérilité sont d’origine mixte.

Un sperme de qualité insuffisante fait partie des causes les plus fréquentes d’infertilité chez l’homme. Il arrive, par exemple, que l’éjaculat ne contienne que peu de spermatozoïdes. On parle alors d’oligospermie. Comment ce trouble se caractérise-t-il et comment est-il diagnostiqué ? Quelles sont les causes de l’oligospermie ? Existe-t-il des traitements ? Continuez la lecture de cet article pour découvrir les réponses à ces questions. Nous vous éclairons également sur les solutions que peut apporter la procréation médicalement assistée (PMA) face à une stérilité du partenaire masculin.

 

Quelle est la définition de l’oligospermie ?

Selon les normes de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), l’oligospermie se définit par un nombre de spermatozoïdes inférieur à 15 millions/ml de sperme, ou inférieur à 39 millions dans la totalité de l’éjaculat. Cette anomalie spermatique peut avoir différents degrés de sévérité. Dans ses formes légères à modérées, elle n’affecte pas forcément la fécondité. Quand elle se déclare dans ses formes graves (moins de 1 million de spermatozoïdes par ml de sperme), ou s’il y a un ou plusieurs autres facteurs réduisant le pouvoir fécondant des spermatozoïdes, elle peut altérer significativement la fertilité. Parmi les troubles qui peuvent accompagner l’oligospermie, citons l’asthénospermie (faible mobilité des spermatozoïdes) et la tératospermie (défaut de morphologie des gamètes). L’oligospermie est à différencier de l’azoospermie, qui correspond à une absence totale de gamètes dans l’éjaculat.

 

Quelles sont les causes de l’oligospermie ?

L’oligospermie est généralement liée à une spermatogenèse défaillante. La spermatogenèse est le processus de production des spermatozoïdes par l’organisme masculin. Les facteurs pouvant altérer la spermatogenèse et expliquer l’oligospermie sont variés. Voici quelques causes possibles:

  • un déséquilibre hormonal ;
  • un testicule lésé suite à une infection ou une intervention chirurgicale ;
  • une inflammation des vésicules séminales ;
  • une anomalie génétique ;
  • une varicocèle (dilatation des veines situées le long du cordon spermatique) ;
  • certains traitements médicamenteux ;
  • certaines thérapies médicales comme la chimiothérapie ;
  • d’autres causes.

L’oligospermie peut aussi s’expliquer par l’obstruction des canaux déférents, qui empêche les spermatozoïdes de rejoindre en totalité la prostate. Enfin, des facteurs environnementaux peuvent être à l’origine d’un nombre réduit de gamètes dans le sperme. Entre eux, l’exposition à l’alcool, au tabac ou encore à des perturbateurs endocriniens. L’exposition des testicules à une température élevée, notamment dans certains métiers, est une autre cause possible de l’oligospermie.

 

Comment met-on en évidence l’oligospermie ?

L’oligospermie n’entraîne pas de symptômes particuliers. Elle passe donc souvent inaperçue. On peut normalement la mettre en évidence à l’occasion d’un bilan d’infertilité. Le spécialiste le prescrit alors que le couple ne parvient pas à concevoir d’enfant. L’oligospermie peut être diagnostiquée à partir des résultats d’un spermogramme. Des examens complémentaires, comme un bilan hormonal, une échographie des testicules ou la réalisation d’un caryotype (cartographie des chromosomes), peuvent aider à identifier ses causes.

 

Quels sont les traitements de première intention de l’oligospermie ?

Lorsque le trouble à l’origine de l’oligospermie a été identifié, et selon sa nature, un traitement de première intention peut être mis en place. Un protocole médicamenteux pourra rééquilibrer une déficience hormonale ou soigner une infection, afin de relancer le processus normal de spermatogenèse. Un traitement chirurgical pourra éliminer une varicocèle. S’il peut y avoir une cause environnementale, le patient devra stopper ou limiter son exposition au facteur incriminé. Un nouveau spermogramme se réalisera ultérieurement pour vérifier si la concentration de gamètes dans le sperme a évolué.

 

Quelle réponse la PMA peut-elle apporter à l’oligospermie ?

Si le traitement de l’oligospermie n’aboutit pas, ou si l’on ne peut pas traiter le trouble , le couple souhaitant concevoir un enfant pourra se tourner vers la procréation médicalement assistée (PMA). Différents protocoles sont conseillables, en fonction de la sévérité de la déficience spermatique.

 

L’insémination artificielle

L’insémination artificielle (IA), technique de PMA la plus simple à mettre en œuvre, pourra être l’alternative face à une oligospermie légère à modérée. C’est à dire, lorsque les spermatozoïdes ne présentent pas de défauts majeurs de mobilité ou de morphologie. L’IA consiste à déposer un échantillon de sperme préalablement traité au laboratoire dans l’utérus de la partenaire féminine. Il faut contrôler la croissance et la maturation ovocytaire sur la partenaire féminine, afin d’introduire l’échantillon de sperme au meilleur moment pour obtenir une fécondation.

 

La fécondation in vitro

Le spécialiste peut préconiser une fécondation in vitro (FIV) si l’insémination artificielle a échoué, ou si le nombre de spermatozoïdes semble trop réduit pour qu’une IA soit concluante. Dans le cadre de cette technique de PMA, la fécondation se réalise en laboratoire. Pour cela, les ovocytes prélevés sur la partenaire féminine se déposent sur des gouttes de sperme préalablement préparées. Les embryons obtenus sont ensuite placés en incubateur, avant de réaliser le transfert dans l’utérus de la patiente (un par un).

 

La fécondation in vitro avec ICSI

La FIV avec micro-injection intracytoplasmatique (ICSI) sera recommandée en cas d’oligospermie grave. De même, le docteur peut la prescrire en cas d’oligospermie légère à modérée associée à d’autres facteurs altérant sévèrement le pouvoir fécondant des spermatozoïdes. L’ICSI consiste à sélectionner et préparer un spermatozoïde, pour l’injecter directement dans l’ovocyte à l’aide d’une micro pipette.

 

Les centres IVI pratiquent l’ensemble des traitements de PMA cités dans cet article : insémination artificielle, fécondation in vitro, micro-injection intracytoplasmatique des spermatozoïdes. Nous proposons également d’autres techniques destinées à solutionner l’infertilité et à améliorer les chances de grossesse. Nos équipes sont disponibles pour répondre à vos questions, dans votre langue, au 08 00 941042 (appel gratuit depuis la France) ou au +34 960 451 185 (appel depuis un autre pays). Préférez-vous rencontrer nos spécialistes ? N’hésitez pas à remplir notre formulaire de contact pour planifier un rendez-vous dans l’une de nos cliniques. Afin de faciliter votre prise en charge, plusieurs de nos établissements vous reçoivent en français.

 

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